Articles Tagués ‘Trash Metal’

Malkavian - The Whorshipping MassMalkavian  revient à la charge après un premier album November ends sorti en 2009. Par l’intermédiaire du label Finisterian Dead End, Le combo français originaire de Nantes vient nous délivrer son deuxième album à la pochette somptueuse, sombre et tueuse. Une très belle entrée en matière visuelle. Voyons maintenant de quelle matière est faite cette galette qui semble sortir d’outre-tombe. (suite…)

Soirée promotionnelle de l'EP Madness Leads To Death

Soirée promotionnelle de l’EP Madness Leads To Death

C’était le vendredi 25 janvier 2013. Après quelques minutes de marche dans le froid, j’ai passé la porte des Furieux comme il m’arrive souvent de le faire. Mais, cette fois ci était spéciale. En effet, ce 25 janvier se tenait la soirée de promotion de l’EP « Madness Leads to Death », premier bébé du projet solo de Nils Courbaron. L’occasion rêvée pour rencontrer Nils et en apprendre un peu plus sur ce guitariste talentueux, le tout autour d’une bonne pinte de bière, évidement !

SOM : Salut Nils, avant de commencer, il me semble qu’aujourd’hui est une date un peu particulière pour toi, non?

Nils : Oui, à ce qu’il parait c’est mon anniversaire.

Joyeux anniversaire ! 23 ans c’est ça ?

Nils : Oui, 23, pas plus.

A 23 ans, on te connaît déjà depuis un certain temps pour jouer dans Lyr Drowning puis plus récemment dans T.A.N.K. et maintenant un projet solo. Es-ce que l’on peut te décrire comme un multirécidiviste en bonne musique?

Nils : Oui, c’est flatteur mais c’est ça. Je suis sur mon projet solo depuis mes 18 ans, ça a pris un peu de temps mais pour le moment je suis très content de ce que j’ai fais.

Un projet solo, pourquoi ? C’est une autre manière de travailler qu’en étant en groupe?

Nils : J’aime bien travailler en groupe, être avec mes amis, c’est un partage général. Le projet solo c’est par ce que je suis vraiment très, très, fan de Heavy, de Power, de musique classique, de flamenco… J’aime beaucoup de choses et c’était un moyen de faire ce que j’aime, moi. J’invite des copains dessus mais c’est mon projet. C’est une manière de me défouler en faisant tout ce que j’aime et ce que j’ai envie de faire.

Tu travaillais déjà sur ce projet à 18 ans, c’est donc un projet de longue date ? Pourquoi es-ce qu’il ne se concrétise que maintenant ?

Nils : C’est simplement maintenant que c’est possible pour moi car avec le commerce de la musique, à 18 ans, ça coûte cher. J’ai eu de la chance de ne pas payer le studio à l’époque, mais après il y a le pressage et comme c’est moi qui ai tout produit de A à Z ça prend du temps et de l’argent. Il y a toute la sortie à préparer, des soirées promotionnelles, comme ce soir par exemple. A l’époque, je n’avais pas assez de gens qui me suivaient pour organiser ce genre de choses.

Quelles sont tes principales influences pour cet EP?

Nils : Synphony X; Rhapsody; Hans Zimmer, que j’aime beaucoup; Rodrigo Gabriella, un duo de flamenco. C’est donc pour ça que le dernier morceau est un morceau de flamenco. Et c’est mon copain Mus du groupe Arkan, un bon groupe franco-algérien, qui y assure les parties rythmiques. On a vraiment essayé de faire quelque chose orienté Rodrigo Gabriella mais avec une petite touche orientale.

Justement, tu as pas mal de guests sur l’EP, est-ce qu’il y a eut des moment où tu t’es dit « tiens, pour cette partie là il faut que ce soit untel qui la joue ! » ?

Nils : Majoritairement, oui. Par exemple sur « Madness Leads To Death », le titre éponyme, c’est mon camarade Symheris de T.A.N.K. qui assure le petit solo sur le passage clair. Je suis considéré comme un shreeder, je voulais un truc très bluesy avec beaucoup de feeling et lui aime beaucoup ça. Il a un touché très particulier et a fait quelque chose de génial sur cette partie. De même pour les guitares acoustiques, sur l’album d’Arkan Mus fait quelque chose d’extraordinaire donc c’est lui qui les a assurées. Sur l’intro je voulais quelque chose de très musique classique et assez épique donc j’ai demandé à mon petit frère qui est un virtuose du piano de la faire. Il a fait quelque chose d’extraordinaire, une pièce de piano assez originale et très technique. Les parties orchestrales ont été arrangées par un petit jeune qui fait du deathcore à la base, c’est le bassiste de Dystil, super talentueux.

Et donc, quand tu as demandé aux gens de participer sur l’EP, ils t’ont tous répondu oui ?

Nils : Oui, parce que mis à part mon frère, ce sont tous des amis. Ce ne sont pas des mecs que je contactais sans les avoir jamais vus. Actuellement je travaille sur l’album et pour le coup je vise Lucca Turrili, Stéphan Forté, ce genre de personnalités.

Justement, tu parles d’album, c’est en route où tu comptes défendre cet EP sur scène entre temps ?

Nils : Le problème c’est que le projet a vachement traîné. Hormis Purgatoria, même si je suis content de ce que j’ai fais, je ne trouve pas que ce soit pas ce que j’ai envie de représenter actuellement. Je pense que je suis capable de mieux.

Nils, sur scène avec Lyr Drowning le14 juin 2012 à La Royale Factory (Versailles)

Nils, sur scène avec Lyr Drowning le14 juin 2012 à La Royale Factory (Versailles)

Pas sur scène pour le moment, mais peut-être plus tard quand même ?

Nils : Oui, oui. Je suis endorsé par la marque de guitare VGS et par Laboga qui fait des amplis. Il y a souvent des salons de la musique comme le NAMM Show aux États-Unis et j’aimerais beaucoup me produire à cette occasion.

Un petit tour par l’objet en lui-même. La pochette représente une tête de mort avec une coiffe d’arlequin et un petit sourire en coin. Ça représente quoi ?

Nils : En fait, je me suis bien creusé la tête pour trouver des titres pas trop cons. Par exemple, le second titre « The Flying Circus » est un titre qui commence de manière assez militaire et le cirque volant était une escadrille d’aviation allemande de la première guerre mondiale. Donc attention, pas de rapport au nazisme ou quoi que ce soit, il y avait des juifs dans l’escadrille, ce n’est pas du tout ça. C’étaient des gens vraiment très doués et ils étaient considérés comme des as. Je parle notamment du Baron Rouge Manfred Von Richthofen que j’idolâtre énormément.

Travailler sur des titres pour des morceaux instrumentaux, ça doit être un exercice assez difficile non ?

Nils : Je ne sais pas, il faut essayer de créer une ambiance autour sa musique. Tout les titres ont une ambiance, hormis Bag Er Maru, « La barque des morts » en breton qui n’a pas vraiment de connotation particulière avec la musique festive de la chanson. Par contre, Madness Leads To Death est un titre qui commence avec des cris d’hôpitaux psychiatrique. Au cours de mes études, j’ai fait un stage dans des unités de psychiatrie assez dures et discuter avec ces personnes m’a un peu marqué. Du coup, ce titre, la folie mène à la mort, est un peu dédié à toute cette période et tout ce que j’ai pu y voir et y vivre.

L’EP se compose de cinq chansons assez variées : une intro très classique, une chanson très flamenco… Est-ce que c’est un résumé de l’ensemble de ton univers où il s’agit d’un échantillon de ce que tu as à nous montrer?

Nils : Je ne dirais pas que c’est l’entièreté. Depuis mes 18 ans je me suis quand même ouvert à vachement plus de choses comme les Djent et j’aimerais bien inclure des parties plus rythmiques sur l’album. Tout en gardant une petite touche mélodique, mais faire quelque chose de plus lourd.

Madness Leads to Death a été très bien accueilli par les critiques. Il a notamment été nominé comme révélation de l’année par metal symphonique, est ce que tu t’y attendais ?

Nils : Je ne m’y attendais pas forcément. Je ne sais pas si on peut parler de manque de confiance mais j’avais un peu peur quand même. Moi, c’est de la musique que je considère comme power symphonique, un peu néoclassique et je pensais que les gens n’allaient peut-être pas trouver ça extrêmement original. Mais ça a été bien accueilli.

Puisqu’on est aux Furieux ce soir, c’est déjà là où tu avais tourné la vidéo de présentation de Purgatoria. C’est un lieu spécial pour toi?

Nils : Oui, c’est un lieu spécial par ce que j’y passe pas mal de temps, j’aime bien venir ici. Pascal, le patron, est devenu un bon ami. La dernière fois que l’on avait joué avec Lyr Drowning à la scène Bastille, il nous avait proposé de venir ici pour l’after show, il n’hésite pas à proposer des choses, à aller vers les artistes. Bref, c’est vraiment un lieu que j’aime beaucoup.

Merci d’avoir répondu à nos questions. Un dernier mot pour la fin ?

Nils : Merci à tout ceux qui ont écouté l’EP, merci aux fans… si j’en ai ! (Rires). Et merci aux gens comme toi qui permettent aux artistes de promouvoir leur musique, de se sentir écouté et de voir que notre travail est récompensé.

De rien. Et à la prochaine, pour l’album j’espère.

Nils : Carrément ! Et à la tienne. Tchin !

Eladan

Thrash / Death Mélodique © 2012

Here is my dream and i’m not sure to understand…

Formé en 2007, le groupe quimpérois ne tarde pas à proposer une première démo auto-produite en 2008. Le groupe sait ensuite s’entourer d’un grand nom du métal français, à savoir Neb Xort (ex- Anorexia Nervosa) pour enregistrer leur EP The Dwelling.
Le temps de la scène, le groupe présente au public son Death Mélodique puissant en parvenant déjà à traverser la frontière, jusqu’aux oreilles d’un certain Dirk Verbeuren.
2012, le groupe s’entoure une nouvelle fois de Xort pour réaliser ce premier album intitulé « The Strand of Time ».
Référence assez insolite, là ou plusieurs groupes n’arrivent pas à se mettre d’accord sur un choix de nom, les finistériens ne se sont contentés que de modifier leur nom déjà choisi, Picture en 2007 est ainsi devenu Pictured, ne manquait plus qu’un « d » pour définir pleinement les compositions du groupe, « dynamiques » et « démentes ».

Nouvelle auto-production pour cet album mais soutenu par le label quimpérois Finisterian Dead End, une aubaine qui leur permet de ne pas quitter la cité cornouaillaise. Le label assure l’entière promotion de l’album The Strand of Time et mise beaucoup sur l’avenir du groupe et entend bien en faire devenir une référence sur la scène metal. Pour mener à bien cette quête de reconnaissance Pictured contacte la célèbre et influente Klonosphère afin qu’ils puissent présenter leur album à des artistes reconnus et exporter leur musique dans le reste de la France.
Un artwork magnifiquement réalisé, un rappel probable aux évènements sombres de la légende finistérienne des Naufrageurs, pilleurs d’épaves qui mimaient la lueur des phares afin que les bateaux viennent s’écraser sur la côte rocheuse, infondée mais figée dans le temps et l’histoire des marins bretons.
Le quatuor distille un Death/Thrash Metal auquel se greffent des mélodies électriques dans la lignée de groupes comme Children of Bodom, Arch Enemy, d’un Carcass ou d’un Kreator dernière époque et en explorant quelques accents du Black Metal.
Un démarrage en puissance exempté d’introduction afin de surprendre dès la première seconde sans faire dans la crêpe dentelle.
Petite accalmie sur « The Howling Forest », aux mélodies prenantes avec un côté progressif assez marqué pour remettre le couvert avec énergie sur les titres suivants. On retiendra « The Dwelling » retravaillée pour l’écriture de cet album qui se hisse à la hauteur des standards du Death Mélodique suédois par sa précision et son efficacité.
Les compositions possèdent une grande intensité soutenues par une production indiscutable du savoir-faire de l’ancien claviériste d’Anorexia Nervosa. La voix peut paraître assez linéaire mais s’ancre néanmoins très bien dans la composition. Les titres sont équilibrés avec une durée moyenne n’excédant pas 4min30, un format qui reste donc dans la norme et offre beaucoup d’accessibilité et de progression dans l’album.

Jouant sur un Thrash Mélodique peu révolutionnaire, le groupe a néanmoins la garantie de trouver un public adepte des riffs mélodiques, d’ores et déjà conquis en Europe de l’Est où le groupe consacra une tournée de 8 dates en 2012. Mais leur partenariat avec la Klonosphère leur serait également bénéfique et leur permettra par la suite de se faire un nom sur le territoire français en partageant notamment l’affiche avec d’autres formations de ce collectif qui regorge de talents.
Une réussite qu’espère grandement Finisterian Dead End pour son poulain ou pour les groupes ayant signé avec ce label prometteur.

AbFoRs.