Articles Tagués ‘Mathcore’

La dernière renaissance coverL’aventure commence en 2003 à Limoges pour Oestre, sous sa première formation. Fermement décidés à faire quelque chose de tant soit peu innovant, ses membres décident de composer en associant l’Indus au Hardcore, en intégrant des styles plus modernes comme le Math-core ou le Djent. Le résultat peu surprendre. De fil en aiguille, le groupe parvient à sortir trois démos et un album, accompagnés de moults dates, plus ou moins en très bonne compagnie (avec entre autres, Gojira), avant de rencontrer quelques problèmes internes et de faire une pause dans sa carrière. La pause s’arrêtera en 2012 qui voit sortir le deuxième album, Catharsis, avant d’enchaîner plus récemment avec leur troisième opus, La Dernière Renaissance, opus que nous allons chroniquer aujourd’hui afin de vous le faire découvrir. (suite…)

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Ce soir c’est un Grand soir pour tout fan de metal lyonnais et des environs ! Nous sommes le dimanche 7 avril et nous avons droit à du lourd, du très lourd même. Rien de moins que Gojira accompagné de Hypno5e et Kruger pour faire vibrer la célèbre salle du Transbordeur. Environ 30 minutes avant l’ouverture des portes il y a déjà un joli paquet de monde massé devant la salle.

Kruger

Il est environ 19h30 quand les Suisses de Kruger montent sur scène. Face à eux se trouve un public qui grossit de minutes en minutes. Malgré une envie d’en découdre avec le public, nos amis suisses auront du mal à faire bouger les metalheads présents. En effet, ce soir Kruger ne bénéficie pas d’un bon son pour ne pas dire mauvais. Le chant est difficilement audible, la basse ultra présente (même si Kruger joue sur la lourdeur de la basse, celle-ci écrase le reste des instruments, ce qui rend l’écoute en live assez difficile). À cause de ces problèmes techniques, une partie de l’auditoire reste stoïque ! En effet, pour essayer d’apprécier la musique, nous devons aller la chercher. Toutefois, les musiciens ne se laissent pas abattre et nous envoient leur « musique » de plein fouet ! Pour faire simple, Kruger est un groupe qui navigue dans de nombreuses contrées musicales allant du post-core au rock déjanté, parfois même mathcore. Peut importe, Kruger joue l’efficacité et durant la petite demie-heure qui leur est donnée, ils vont tout donner allant même jusqu’à faire bouger quelques têtes qui étaient jusque là restées immobiles.

Setlist Kruger:

1. The Ox

2. Ammunition Matters

3. Anthem Of Pretended Glory

4. Hummers VS Pedestrians 

5. The Wild Brunch

6. Turpitudes   

 

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Hypno5e

Hypno5e où le groupe qui à du faire plus parler de lui que la tête d’affiche. Pourquoi ? Simplement parce que là où kruger navigue dans des influences « cousines », Hypno5e  mise sur l’expérimentation la plus déjantée. C’est simple, soit ont aime ou on déteste. Pour ma part, j’adore ! Hypno5e, c’est le genre de groupe qu’ont découvre sur cd et que l’ont apprécie en live. Ce soir, une grande partie du public ne connaissait pas est à découvert, avec bien entendu des avis positifs et négatifs. Pour vous faire une synthèse de tout ça, le set commence avec un sample du film « Psychose » qui annonce le titre « Psycho« . Le show commence et là aussi le son n’est pas des meilleurs mais qu’importe, ce soir le groupe nous offre une véritable séance de thérapie. Si vous avez l’habitude d’anticiper les riffs et breaks des groupes que vous voyez sur scène, bon courage avec Hypno5e car ces quatre Montpelliérains sont complètement imprévisibles. Au niveau structure musicale, ça frôle le mathcore. Les changement de tempos entre les chansons sont tellement inattendus que ça en devient perturbant. Malgré quelques soucis techniques sur la guitare du chanteur/guitariste Emmanuel Jessua, le set ne perd rien en intensité. Les nombreux samples sont souvent orientés littérature ou cinématographie sombres et donnent de la profondeur à leurs compositions. Un passage bien surprenant fut quand Emmanuel se mit a jouer du Chalengo (qui sera samplé pour le reste de la chanson). Autant vous dire que du Chalengo dans le metal, c’est innovant ! Une oreille avertie aura sans doute entendu quelques petits ratés mais qu’importe, c’était tellement bon que nous leur pardonnons tellement l’envie est présente et les musiciens complétement dans un autre monde. Pour preuve, Gredin le bassiste qui fait littéralement danser sa basse. Il y aura bien une chose que nous pourrions reprocher au public lyonnais de ce soir, c’est son attitude. Même si de nombreux spectateurs restaient immobiles, ils respectaient les musiciens contrairement à certains qui se permettaient de hurler pendant les passages calmes et mélodiques. Peut être pour manifester leur mécontentement. Peu importe, cela ne se fait pas ! Le groupe termine le concert en beauté et nous avons bien vu que hypno5e est une expérience autant visuelle qu’auditive tant ces gars là sont dans leur bulle quand ils jouent.

Setlist Hypno5e:

  1. Psycho
  2. Acid Mist Tomorrow
  3. Maintained Relevance of Destruction (Part II)
  4. Gehenne (part I)
  5. Gehenne (part II)
  6. Gehenne (part III)
  7. Brume Unique Obscurite (Part II)
  8. Tutuguri

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Gojira

Après quelques minutes d’attentes, voici venu le groupe qui a rameuté tout ce public (le Transbordeur est en configuration maximale et archi comble soit environ deux milles personnes !). Dés les premières secondes, c’est l’euphorie et le public explose sur les notes d' »Explosia« , un des titres du dernier album de nos amis bayonnais. Là, nous avons à faire à du très gros. Le son est parfait et les musiciens ont l’air heureux d’être là ce soir devant nous.

Entre chaque morceaux, Joe Duplantier (guitare, chant) parle à son auditoire et sera assez drôle dans ses propos. Il commence avec :  » Nous on s’appelle Gojira », comme s’ils devaient encore se présenter. Les titres s’enchainent avec Flying Whales, Backbone, The Heaviest Matter of The Universe, avec à chaque fois toujours autant d’enthousiasme, aussi bien sur scène que dans le public. Ce même public qui répond aux sollicitations du chanteur. Le reste du groupe n’est pas en reste et donne toujours autant de puissance dans leurs jeux. Joe commente que cela fait un petit moment que Gojira ne s’est pas produit sur une scène lyonnaise et que la première fois ou son groupe s’est produit au Transbordeur, c’était en première partie de Machine Head et qu’ils se « chiaient dans le froc  » tellement le trac était énorme.

Parmi les nombreux sujets abordés par Joe ce soir là, nous noterons le passage où il explique le thème de certaines de leurs chansons et précise que dans notre vie, nous devons garder une partie  « passionnelle » à cultiver et préserver précieusement. Le chanteur-guitariste dit que pour eux, c’est la musique et qu’ils viennent de la scène death metal et vient à demander au public « qui fait parti d’un groupe de musique, de metal, de hardcore ou autre ». Et là, des centaines de mains se lèvent. Le temps passe tellement vite jusqu’au moment où Joe introduit cette prochaine chanson dont le titre est en français. De suite, « L‘enfant sauvage » se fait entendre de part et d’autre dans la salle. Bingo ! « L’enfant sauvage » résonne dans tout le Transbordeur et sera largement repris par une grande partie du public. La musique est accompagnée d’un superbe effet de lumière qui donnera encore plus d’effet à ce titre dévastateur.

La setlist défile toujours avec autant d’entrain. Les titres Liquid Fire, Remembrance et Wisdom Comes auront le mérite de mettre en évidence les qualités techniques de Mario, Christian et Jean-Michel car il est vrai qu’il faut pas moins de quatre musiciens de qualité pour faire vivre les titres de Gojira en live. Mention spéciale pour le jeu technique et chorégraphique de Mario qui derrière ses fûts, domine la scène. Après le titre Oroborus, c’est ce même Mario qui nous montre ses compétences de batteur sur un solo d’anthologie. Puis le groupe reprend place sur scène et Joe remercie encore les spectateurs de s’être déplacés. Le groupe est clairement à l’aise sur scène ça se voit, s’entend et fait vraiment plaisir. Pour continuer dans cet état d’esprit festif, Joe annonce « le meilleur chanteur de death metal français » et c’est  Mario  qui se met au micro et à la guitare pour le plus grand bonheur des fans. Puis viens la fin du set, succédant à un rappel qui n’aura été constitué que d’un seul titre. Mais quel titre ! The Gift Of Guilt fut juste mémorable. Pour clore cette superbe soirée, Joe invite le public (qu’il décrit comme « un public énorme et complétement fou ») à les suivre sur la route ! Mais après quelques secondes, il retire sa proposition par manque de place dans le tour bus. Sacré Joe !

Setlist Gojira:

  1. Explosia
  2. Flying Whales
  3. Backbone
  4. The Heaviest Matter of the Universe
  5. L’Enfant Sauvage
  6. Liquid Fire
  7. Remembrance
  8. Wisdom Comes
  9. Oroborus
  10. Drum Solo
  11. The Axe
  12. Vacuity
 Rappel
    13. The Gift of Guilt
 
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The Heaviest Matter Of The Universe   Par « TrAsHCOK« 

 
Nous quittons ces lieux avec des souvenirs pleins les yeux et les oreilles. Un grand merci aux musiciens, au Transbordeur et bien entendu à Base Production pour l’organisation de ce genre de soirée.
 
MIKE
 
Crédit Photos: Elovite
Source setlist: Setlist.fm