Articles Tagués ‘Hardcore’

Syndrom 187 – Syndrom 187 (Album)

Publié: 8 juillet 2014 par sonsofmetalpat dans Chroniques Albums
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Syndrom 187 coverSyndrom 187 nous vient de l’est de la France. Sorti des abîmes de la terre en 2007, le combo vient jeter à la face du monde son premier album. Le groupe est composé de Dim au chant, de Jon et Tom aux guitares, de Djo à la basse et enfin de Polack derrière les fûts. Déjà auteur par le passé de deux précédents EP, dont le fameux Ex Unitate Vires sorti en 2010, le groupe change de braquet et passe à la vitesse supérieure avec un premier album annoncé sans concessions. (suite…)

Erlen Meyer – Erlen Meyer (Album)

Publié: 3 juillet 2014 par F4R537KTP09 dans Chroniques Albums
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Erlen Meyer CoverErlen Meyer. Si ce nom vous rappelle quelque chose, alors vous n’aurez peut-être pas perdu tout votre temps en cours de physique-chimie, au collège et au lycée. Cependant, si nombreux sont ceux à connaître cet objet courant, en forme de fiole à fond plat et col étroit, nommé d’après Emil Erlemeyer, moins nombreux seront ceux qui penseront à Albrecht Erlenmeyer et pourtant, c’est certainement là, la clef explicative du nom du groupe. (suite…)

_DSC5816Après un concert des Sales Majestés en Ardèche et une courte nuit, me voilà en route pour le Glitchfest, à Chaponost, un village proche de Lyon. Organisé par  » The Altaïre Agency« , ce festival est à « participation libre », comprenez : vous donnez ce que vous souhaitez. Un festival aux accents très « core » car ce ne sont  pas moins de douze groupes de Hardcore, Metalcore et Djent qui vont se succéder au cours de ce samedi ! Après un peu moins d’une heure de route, nous voilà arrivés sur les lieux. Le festival se déroulera en intérieur, dans la salle des fêtes du village. Après avoir salué quelques tête connues,  il est déjà 15h et le premier groupe de la journée commence sont concert. (suite…)

Anna Sage – The Fourth Wall (EP)

Publié: 19 mai 2014 par sonsofmetalpat dans Chroniques Albums
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Anna Sage, originaire de la région parisienne, a vu le jour le 1er juin 2012 et est composé d’Alexandre et Sébastien aux guitares, de Brice à la basse, de Pierre à la batterie et de Jonathan pour le chant. Le groupe propose son premier EP, The Fourth Wall. Il s’agit là d’une création musicale qui navigue entre possession et démence. Si votre serviteur n’en réchappait pas, ce serait là un dernier testament. (suite…)

THE WALKING DEAD ORCHESTRA-20140509-008C’est dans un petit village isérois, dans les collines surplombant la ville de Bourgoin-Jallieu que je me rends pour assister au concert organisé par les associations Non Mais Non et La Tomme. Souvenez-vous, nous avions déjà parlé de ces deux structures lorsque nous avions couverts les concerts de Black Bomb A en 2012. Cette fois encore, le plateau est alléchant avec The Walking Dead Orchestra, Get The Shot, All Of You Down et RAB. C’est parti pour de longues heures de plaisir musical. (suite…)

Malkavian - The Whorshipping MassMalkavian  revient à la charge après un premier album November ends sorti en 2009. Par l’intermédiaire du label Finisterian Dead End, Le combo français originaire de Nantes vient nous délivrer son deuxième album à la pochette somptueuse, sombre et tueuse. Une très belle entrée en matière visuelle. Voyons maintenant de quelle matière est faite cette galette qui semble sortir d’outre-tombe. (suite…)

MUR (Album éponyme)

Publié: 4 avril 2014 par F4R537KTP09 dans Chroniques Albums
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Mur - MurLes briques élémentaires de la fondation de MUR ont été cimentées ensemble en 2010, se lançant dans la création d’un projet original dépassant les styles existants. L’enregistrement de ce premier opus verra cependant le départ prématuré de Matthieu, l’un des membres fondateur du projet, ce qui n’altèrera en rien la volonté de fer des survivants. (suite…)

Un vendredi en Isère, plus précisément dans le village de Grenay. La température est douce pour un hiver qui se montre d’ores et déjà pluvieux. En arrivant sur la place de ce village dauphinois, à la limite du département, il n’y a pas âme qui vive. Personne. Juste la pluie incessante et la lumière dorée des réverbères. Sortant de ma voiture, je me dépêche pour me mettre à l’abri dans le bar Le Panorama, que les lecteurs de ce webzine connaissent sûrement car nous avons déjà assisté à plus d’un concert dans ces lieux. Ce soir, deux groupes viennent nous réchauffer : Swine Punch et Rising Blood. Le Crust/Thrash Punk contre le Hardcore. Prenons place et écoutons…

(suite…)

C’est une nouvelle fois, dans un Hôtel de la musique déserté par les spectateurs, que je me rends ce soir. À l’affiche, du bon Hardcore avec After End’s Shock (AES) et Drift, et du Grindcore-Death Metal avec Sharked. Le froid aura certainement eu raison du public mais, heureusement, quelques irréductibles se placent devant la scène, au moment ou AES fait son soundcheck.

AES-20131122-002After End’s Shock

Le groupe se positionne sur scène et après quelques vérifications techniques, démarre son set. Jouant dans un style Hardcore/Metalcore, les musiciens sont particulièrement appliqués sur leurs partitions. Menés par un Steph (chant) imposant vocalement, le groupe met pourtant du temps à décoller. Il faut attendre la moitié du set pour avoir droit à des morceaux plus énergiques et variés dans leur structure. Manifestement, AES dispose d’un bon potentiel, pas encore totalement exploité. La voix grave et légèrement rauque de Steph s’accorde bien avec le reste des instruments, donnant un cachet particulier à ce Metalcore. S’il faut un peu de temps pour s’y habituer, ça devient au final naturel et même intéressant. Dans l’ensemble, leur prestation fut bonne, avec de l’envie et de la sincérité de la part des musiciens.

DRIFT-20131122-006Drift

Comme AES, le groupe Drift est déjà paru dans l’une des mes chroniques. C’était pour le Metal Fest VolumeDRIFT-20131122-005 2 à Prissé, le 4 mai dernier (voir l’article ici). Drift m’avait laissé une très forte impression ce jour-là, et j’attendais impatiemment la confirmation. Et bien je l’aurai eu ! Drift aura encore marqué de gros point, ce soir. C’est juste regrettable que le public ne soit pas plus fourni, surtout à cette heure et un vendredi soir. Malgré un son pas toujours à la hauteur, ne rendant pas honneur au jeu de basse de Mag, Drift met tout son cœur à l’ouvrage, et avec le sourire. Chris (chant) descend dans la fosse afin d’être plus près des (rares) spectateurs. Toujours en mouvement, cette pile électrique possède une voix proche de celle de Roger Miret (Agnostic Front) et ne ménage pas ses efforts pour porter le concert. Derrière lui, sur la scène, ses lieutenants Gonz (guitare), Aymeric (guitare), Mag et Olivier, le batteur DRIFT-20131122-003intérimaire (officiant dans le groupe AES) assurent leurs parties avec beaucoup de maîtrise, bien que quelques erreurs soient commises de tant à autres. Nous notons une grande complicité entre les musiciens, comme lors du concert de Prissé, notamment entre Gonz et Chris qui se balancent quelques vannes, entre les chansons. Le guitariste nous racontera quelques blagues pour amuser le public, avant de reprendre le set sur les chapeaux de roues. Si la musique de Drift est très énergique et recherchée, elle manque toutefois d’un jeu de batterie plus groovy et aéré. Le groupe gagnerait aussi à rajouter quelques cassures dans les rythmes, histoire de briser quelques cervicales. Hormis ceci, Drift prouve encore qu’il s’agit d’un groupe de talent et qu’il faudra compter avec eux, surtout avec leur premier album prévu pour l’an prochain.

SHARKED-20131122-003Sharked

Le quatuor lyonnais Sharked s’installe sur les planches de l’Hôtel de la musique, devant un public légèrement plus fourni. Pour ceux qui craignent le Grindcore (et je suis de ceux-là), Sharked va s’avérer être une excellente surprise. Pour commencer, il n’y a pas de batteur dans le groupe, une DJ s’occupe des percussions et autres sons électro, donnant une touche Metal Indus proche de Ministry. Les morceaux joués sont courts mais très puissants. Notons une grande variété des titres, ça ne tourne jamais en rond et on peut entendre plusieurs variations au sein même d’un morceau. Techniquement, c’est très bon. Le son est idéalement réglé et nous pouvons entendre distinctement chaque instrument, bien que la guitare de Tom Roger soit parfois trop mise en avant, au détriment de la basse. Les LyonnaisSHARKED-20131122-004 prennent soin d’établir un bon rapport avec le public qui, visiblement, accroche bien à la musique du combo. Le set défile relativement vite, mais les blancs entre chaque morceau casse un peu trop le rythme. Cela dit, ça permet de reprendre notre souffle. L’imposant chanteur Scafe alterne entre chant Death et voix aigue, avec une facilité déconcertante, et beaucoup de justesse. Peu d’erreurs sont commises, à moins que le rythme soutenu des compositions les fassent passer discrètement. Quoi qu’il en soit, c’est un haut niveau de technicité dont font preuve les membres de Sharked, à commencer par le guitariste Tom Roger. Cassant une corde au début d’un titre, il changera rapidement d’instrument pour relancer le set brutalement. À sa gauche, le bassiste P-Dro Ventura joue des lignes de basse très groovy et percutantes. Quant aux samples programmés par ArtRose, ceux-ci sont toujours bien placés et utilisés à bon escient, le groupe n’abusant pas de cette technologie pour laisser parler les instruments. Au bout d’une heure, le set se termine comme il a commencé, violemment. Sharked a laissé une très forte impression, et nul doute que nous entendrons encore parler d’eux à l’avenir.

L’Hôtel de la musique a encore une fois accueilli un très bon plateau. Les groupes furent au top et l’ambiance était conviviale. Encore une fois, il est regrettable que le public ne se soit pas déplacé. J’ai conscience que je l’écris très souvent dans mes chroniques, mais c’est réellement désespérant de constater ce manque d’affluence. D’autant que l’entrée était à prix LIBRE, alors ne mettons pas ça sur le compte de la crise. Comme la végétation en hiver, le Metal se meurt à cause de l’absence de spectateurs.

Merci aux groupes, merci aux gérants de l’Hôtel de la musique et aux organisateurs. À très bientôt pour une nouvelle chronique hivernale !

Kouni

Cette histoire commence par une nuit froide et pluvieuse, dans un des quartiers populaires d’Annonay. Il est tard et seules deux ombres parcourent les ruelles désertes et sombres de la vénérable cité, sous une pluie battante d’automne. L’eau ruisselle dans les caniveaux et contre les fenêtres des habitations silencieuses. Ces deux âmes errantes, aux visages fouettés par le vent glacial et les feuilles jaunies des marronniers, se nomment Mike et Kouni. Deux amis, intrépides et passionnés de musique, qui se dirigent d’un pas pressé vers l’American Dreamer, un bar-concerts situé non loin du Barbar, récemment ré-ouvert. Après s’être restaurés à l’auberge et franchi le pont de la Cance, nos deux métalleux arrivent enfin sur la terrasse de la taverne, presque inondée. La lumière jaune placée au-dessus de la porte d’entrée éclaire une dizaine d’individus trempés, discutant entre eux une cigarette à la main, une bière dans l’autre. Personne ne prête attention à nos aventuriers et ces derniers pénètrent dans l’antre de la musique. Là, ils retrouvent un troisième compagnon, nouvellement intégré à l’équipe : Haja, lui aussi chasseur d’images comme Kouni. Une faible lumière ne leur permet de distinguer que quelques ombres assises au bar, tandis que sur la scène, on s’affaire à installer le matériel du premier groupe de ménestrels.

FDC-20131102-001FDC

FDC se présente à nous comme un groupe de Rock n’ Roll/Punk à l’esprit très festif et à l’attitude décalée. FDC-20131102-011Venu de Besançon, ce quatuor va nous jouer un set rafraichissant d’environ 45 minutes. Bien que leur musique soit très entrainante et même dansante, le public reste statique, accoudé au zinc du bar. Le seul qui bouge, en fin de compte, c’est le barman. Pourtant, FDC se démène comme si la salle était remplie à craquer. À la basse, Max entre en transe. Pied nus et affublé d’une salopette lui donnant le look d’Huckleberry Finn, il nous fait régulièrement des grimaces hilarantes. Les morceaux que nous présentent les Bisontins sont variés et le groove est toujours privilégié. Pour preuve, le mixage qui met la basse en avant, nous permet de profiter du jeu tout en nuance et en slap de Max. Derrière les fûts, Aurélien assure un jeu efficace et dynamique tandis que Mat nous distille ses paroles pleines de finesse avec beaucoup de justesse. Quelques phrasés rappés sont inclus dans les chansons, à l’instar de « Toilettes publiques », brûlot politique aux paroles acerbes mais humoristiques. Malheureusement, le groupe n’est récompensé que par des applaudissements polis, voire timides. Pourtant, FDC mérite beaucoup mieux mais ce n’est pas le public qui lui faudrait ce soir. Mais il est vrai que la formation de Besançon est une totale rupture avec le reste du plateau, plus extrême.

PLEVRE-20131102-001Plèvre

Mike et moi ayant tous deux assistés à ce concert, nous développerons ici nos impressions, chacun notre tour.

Le point de vue de Mike : Plèvre prend la scène et nous envoie directement sa musique, qui est certes assez difficile à identifier. Mais, pour rester dans un esprit journalistique, je me lance en annonçant que cette formation lyonnaise évolue dans une sorte de Post-Hardcore apocalyptique, avec un côté Sludge. Maintenant que les bases sont posées, parlons un peu plus de leur prestation. Sur scène, nous avons droit à une déférente d’énergie, la violence et le dynamisme sont de rigueurs. Au niveau du son, il est de qualité, les structures musicales de Plèvre sont simples, mais efficaces. Le groupe perd peu à peu sont auditoire et voit la salle se vider au fur et à mesure que son set se déroule.

Le point de vue de Kouni : Plèvre s’installe sur les planches et exige de l’ingé-light Seb qu’il éteigne l’intégralité des spots éclairant la scène. Le groupe dispose de son propre éclairage, se résumant à deux grands néons verts, placés devant les retours. L’ambiance est posée, et la musique lourde et oppressante du groupe lyonnais accentue ce sentiment de malaise qui commence à naître chez votre serviteur. Je ne dois pas être le seul à ressentir cela car, après quelques titres, plusieurs spectateurs quittent les lieux et ce, durant tout le set de Plèvre. Le Sludge violent des lyonnais ne rencontre pas vraiment le succès, malgré l’énergie déployée par le chanteur qui va littéralement chercher son auditoire. Une mention spéciale est décernée au batteur, particulièrement impressionnant techniquement et visuellement.

WARFUCK-20131102-002Warfuck

Le point de vue de Mike : Warfuck se présente sur scène. Nous avons face à nous deux musiciens, Nico au chant et à la guitare, accompagné de Mak à la batterie, qui nous envoient un Grindcore à tendance Power violence. Malgré une qualité de son acceptable, il est difficile pour tout profane du style d’arriver à déceler une musicalité, tant c’est un amas d’agressivité qui s’abat dans nos conduits auditifs. Une partie de l’auditoire reste dubitatif, certains quittent la salle. Sur scène, c’est sans concessions que Nico descend de scène pour déambuler au milieu de la salle. Pour ceux qui connaissent un minimum le style dans lequel évolue Warfuck, nous noterons quelques relents de Crust. Le set se déroule de la même façon du début à la fin, c’est à dire : violence, violence et encore de la violence.

Le point de vue de Kouni : Tout groupe de Grindcore/Crust qui se respecte doit absolument perforer les tympans des spectateurs avec la musique la plus violente possible. Force est d’admettre que Warfuck y parvient aisément. Un peu trop, peut-être, puisqu’une bonne partie de l’auditoire sort de la salle dès la moitié du set. Cet intense déchainement de rage ne sied pas à tout le monde, dont votre serviteur. En grattant sous le vernis (ou plutôt la crasse), nous pouvons entendre une musique richement élaborée. Certes, c’est bourrin, mais c’est maîtrisé. Les musiciens mouillent le T-shirt et ne ralentissent pas un seul instant le rythme du concert. Très peu de variations dans la musique du duo lyonnais, si ce n’est aucune mais on sait à quoi s’attendre avec du Crust. Des pogos assez nerveux éclatent par moments. Trente minutes de violence pure.

Kickback 1Kickback

Si Warfuck paraissait violent, il n’en est rien à côté de Kickback. Interdits de scène dans de (très)Kickback 3 nombreuses salles de France et de Navarre, les Parisiens annoncent la couleur d’entrée de jeu. Pas avec le public mais avec l’ingé-son Kazzik, dont la vitesse d’exécution ne satisfait pas le chanteur. Une fois les réglages mis au point(g), le set démarre… Avec fracas d’os et de matériel. La tension est déjà palpable et si certains adorent ça (la majorité du public est venu pour en découdre physiquement), d’autres sont rapidement rebutés par cette attitude. Kickback n’en a que faire de ceux-là, seuls les spectateurs impétueux auront l’attention des musiciens, donnant des taquets aux plus proches d’entre eux. Oui, autant vous le dire de suite, Kickback est là pour nous provoquer et se battre avec nous. Réellement. Ceux qui l’ignore vont vite l’apprendre à leur dépens, à commencer par Sylvain, l’assistant de Kazzik, qui manquera de se prendre une droite, après avoir monté sur scène pour régler le micro de la grosse caisse. Plusieurs spectateurs du premier rang prendront des coups et l’un d’eux, Kickback 2laminé par l’abus d’alcool, s’écroulera par terre suite à un coup de genou gracieusement offert par le vocaliste. Les provocations sont nombreuses : « ça dort ici, on s’emmerde ! », « alors quoi Annonay, vous n’avez pas de couilles ?! ». Le public ne répond pas ou très peu, ce qui évite à la soirée de terminer en bagarre générale. Derrière cette attitude malsaine, Kickback nous prouve qu’ils savent jouer. Et ça jouer rudement bien. C’est carré, varié et dynamique. Du Hardcore qui t’attrape par les tripes et qui ne te lâche plus. Un peu comme le chanteur avec certaines spectatrices qu’il tente d’embrasser, parfois contre leur gré. Soudainement, le vocaliste m’aperçoit en train de le photographier et tente de cracher sur mon objectif. Par réflexe, j’évite le projectile gluant qui vient s’échouer sur ma main droite. Et non, je n’ai pas pris la photo. Bref, je ne suis pas la seule cible puisque tout le monde va en prendre sur le coin de la g*****. C’est un véritable carnage dans la salle, les pogos sont particulièrement violents et mon collègue Haja peine à trouver un endroit sûr pour se protéger, ainsi que son matériel. Quant à Mike, une lourde blessure à l’épaule l’empêche de se joindre à ce massacre mais à voir ses yeux brillants, je parierai tout mon matériel photo qu’il voudrait en être. Le chanteur jette une bouteille de bière dans le public, touchant une spectatrice à la jambe, et brise une bouteille de whisky (vide) sur la scène. UnKickback 4KICKBACK-20131102-001 spectateur s’empare d’un morceau de verre coupant et l’utilise pour se taillader le front. Saignant abondamment, il se jettera ensuite dans un circle-pit ravageur. Le public n’est pas seul à souffrir car le vocaliste de Kickback se tape la tête contre les retours et utilisera son micro pour se cogner le front. Résultat : le micro est complètement défoncé, à la fin du set. Musicalement très solide, le concert aura été une démonstration de maîtrise technique. Jouer des partitions si complexes, déstructurées et rapides sans faire d’erreurs, tout en cognant sur ses fans, ça vaut des applaudissements. Sans pour autant cautionner cette violence, les Kickback méritent bien leur réputation. Ce fut la dernière date de la tournée (les autres concerts prévus furent annulés quelques jours après cette soirée) et elle sera certainement inoubliable.

Un plateau organisé au dernier moment mais qui aura retourné l’American Dreamer. Et provoqué quelques cocards sur certains spectateurs. Mais rien que la bière ne peut soigner.

Merci aux organisateurs, au personnel de l’American Dreamer et aux groupes pour cette soirée dantesque.Suite à ces évènements, nos trois courageux aventuriers quittèrent les lieux et disparaissaient dans les ruelles humides d’Annonay. Pour mieux y revenir une prochaine fois. Fin.

Kouni