Articles Tagués ‘General Cluster’

AMBIANCE-20140809-013Nous voici donc avec une nouvelle édition de ce Sylak version 2014, la quatrième du nom. Saint-Maurice de Gourdans accueille une nouvelle fois l’évènement, à l’extérieur du village. C’est aussi une des rares occasions où un nombre assez important de membres de vos dévoués serviteurs de Sons of Metal étaient présents. Trois jours de festival, commencé dans la boue et la bonne humeur, poursuivi dans le soleil et la toujours même bonne humeur. De la diversité, de l’énergie à revendre, du festif, de bons sets, quelques très bonnes surprises, deux wall of death et une superbe organisation. Seul petit bémol, Moonspell n’a pu venir. Allez, on vous dit tout. (suite…)

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L’association Are You Stoned Inc ne ménage pas ses efforts. Depuis plusieurs mois, ces passionnés organisent des concerts d’excellente qualité, parvenant même à faire venir des groupes étrangers (Kadavar, Flying Eyes…). Après le succès du Stone Rising Fest en avril dernier (lire notre article ici), AYSINC se lance à nouveau dans l’organisation d’un festival de Stoner, sur deux jours et avec six groupes, dont les Britanniques Steak. Retour sur un festival assez costaud, une aventure musicale.

24 novembre 2013

Le Brin de Zinc, Barberaz

C’est dans la banlieue de Chambéry, qu’apparaît le Blizzard. Dans une salle que vous connaissez désormais, au vu de nos nombreuses escapades là-bas. Le Brin de Zinc accueille la première soirée du festival, avec Samsara Blues Experiment et Qasar. Ce soir, la salle est plutôt bien remplie et tout le monde entend passer un bon moment. Disons-le tout de suite, les concerts seront à placer dans les « collectors ».

QASAR-20131124-003Qasar

Lorsque notre reporter Elovite a vu Qasar lors du tremplin du Stone Rising Fest, il avait vu un groupe encore imparfait dans ses compositions et sa prestance scénique. De la bière a coulé dans les bars depuis, et les membres de ce groupe semblent plus sûrs d’eux. Jouant un Rock psyché inspiré, Qasar hypnotise rapidement les spectateurs du Brin de Zinc. L’interprétation est carrée, solide et la sensibilité des musiciens donnent une âme à leur musique. Une âme presque palpable. Nous partons dans des délires musicaux assumés et époustouflants. Rien à redire, instrumentalement, c’est du très bon ! Juste dommage que la voix de Balthazar (guitare, chant) soit légèrement en retrait. NousQASAR-20131124-009 noterons également une certaine timidité de Guillaume (basse), lorsqu’il doit s’exprimer aux spectateurs. Rien de bien grave, ces défauts s’atténueront avec l’expérience. Au niveau musical, les morceaux sont longs, souvent à tiroirs. Jamais redondant, Qasar écrit ses partitions de façon à nous emmener dans un long voyage, sans jamais nous endormir. Elovite m’a accompagné, et même s’il a été assez critique envers ce groupe, il y a plusieurs mois de cela, il reconnaît ce soir que Qasar a fait un énorme bond en avant. Le travail paie toujours ! Nous avons là une formation avec un énorme potentiel, c’est certain. Laissons-leur le temps de peaufiner leurs compositions (déjà de très bonne qualité) et nous aurons la chance de les compter parmi les incontournables groupes de Stoner/Rock psyché. À voir absolument !

SAMSARA-20131124-009Samsara Blues Experiment

En pleine tournée européenne, la formation allemande Samsara Blues Experiment annonça il y a quelques jours que son chanteur était sérieusement malade, probablement victime d’une intoxication alimentaire. Toujours pas remis, Christian Peters a donc déclaré forfait pour ce soir. C’est donc sous la forme d’un trio que les Berlinois vont se produire au Brin de Zinc, et vont nous jouer des versions instrumentales de leurs chansons, comme nous l’indique Richard Behrens (basse), en début de set. Amputé d’un membre mais pas handicapé pour autant, Samsara va littéralement nous bluffer. Le contact avec nous sera minimal, pour laisser parler la musique. Et quelle musique ! Les Berlinois prennent un immense plaisir à nous plonger dans un Desert Stoner Rock de très haute volée. La basse de Behrens a une place prépondérante dans les compositions des morceaux et ce dernier, à la fois concentré et en transe, semble parti dans son univers. Les yeux fermés, constamment en mouvement, il nous berce avec ses lignes de basses groovy. Son camarade Hans Eiselt (guitare)SAMSARA-20131124-002, s’appuie sur le jeu du bassiste pour nous noyer sous des vagues de riffs et soli. Très fluide et mélodieuse, la musique des Germains fait revivre les ténors du Stoner (notamment Kyuss) mais replonge aussi dans les années 70 (Led Zeppelin, Deep Purple, Black Sabbath), tout en apportant leur touche si particulière, avec un sens du groove qui ferait bouger un paraplégique. La claque vient surtout du fait que les chansons du groupe paraissent simples à jouer, alors qu’il faut un très bon niveau technique pour les interpréter correctement. En cela, Samsara fait très fort, car nous ne voyons pas l’effort produit et pourtant, nous prenons une leçon de musique à chaque morceau. L’effet est renforcé par un bon mixage, rendant surtout honneur à la basse. Samsara Blues Experiment sort de scène sous un tonnerre d’applaudissement, après une heure de prestation époustouflante. Le groupe se montrera très accessible, puisqu’il nous invitera à le rejoindre au merchandising, où il nous accordera poignées de main et autographes en pagaille.

La première date du Blizzard Mountain’s Fest est une réussite, tant au niveau de la programmation que de l’affluence. Les gens sont venus en masse, malgré le fait que nous soyons un dimanche soir. En sera t’il de même pour le second chapitre, à Grenoble ?

28 novembre 2013

L’Ampérage, Grenoble

C’est dans la préfecture iséroise que se déroule le deuxième et dernier soir du Blizzard Mountain’s Fest. C’est dans la salle l’Ampérage, menacée de fermeture, que nous entrons, Elovite et moi-même, accueillis par les membres d’Are You Stoned Inc, sur le pied de guerre. Nous constatons que l’affluence n’a absolument rien à voir avec celle du Brin du Zinc. La salle est vide. Nous mettons ça sur le fait qu’il est encore tôt et que les habitants de la capitale du Dauphiné sortent très tard. Malheureusement, les faits nous feront mentir. Les absents peuvent se mordre les doigts, les groupes de ce soir vont envoyer du lourd !

KAYLZ-20131128-001Kaylz

Premier groupe à fouler les planches de l’Ampérage, Kaylz débute son set dans le noir complet. C’est la volonté du groupe, préférant jouer dans la pénombre afin d’instaurer une ambiance. Sur le papier, c’est bien, en pratique, beaucoup moins. D’abord parce que nous ne voyons pas les musiciens, ou à peine et qu’il est difficile de créer un lien avec eux. Ensuite, cela rend extrêmement difficile le travail des photographes qui désespèrent rapidement (photographie, du grec signifiant « écrire avec la lumière » ; pas de lumière, pas d’image). Reste la musique, qui elle, s’apprécient avec les oreilles. Hélas, le concert de Kaylz devient rapidement soporifique. Bien que la démarche musicale du groupe soit intéressante, car essayant de nous faire ressentir des émotions différentes grâce à une musique spécifique, ça ne fonctionne pas. Quelques spectateurs restent devant la scène, les autres rejoignent le bar ou sortent pour fumer. La batterie est excessivement forte et sans les bouchons d’oreilles, ça devient rapidement désagréable. Nicolas Euvrard frappe sur son kit comme si sa vie en dépendait, à tel point que nous avons parfois du mal à entendre la guitare de Quentin Kare et la basse d’Olivier LeMaâ. Dans ces conditions, difficile d’apprécier le concert de Kaylz.

GENERAL CLUSTER-20131128-002General Cluster

Changement radical de style avec General Cluster. Vus au Brin de Zinc le 23 mai dernier, lesGENERAL CLUSTER-20131128-004 Grenoblois nous avaient laissé une très forte impression, avec des musiciens maîtrisant leur sujet. Le concert de ce soir va nous conforter dans notre ressenti. Très bavard avec le public, Dammut (chant) nous encouragera à sauver la salle de l’Ampérage, par le biais d’une pétition laissée à notre disposition. Le son est bien réglé, laissant respirer les guitares de Ju et Erwan, mais place la voix de Dammut un peu trop en retrait. Dommage. L’ambiance est au beau fixe dans le groupe. Les musiciens s’amusent et se donnent à fond sur leurs partitions. Le titre « The Liar » (« dédié à nos hommes politiques, de droite, de gauche, du milieu, de partout » dixit Dammut) fait un GENERAL CLUSTER-20131128-006carton dans le public, qui commence à pogoter. Erwan rencontrera quelques soucis techniques lors d’un changement d’instrument, heureusement vite résolus. Une fois encore, et ce sera le cas pour l’intégralité de la soirée, les conditions lumineuses sont exécrables. Ajoutons à cela un spectateur sérieusement éméché qui gênera son entourage et même les musiciens. En revanche, sur scène, c’est un groupe au sommet de sa forme que nous avons là. Ça joue bien, très bien même ! Le vocaliste profite d’un moment de calme entre deux chansons pour nous présenter la bière General Cluster, produite exclusivement pour le groupe. Les musiciens nous feront goûter à ce houblon avant d’enchaîner sur les derniers morceaux, ravageurs et rythmés à souhait.

BUD SPENCERS CLOUT-20131128-004Bud Spencer’s Clout

L’avant dernier groupe du festival s’avance et… Tiens, nous connaissons ce guitariste ?! Ju, de General Cluster, est resté sur les planches de l’Ampérage pour jouer avec son second groupe. Si la formation précédente a bien chauffé la salle, Bud Spencer’s Clout va faire monter la température avec son Stoner Rock énervé. D’emblée, le groupe fait preuve de beaucoup de dynamisme en attaquant fortement. Guitare tranchante et basse ronflante d’El Loco, dont le jeu est renforcé par la technique incisive de Dave Grog à la batterie. Le groupe ne seBUD SPENCERS CLOUT-20131128-007 prend pas au sérieux et s’éclate. Toutefois, les musiciens restent pro et nous envoient des morceaux sacrément bien fichus et très BUD SPENCERS CLOUT-20131128-006Rock n’ Roll. Ça groove et ça transpire la sueur. Rapidement, BSC obtient les faveurs du public. Du moins ce qui reste, car beaucoup de spectateurs se sont transformés en viande saoule. Une jeune femme fera honneur au célèbre « à poiiiiil ! » en montrant son soutien-gorge au chanteur Pete Mitchell, qui s’amuse de voir une telle initiative. En parlant du chanteur, celui-ci possède une voix puissante et grave, proche de celle de Michael Poulsen (Volbeat) par son timbre. L’influence de Kyuss et de Lyrnyrd Skyrnyrd se fait également sentir. Propulsé par la musique et l’enthousiasme du public, Pete sautera dans la fosse pour chanter au plus près des spectateurs. Ceux-ci lanceront un pogo qui entrainera le vocaliste pendant quelques instants. Le groupe s’est approprié la scène avec brio et nous a offert un excellent concert. Une belle découverte pour ma part et un groupe à voir au plus vite ! Le groupe recherchant un label, espérons qu’il trouve rapidement pour se propulser à un plus haut niveau.

STEAK-20131128-005Steak

Venu en voiture depuis la perfide Albion, entassé à cinq avec le matériel (ça, c’est Rock n’ Roll !), Steak monte sur la scène grenobloise et déjà, les cris se font entendre dans la fosse. Les Anglais vont envoyer du lourd pendant une heure, nous présentant leur dernier opus, « Corned Beef Colossus » à grand renfort de riffs lourds et soli tranchants. Le groupe ne ménage pas ses efforts mais sait aussi se faire plus tendre, commeSTEAK-20131128-006 avec ces longues et planantes parties instrumentales qui ornent les chansons. Malgré ses efforts, Steak se produit STEAK-20131128-001devant une salle presque vide. Pour cause, l’heure est tardive (le set a démarré après minuit) et afin d’éviter de déambuler dans les rues glaciales de la ville, les spectateurs se sont pressés de rejoindre le tram. Nous les comprenons, mais il est fort dommage de rater une telle démonstration de Rock. C’est la grosse claque. Les titres sont variés, la setlist bien équilibrée et ne nous ennuyons pas un seul instant. Le groupe affiche un réel plaisir de jouer ici et communique beaucoup avec nous. Le guitariste Reece s’éclate dans son coin, faisant tournoyer sa chevelure et balançant des riffs dignes de Jimmy Page (Led Zeppelin). Quant à Kippa (chant), il nous entraine dans son univers avec sa voix parfaitement maitrisée. Après une heure de concert, Steak prend congé et nous invite à le rejoindre au merchandising. L’occasion de prolonger le plaisir et de faire connaissance avec ces musiciens modestes et accessibles.

La soirée se termine, l’Ampérage ferme ses portes (pas définitivement, espérons-le) et nous regagnons nos contrées, un peu moins froides. Le froid et le concert de Shining à Lyon aura certainement écarté le public du Blizzard. C’est fort dommage, d’autant que Are You Stoned Inc n’aura pas compté ses efforts pour nous concocter un tel festival.

Merci à eux pour leur dévouement et leur professionnalisme, merci aux gérants de l’Ampérage et du Brin de Zinc et à leur personnel respectif, aux groupes et bien sûr, aux personnes qui seront venues pour faire vivre cette scène.

 

Kouni

General clustergenre : stoner/southern metal ©2013

L’adoption vieille d’une dizaine d’années de la scène Stoner par l’Hexagone n’est plus un secret pour personne. Essentiellement inspirés par le Rock n’ Roll du désert américain, de nombreux groupes tels 7 Weeks, Mudweiser, Face Down, Jumping Jack ou Oil Carter ont déjà fait leurs preuves, aussi bien en studio que sur scène, à l’instar des Grenoblois de General Cluster dont le deuxième Ep « The Six Pack Songs » est sorti en cette belle – musicalement parlant – année 2013.

Autant prévenir de suite : celles et ceux qui coupent leur whisky avec de l’eau devraient passer leur chemin. Le General Cluster ne plaisante pas avec les petites natures et distille un Stoner puant le Jack Daniels® à plein nez, grave, lourd au chant attaqué par la clope et l’alcool, mais n’est-ce pas finalement ce qu’on apprécie dans ce genre de musique ? Outre le fait qu’il n’y a d’original que l’accent français dont on ne cesse hélas que trop rarement de mettre le doigt dessus, nos cinq compatriotes ont un feu downesque en eux (« Beers & Breasts », « Only The Braves ») accouplé d’un amour pour le rock californien de Kyuss (« I Wish When I Die », « The Liar »). Rien à redire sur la production ni trop propre ni trop brouillonne, mixage bien équilibré, des riffs typiques mais animée par le désir de faire exploser les tympans.

En somme, General Cluster est à ajouter au panel de groupes à ne louper sur scène sous aucun prétexte. Un nouvel Ep qui non seulement confirme l’efficacité de la scène française, mais prouve à quel point le Stoner résiste encore et toujours face aux mutations du Rock. À suivre !

Noisyness.

 

Line up :  

Ju : guitares et chœurs,

Fred : batterie/percussions,

Erwan : guitares et chœurs,

Dammut : chant,

Sly : basse, chœurs.

 

Vidéo extraite du premier Ep sorti en 2011 :

Après quelques concerts et festivals dans la région lyonnaise et en Ardèche, je reviens enfin dans la salle du Brin de Zinc, un café-concert chambérien juste génial. Pourquoi génial ? Parce que l’ambiance est top, l’accueil chaleureux et aussi parce que cette salle programme toujours d’excellents groupes. Ce soir, c’est l’association Are You Stoned ? qui fait venir les Grenoblois General Cluster et les Italiens Doctor Cyclops pour un concert sous le signe du stoner. C’est General Cluster qui entame la soirée et ça va être du lourd…

GENERAL CLUSTER-20130523-047General Cluster

Avant même que le groupe ne monte sur les planches, je peux constater une curieuse mise en scène. Plusieurs packs de bières estampillés « General Cluster » et arborant le logo duGENERAL CLUSTER-20130523-013 groupe sont posés sur les retours. Le groupe possèderait-il sa propre marque de bière ? Nous en saurons davantage un peu plus tard. Pour le moment, la formation grenobloise s’installe et balance son premier titre, « Beer and Breasts », extrait de son dernier Ep « The Six Pack Songs ». Nous voilà jetés dans le bain (de houblon). Le slogan du groupe est « Drinking and burn stages ! » et autant vous dire que ce n’est pas pour crâner qu’ils disent ça. La musique de General Cluster navigue dans les flots du Heavy Stoner agrémenté à des structures typées Metal. À la fois puissant et crado, le style musical du groupe rassemble tous les amoureux du Rock. Ça parle de bière, de bon temps… bref, de la vie que nous aimons tous mener quoi ! Le groupe est particulièrement à l’aise et son chanteur charismatique, Dammut, très communicatif avec le public. Je dirais même très amical car entre quasiment chaque titre, le vocaliste utilisera quelques minutes de son précieux temps de jeu pour présenter le groupe ou nous raconter quelques anecdotes humoristiques. Si le bavardage peut être risqué pour n’importe quel groupe, celui-ci prenant le risque de lasser l’auditoire, GENERAL CLUSTER-20130523-022Dammut parvient à bien faire passer la pilule. Quelques blagues bien senties, un discours commercial bien rodé et ça repart aussi vite avec un morceau bien pêchu. Au niveau musical, ça gère bien, très bien même et le son est vraiment très bon. Malgré de récents changements de line-up, le groupe affiche une bonne cohésion et les interprétations sont carrées. Erwan et Ju, les deux guitaristes, sont très complémentaires et exécutent bien leurs partitions. Entre eux, le bassiste à la chemise à carreaux (oui, donc un bassiste bûcheron), Sly est plus effacé mais tout aussi efficace avec ses lignes de basse lourdes et groovy. Beaucoup moins visible mais heureusement très audible, Fred se déchaîne sur ses cymbales et peaux de batterie. En rajoutant Dammut qui éructe ses paroles avec son timbre de voix grave et puissant, nous obtenons un cocktail qui s’avère complètement addictif. Avant de jouer le titre « The Liar », perle en puissance du répertoire de General Cluster, Dammut va nous donner quelques explications quant aux bières présentées sur les retours. LeGENERAL CLUSTER-20130523-051 chanteur nous révèle qu’elle est fabriquée artisanalement par un proche du groupe,  qu’elle est fabriquée avec une variété de houblon particulier (le Cluster, connu aussi sous le nom Golden Cluster) et que les packs sont disponibles au merchandising. Après la bière AC/DC et le vin Motörhead, voici en exclusivité la bière General Cluster ! Reconnaissez qu’il s’agit là d’une initiative originale pour un groupe. Malheureusement, je n’ai pu m’en procurer pour la tester, ce sera pour une prochaine fois. Revenons au concert. Après cet intermède, les Grenoblois reprennent le cours de leur set. « The Liar » verra apparaître un fan quinquagénaire devant la scène tandis que les derniers morceaux feront un peu plus bouger le Brin de Zinc, notamment « General Cluster » et son passage Rock sudiste à coups de bottleneck, « Only For The Brave » et son riff lourd et pesant et le final « Welcome To Hell » qui nous achèvera en bonne et due forme. General Cluster est venu, a vu et a vaincu dans les règles de l’Art, les guitares à la main. Une belle découverte et un groupe très prometteur, en plus d’être attachant. Comme la bière, en fait… À voir d’urgence.

DOCTOR CYCLOPS-20130523-001Doctor Cyclops

Place maintenant au trio transalpin Doctor Cyclops. Si General Cluster évolue dans un style Heavy-Metal Stoner, les Italiens quant à eux, jouent un Stoner plus proche du Prog, voire du Psychédélique. Ce groupe va littéralement nous mettre une claque grâce à des structures complètement… déstructurées. Les morceaux commencent tous sur un mid-tempo très groovy, typés Black Sabbath, Spiritual Beggars ou Cathedral. Après quelques mesures, le trio part dans une direction complètement à l’opposée. Augmentant considérablement leDOCTOR CYCLOPS-20130523-018 tempo et le niveau de difficulté des plans, Doctor Cyclops passe dans une autre dimension. Les riffs laissent leur place à des soli déjantés mais toujours dotés d’une grande technicité. Puis soudainement, le rythme change encore une fois au bout de cinq minutes furieuses pour revenir à un tempo assez lent, laissant ainsi s’exprimer toute la sensibilité des musiciens. Doctor Cyclops prend notre cerveau et le retourne plusieurs fois pour nous déboussoler. Christian Draghi, le guitariste-chanteur, nous entraîne dans des labyrinthes d’arpèges tandis que le bassiste Francesco Filippini nous assomme avec la redoutable signature sonore de sa Rickenbacker, bien aidé par la frappe surpuissante d’Alessandro Dallera. Ce groupe me fait même penser à Kadavar, de par sa nature imprévisible. Même un problème de micro, vite résolu par Franck, ne viendra obscurcir la prestation remarquable des Italiens. Le public semble choqué, mais dans le bon sens du terme. Rapidement, la cinquantaine de spectateurs adhère complètement à la musique de Doctor Cyclops et ça commence à bouger derrière moi, tandis que mes voisins semblent hypnotisés par la virtuosité de Christian et le jeu de DOCTOR CYCLOPS-20130523-014scène de Francesco. Le bassiste semble parfois entrer en transe tant son visage se déforme au gré des notes. Doctor Cyclops est réellement dans un autre monde et cherche à nous embarquer avec lui. Laissons-nous faire, au moins pour ce soir. Le batteur est le moteur de cette tourmente, avec ses furieux patterns et son touché précis. Il s’autorisera un très cout solo pendant que Christian fait les présentations. Le final sera grandiose, avec un très long passage purement instrumental où chaque membre laissera parler sa virtuosité. Le groupe pose les instruments et quitte la scène sous les applaudissement d’un public qui se sera ébahi devant cette performance. Doctor Cyclops nous aura ouvert le bide pour en sortir nos tripes. Une très grosse claque, vraiment. Ne ratez pas une occasion d’aller les voir.

Bon sang, quels concerts. Entre la puissance de General Cluster et la folie musicale de Doctor Cyclops, nous en avons pris pour notre grade. Are You Stoned ? à le don de programmer des groupes surprenants, originaux et techniquement bons.

Merci à Franck et à l’ensemble du personnel du Brin de Zinc, à JL et Lucas de Are You Stoned ? et merci aux groupes General Cluster et Doctor Cyclops pour cette soirée très réussie.

Pour découvrir ces groupes, cliquez sur leurs noms : Doctor Cyclops ; General Cluster. Le clip officiel du single « Life » de General Cluster vous donnera un petit aperçu.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Kouni