IMG_0503C’est en cette première journée d’août que nous prenons le départ en direction du sud-ouest pour l’édition 2014 de l’Xtreme Fest, à Albi dans le Tarn. En effet, le festival s’est déjà déroulé l’an passé et avait tant fonctionné que l’organisation a décidé de remettre le couvert. Ce qui n’est pas pour nous déplaire. Au programme du vendredi, nous aurons des formations comme Havok, Gojira, Les Sheriffs… Pour samedi, nous attendent Sons Of Buddha, Red Fang, NOFX et pour clôturer ce festival, l’organisation offre sur un plateau les Stéphanois de Benighted ainsi que les Américains d’Obituary. Nous ne parlerons pas pour l’instant du reste de l’affiche de chaque journée qui promet surprises et déceptions. Mais nous reviendrons sur ce point plus tard.

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Après quelques déboires dûs à la circulation, nous arrivons dans la petite ville d’Albi sur les coups des 16h00. Le temps de visiter en voiture la ville « rouge » ressemblant étrangement au niveau des constructions et des bâtiments à notre ville « rose » Toulouse. Mais ne nous égarons pas, car nous ne sommes pas venus ici pour faire du tourisme puisque l’Xtreme Fest nous attend. Nous rejoignons donc le parking et à notre grande surprise, nous nous retrouvons sur un circuit automobile prévu à cet effet. C’est chouette, une course va bien avoir lieux, mais à pied de scène puisque nous nous garons à tout juste 500 mètres de l’entrée du festival. Le temps de récupérer les précieux sésames, donnant accès au camping ce qui permettra une installation rapide avant l’ouverture des portes à 18h00. Premier gros point bonus pour les festivaliers situés le camping, deux entrées furent crées, permettant aux personnes de ne pas faire un tour de près de dix minutes de marche pour se rendre à l’entrée principale. L’heure H est arrivée et les portes de l’Xtreme Fest , situé sur le parc des expositions Albigeois, ouvrent enfin, nous allons attaquer dans le vif du sujet. Ce sont les Français de Seylen qui auront la lourde de tâche d’ouvrir cette première journée à 18h15. On sait combien cette position est difficile pour qui ce soit et vous verrez dans quelques lignes que la formation ne se débrouille pas trop mal.

Vendredi 1 août 2014

Un petit quart d’heure nous sépare du début des hostilités, ce qui nous permettra de nous familiariser avec l’enceinte du Parc des Expositions. Trois scènes ont été installées, deux à l’extérieur avec la X Stage (sur laquelle se produiront Havok, Seylen, Red Fang…), Zguen Stage (Sons Of Buddha, Justin(e) …) et la Main Stage, située à l’intérieur dans une immense salle (Gojira, Obituary, NOFX…). L’heure de l’entrée en scène de la première formation est arrivée. Nous n’aurons dès à présent plus aucun répit jusqu’aux dernières notes proposées par Havok, à 01h25 du matin avant la fermeture des portes du festival.

Seylen – 18h15, X Stage

IMG_9780La soirée commence donc avec Seylen et ce que l’on peut d’ores et déjà dire, est que la formation toulousaine fait preuve d’une envie et d’un professionnalisme énorme. En effet, on sait qu’il n’est pas chose aisée d’ouvrir un concert et qui plus est, encore moins un festival. Surtout quand on voit le peu de monde présent dans l’enceinte de l’Xtreme Fest quand le groupe démarre. C’est tout à leur honneur de démontrer le talent dont ils font preuve, à travers une atmosphère lourde, pesante et sombre d’une musique très brute et mélodique. On peut saluer le chanteur Jok qui assure un show et un set du tonnerre, donnant tout ce qu’il possède en lui pour faire bouger un public statique et très peu réceptif. Il faut donc tirer une immense révérence à la formation pour une très belle entame de festival sur la X Stage et qui aura lancé de manière parfaite les hostilités.

À 19h00, ça enchaine à grande vitesse avec deux formations qui se produiront en même temps, l’une sur la petite scène de la Zguen Stage et l’autre sur la Main Stage. Peut-être déjà le point noir de la soirée puisque faire jouer à la même heure les Belges d’Aborted et les Hossegorois de The Dead Krazukies n’est pas une très bonne chose pour ce groupe talentueux. Si les deux styles sont radicalement opposés, l’un étant du Death pur et dur et le deuxième plutôt à tendance Punk, nous avons la sensation, après avoir assistée aux premières minutes d’Aborted, que la ZGuen Stage va « rameuter » les débris du festival, tout le long des trois jours. Vous verrez le running order à chaque fin de journée pour comprendre.

Aborted – 19h00, Main Stage

IMG_9904Est-ce encore bien nécessaire de présenter ce groupe phare de la scène Metal Extrême mondiale qui, à chaque passage scénique, est un véritable ouragan de riffs, de breaks, de frappes brutales. Il est vrai que peu importe le nombre de fois où l’on puisse voir la formation belge, le choc thermique fait toujours son effet. Alors, pour une personne ne les ayant jamais vu ou que très peu, la découverte doit être des plus violentes quand on ne sait pas à quoi s’attendre. D’ailleurs, si le public n’était pas entré de plein-pied dans le festival au niveau de l’ambiance, avec Aborted les choses vont changer. Puisque Sven de Caluwe (chant), dès la deuxième chanson du set, demandera au public de faire un beau circle pit. Le premier d’une longue série sur le week-end. Les slameurs, quant à eux, ne tarderont pas à faire leurs premières apparitions face aux martèlements de coup du batteur Ken Bedene. Voilà, le festival est cette fois lancé. On a la sensation que le quintet belge se trouve à deux cent pour cent de ses capacités, tant la puissance est présente en masse dans cette immense du Parc des Expositions. La suite du set d’Aborted n’est que guerre sanglante de pogos, de slams et de circle pits, jusqu’à un final magistral qui mettra tout le monde d’accord.

The Dead Krazukies – 19h00, Zguen Stage

IMG_9961En parallèle au set d’Aborted, se déroule un set tout aussi différent qui ne laissera pas indifférent. En effet, pendant que les Belges dévasteront la Main Stage de 19h à 20h, la formation française tout droit venue d’Hossegor se produira sur la petite scène Zguen Stage, de 19h à 19h30. Dommage de se faire produire en même temps deux groupes sur un festival comme celui-ci, car les surprises peuvent être de bon augure. Qu’importe, ce qui est fait est fait. La musique proposée par les Français est agréable et donne envie de danser et de sauter, notamment au son envoûtant du trombone de Le Jeune. Il faut saluer la grande motivation et l’excellent travail des chanteurs guitaristes Ricardo et KK pour le dynamisme engendré face un public très clairsemé, de nombreux festivaliers se trouvant dans la salle du Scénith. Le quintet n’hésitera pas à rendre hommage à Papy Metal qui les suit régulièrement et met l’ambiance dans le public, pour le grand bonheur des spectateurs et des hossegorois. Il profitera de cette occasion pour grimper sur la Zguen Stage avec eux, histoire de rallier le reste des auditeurs présents à la cause de The Dead Krazukies. La formation finit aussi vite et efficacement qu’elle a commencé. C’est la deuxième surprise de la soirée et du festival. Cela risque de ne pas être la dernière.

Il est environ 19h55 quand Aborted finit son set et dans cinq minutes, nous retrouvons la X Stage pour la formation punk de Montbéliard, The Rebel Assholes.

The Rebel Assholes – 20h00, X Stage

IMG_0002Il est 20h00 quand The Rebel Assholes débute son set pour envoyer un Punk efficace, propre et carré. Cependant, si ce que propose la formation de Montbéliard est entrainant puisqu’il est facile de retenir les refrains et de les chanter ensuite à tue-tête, force est admettre que les personnes n’étant familiarisées avec la musique Punk pourraient très certainement trouver la musique légèrement molle. D’ailleurs, ceci se voit parfaitement car l’ambiance est très différente entre le devant de la scène et 50 mètres en arrière. Cela n’empêche pas le public de s’éclater sur les titres proposés par la formation, sur la batterie de Kikoune ultra présente et d’une agressivité sans limite, allié aux guitares de Jean Rem et Jean Loose, énergiques et efficaces, laissant de côté les chichis musicaux. Ce qui permet aux spectateurs de partir à vitesse V dessus. Une prestation intéressante qui ne restera certainement pas dans les esprits des festivaliers, surtout quand on connait le reste de l’affiche de la journée.

Real Deal – 20h45, Zguen Stage

C’est au tour de Real Deal de se lancer à corps perdu dans le festival, grâce une musique ultra énergique qui créera les premiers mosh de la soirée. Les fans sont d’ailleurs ravis, car côtéIMG_0072 Hardcore, nous étions un peu en reste jusqu’à présent et avec Real Deal, les hostilités sont lancées. Nous sentons un véritable engouement pour la formation car malgré la pluie qui commence à s’abattre sur nos têtes, un nombre impressionnant de spectateurs c’est agglutiné face à la petite Zguen Stage. La formation doit être pour les plus heureuses quand on sait que pendant leur set, se produiront ni plus ni moins l’un des groupes les plus attendus des trois jours, Gojira. On imagine alors aisément ce que peut ressentir un musicien, à l’idée de se dire qu’au milieu de son concert, plusieurs personnes partiront pour un autre groupe. Quoi qu’il en soit, le public de Real Deal répond présent et on sent une atmosphère joviale se libérer petit à petit, grâce aux sourires qui s’affichent sur les visages.

Tandis que Real Deal continue à se produire sur la plus petite des trois scènes, toujours sous une ambiance de feu, ce sont des spectateurs par centaines qui se pressent dans la grande salle du Scénith car à 21h00, débutera le set de Gojira.

Gojira – 21h00, Main Stage

1 (7)Si l’ambiance du festival commence presque à être palpable, avec la formation bayonnaise, cela va radicalement prendre un cran au dessus. Présenter Gojira ne sert plus à grand-chose, tant le groupe écume les scènes au niveau national et international, ralliant petit à petit de plus en monde sous sa bannière. Lorsque Explosia démarre, ce ne sont plus des trombes d’eau qui s’abattent sur nous mais une pluie dévastatrice de coups de grosse caisse et de double pédale. Il faut bien admettre une chose : que l’on aime ou non ce que proposent les Bayonnais, la technique est parfaite et le jeu de scène est posé et carré. Ce n’est pas pour rien que le nom de Gojira commence à être des plus connus dans le monde musical. Le set défile à vitesse grand V, toujours et encore sous une pluie fracassante de lourds et pesants accords de guitare et de basse. Quand arrive le titre Enfant sauvage, la salle embrasée de mille feux devient une immense boule intouchable, tant les spectateurs sont en extase devant la puissance de la formation. C’est sûrement une amère déception pour les fans que la fin du set du quartet emmené par Joe Duplantier, pointe le bout de son nez. Cependant, nous aurons droit au titre Where Dragons Dwell ainsi qu’à un formidable rappel grâce aux clameurs détonnantes du public. Un set tonitruant et dévastateur qui aura sans doute laissé quelques séquelles dans le public, mais il faut bien ça quand on aime.

Le temps de souffler deux petites minutes et il est temps d’aller voir The Black Zombie Procession, le concert démarrant dans quelques secondes. Comme le dit l’adage « aucun répit pour les braves », malgré le déluge qui s’abat sur la X Stage.

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The Black Zombie Procession – 22h00, X Stage

IMG_0268C’est donc sous un déluge d’eau que le groupe de Besançon entame son set devant un public clairsemé aux quatre coins du Parc des Expositions, les festivaliers ayant préféré pour la plupart rester à l’abri de la pluie. Dommage, car la formation n’a pas l’air de se laisser impressionner par ce temps exécrable. Il est vrai que quitte à jouer, autant envoyer la sauce, cela fera peut-être revenir le beau temps. Hélas, ce n’est pas le cas malgré une énergie instrumentale énorme qui mettra la première claque du festival. Il reconnaître que la formation ne se sera pas posé de questions et que, monde ou pas, le quartet aura démontré que c’est du pareil au même. Si vous les avez loupé durant leur passage à Albi, n’hésitez pas à jeter une oreille, vous risqueriez de devenir accro à la bonne humeur de The Black Zombie Procession, un groupe à revoir soit en salle, soit dans des conditions météorologiques plus clémentes. Ce qui permettra d’apprécier la musique des Bisontins à sa juste valeur.

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Smoke Deluxe – 22h45, Zguen StageIMG_0316

Il est l’heure du Rock n’Roll de Smoke Deluxe et peut-être la petite déception de la soirée, car un son laissant à désirer ne permet pas de distinguer le chant de Pedro qui, pourtant, à l’air d’être une personne dynamique et d’envergure scénique incroyable. Au vu de son jeu de scène, nous pourrions très facilement penser à Renato de Flayed et God Damn. De plus, la pluie tombant de plus en plus drue n’arrange pas les choses pour apprécier un groupe à sa juste valeur. Mis à part cela, les quelques personnes bravant la météo et luttant devant la Zguen Stage apprécient grandement. Un peu de sourires dans ce monde de brute. Cela nous rappelle que juste après sur la Main Stage, se produiront Les Sheriff. Pour en finir avec Smoke Deluxe, si le public apprécie, la météo et le son n’auront pas été des plus positifs, surtout que d’après les écoutes de certains clips, ça déménage à cent dix pour cent. Un groupe à revoir car l’énergie que la formation basque dégage peut se terminer en intraveineuse. À consommer avec modération, tout de même. Un groupe à revoir dans des meilleurs conditions pour se faire un meilleur avis de leur potentiel.

Les Sheriff – 23h00, Main Stage

IMG_0361Avant dernière ligne droite avec les Montpelliérains Les Sheriff. Lorsque nous entrons dans la salle Scénith, nous sommes stupéfaits de voir une salle archi comble. Si bien que pour se frayer un chemin, cela risque d’être compliqué. Heureusement pour nous, l’accès au pit photo étant sur les côtés, nous n’aurons aucun mal à nous placer facilement pour prendre des clichés de ce groupe phare de la scène Punk française. Les lumières de la salle s’éteignent et c’est parti pour 1h30 de set déjanté que ce soit dans le public ou sur la scène. En effet, la formation qui commence déjà à avoir pas mal de bouteille, ne donne pas l’impression d’avoir été rattrapé par les effets de l’âge quand nous voyons le dynamisme avec lequel le quintet envoie la sauce. L’exemple le plus époustouflant reste l’énergie du chanteur Olivier Téna, dégageant un petit quelque chose d’indescriptible tant rien qu’au fait de le regarder, on a envie de slamer et de sauter partout. D’ailleurs, le public ne contredira certainement pas ce point puisqu’il règne une ambiance festive hors du commun dans cette belle salle. De plus, les « papys » du Punk ont l’air de retrouver leurs vingt ans face aux spectateurs de l’Xtreme Fest. Serait-ce un nouveau regain de vitalité pour cette formation qui n’a plus rien à prouver ? Suite au prochain rendez-vous. Quoi qu’il en soit, tout n’est que bonheur et puissance instrumentale à travers le batteur Emmanuel Larnaud, décochant des coups d’une extrême violence presque pour rappeler que dans le Punk, eux aussi savent le faire. Une prestation qui finira en beauté et de manière esquisse avant les Américains de Havok et leur puissant Thrash Metal.

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Havok – 00h30, X Stage

IMG_0457Dernière ligne droite de cette première journée et pour finir, les organisateurs se sont dit, pourquoi ne pas finir par du bon vieux Thrash à l’ancienne avec Havok. Seulement, Havok n’a rien d’ancien et pour cause, la formation née dix ans auparavant est jeune, mais a tout compris à la musique. Comment ça, me direz vous ? Vous n’avez qu’à fermer les yeux pour avoir l’impression d’avoir devant vous les Allemands de Kreator. Que ce soit les soli déménageurs et les sonorités teintées Heavy, tout rappelle les Allemands. Ce n’est pas non plus un copié collé, car la formation apporte un souffle revigorant à ce genre musical. Les riffs proposés par David Sanchez et Reece Scuggs (guitare) produisent l’effet d’un éboulement de pierre descendant d’une montagne et venant s’écraser sur les pauvres habitants de la vallée. Nous avons la nette impression que Havok veut marquer le coup. Les spectateurs, présents en grand nombre, sont d’une réceptivité hors norme car malgré l’heure déjà bien avancée, pogos et circle pits s’enchainent avec une rare violence. De plus, histoire de bien appuyer là où ça fait mal, le batteur Pete Webber démolit brique par brique, accompagné d’une basse tonitruante, ce qui reste d’énergie aux auditeurs, mettant un terme magistral à cette première journée. Le set des Américains se terminera par un dernier titre bien mérité, tant le public aura mis du cœur à l’ouvrage pour un rappel qui finira la soirée en apothéose.

Il est une heure trente du matin, les concerts sont finis et le site du festival se vide petit à petit. Certains rentrent chez eux, à l’hôtel ou au camping pour une bonne nuit de sommeil. Car la suite des évènements risque de ne pas être des plus reposantes.

De très bonnes découvertes en cette première soirée et une organisation qui met tout en œuvre pour que le festival se déroule parfaitement.

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Samedi 2 août 2014

Après une bonne nuit de sommeil, nous profitons de cette fraîche matinée pour visiter la belle petite ville d’Albi, construite toute en brique rouge. Je n’aurais vu que le centre mais tout cela me semble agréable, je recommande fortement de prendre une journée pour visiter le coin. Mais arrêtons de parler tourisme, car vous n’êtes pas ici pour connaitre l’histoire albigeoise mais pour lire la suite de l’Xtreme Fest 2014. N’est-ce pas ? Le temps de se poser dans un bar et de faire un tour dans la magnifique structure nautique Atlantis, il est temps de repartir en direction du Parc des Expositions puisque les hostilités débuteront à 14h15 avec Smashed.

De nombreux festivaliers sont déjà dans l’enceinte de l’Xtreme Fest, les portes étant ouvertes plus tôt que la veille. Le premier groupe devrait donc jouer devant un public un peu plus conséquent que Seylen. Un petit tour par l’espace presse-VIP boire un coup et il faut se mettre au boulot car, si vendredi le parcours semblait facile avec seulement 9 groupes, aujourd’hui la chose va être très exigeante physiquement puisque nous enchainerons pas moins de 18 formations.

Smashed – 14h15, X Stage

IMG_0528Quand la formation démarre, on sent qu’il va être difficile de faire bouger le public, certains n’étant pas encore remis de la veille, le réveil n’a pas dû être facile. C’est donc devant très peu de monde que Smashed annonce la couleur, avec une musique violente qui met tout le monde d’accord sur l’ambiance de la journée qui promet d’être brutale et lourde. En effet, le batteur fait un boulot énorme sur une double pédale et des breaks qui pourraient faire chavirer un navire marchand. Le travail paie dit-on toujours et là, il faut admettre que ça fonctionne car de petites poches de spectateurs commencent à applaudir à chaque fin de chanson et se mettre dans l’ambiance de cette journée du samedi. Il faudra saluer la performance de Smashed qui aura tout mis en œuvre pour faire bouger des festivaliers encore éteints. Un groupe à suivre et à revoir dans d’autres circonstances.

Woodwork – 14h45, Zguen Stage

IMG_0589C’est maintenant au tour de Woodwork de prendre place sur scène. La formation dégage dès les premières secondes une énergie endiablée et intéressante qui ne laissera pas de marbre les spectateurs amassés devant la Zguen Stage. Le groupe propose un mélange Postcore, Hardcore et démontre une technique parfaite pour ce début d’après-midi. D’ailleurs, au fur et à mesure que le set avance, le nombre de personnes s’accroit et l’ambiance commence à monter. Ce n’est que le début de la journée et déjà, on sent que les festivaliers de l’Xtreme Fest sont chaud bouillant. Cela tombe bien, car l’affiche de la journée promet un finalement énorme. Une prestation qui aura permis de continuer à plonger le public au cœur de cette deuxième journée.

Smoke Deluxe – 15h15, X Stage

IMG_0615La formation parisienne Straightaway n’ayant pas pu se déplacer, ils seront remplacés par Smoke Deluxe et leur puissant Rock n’Roll. Si le groupe avait déjà proposé une prestation ultra intéressante la veille malgré la météo exécrable, le quartet emmené par Pedro (chant) va démontrer une nouvelle fois tout leurs talents de musiciens. D’ailleurs, la formation va d’emblée marquer les esprits du public, car nous avons la sensation que le fait de jouer sur la X Stage et non pas sur la petite Zguen Stage comme hier soir, transcende les musiciens. L’énergie de leur musique ne tardera pas à transporter dans un autre monde les spectateurs présents face à eux. C’est formidable pour cette formation de tout donner à nouveau quand on sait l’énergie laissée vendredi soir. Leur capacité à remettre le couvert avec ce niveau d’engagement est tout à leur honneur, rendant leur set d’une qualité extrêmement plus intéressante que celle de la veille. On en profitera pour passer un premier merci à l’organisation pour avoir su se relever à cette vitesse, face à l’annulation de Straightaway.

Homesick – 15h45, Zguen Stage

Avec Homesick, nous restons dans le domaine du Punk Rock sur la petite scène du festival. Des titres courts, d’une efficacité à toute épreuve, ne permettant à aucun moment aux spectateurs de se lasser. En effet, la formation d’Angers à compris que quand on a pas beaucoup de temps de jeu, l’important était de mettre l’accent sur l’énergie, ainsi que sur la puissance des instruments. Comme le démontre la batterie dévastatrice, entraînant le public dans leur monde.

Black Knives – 16h00, Main Stage

IMG_0756Dommage pour Homesick, leur musique intéressante ne permettra pas de surpasser l’envie de découvrir ou de redécouvrir la formation qui suit. Pour cause, il est l’heure des Toulousains de Black Knives et avec eux, la première grosse surprise de la soirée. Avant même que la formation ne débute son set, une intro très typée américaine va nous plonger au cœur du Hardcore US. Cela se sent aussi de par l’ambiance montante dans la salle du Scénith. Alors, quand les Toulousains entrent sur scène, la sensation que l’on éprouvait s’avère exacte puisque la formation propose une musique d’une violence énergique, d’une superbe beauté. D’ailleurs, Eric Estrade (chant) dégage une telle aura que le public ne tarde pas à se déchainer et nous aurons la possibilité d’assister à un wall of death du tonnerre, démontrant toute la férocité de la musique de Black Knives. Mais ce n’est pas tout ! Si les spectateurs peuvent se déchaîner à ce point, c’est aussi grâce aux formidables riffs dévastateurs de Kevin Le Floch et Etienne Dumas (guitares) qui n’hésitent pas à nous gratifier d’une technique ultra détonante. De plus, comme si cela ne suffisait pas pour ce lancer à corps perdu dans la bataille, il faut bien la lourdeur de la basse de Thomas Pedotti, ainsi qu’à la redoutable batterie de Bastien Lafaye, augmentant au fur et à mesure la qualité musicale de ce que nous propose le quintet de Toulouse. Au bout d’une demi-heure de set, c’est sûrement le cœur rempli de joie que la formation quitte la scène. D’un autre côté, il m’est avis que le public de l’Xtreme Fest n’oubliera pas de si tôt cette incroyable prestation.

Authority Zero – 16h30, X Stage

IMG_0844Après Black Knives, c’est au tour des Américains d’Authority Zero d’entrer en scène. Il ne faut que quelques secondes pour se demander dans quel genre peut-on classer le groupe venant d’Arizona. En effet, la formation passe du Rock au Punk avec des pointes de Reggae, à une vitesse décoiffante. C’est tout bonnement incroyable d’assister à un tel dynamisme et au vu de la beauté de leur musique, on comprend aisément pourquoi la foule s’est amassée en nombre face à la X Stage. Nous n’avions pas encore assisté à un tel attroupement de la part des festivaliers, à part sur les deux groupes de tête d’affiche de la veille. D’ailleurs, si vous n’étiez pas encore convaincus du talent de Authority Zero, le passage à la guitare électro-acoustique de Jason Devore, en solo, vous aurait sûrement fait changer d’avis. Pour cause, le petit air de Country rappelle très bien d’où viennent les Américains. Grâce à seulement deux titres magnifiquement interprétés, nous assisterons à un moment de bonheur incroyable, tant la formation et notamment Jason Devore seront arrivés à regrouper tous les spectateurs sous une même bannière, grâce à leur mélange musical Punk Ska. La deuxième grosse surprise de ce festival.

Miles To Go – 17h15, Zguen Stage

Votre équipe de choc, n’étant pas disponible pendant le set de Miles To Go pour certaines raisons, n’a pu assister à cette performance.

Angelus Apatrida – 17h30, Main Stage

IMG_1016Après du Punk, du Harcore et du Rock n’Roll, les festivaliers de l’Xtreme Fest vont avoir droit au Thrash Metal des Espagnols d’Angelus Apatrida. Quand les lumières de la salle du Scénith s’éteignent, il ne faut que quelques secondes pour que l’ambiance monte en puissance. Le temps pour le groupe de prendre place et nous constatons que le guitariste David G Alvarez est plâtré. Il jouera donc assit. Qu’importe, cela ne veut pas dire que son jeu en pâtira. Dès les premières notes envoyées par le quartet, on sent que la formation ne va pas faire dans la dentelle. Pour cause, les Espagnols produisent un Thrash technique et puissant avec des touches de Heavy Metal. La démonstration en est faite de par les soli ultras travaillés, rappelant nettement les grosses formations du genre. De plus, si Havok nous avait déjà fait forte impression, Angelus Apatrida va littéralement scotcher le public de l’Xtremfest. Jetez donc une oreille sur cette musique énergique, technique et dynamique au possible. De plus, tout cela est regroupé dans le chant de Guillermo Izquierdo, de la basse José J Izquierdo, ainsi que dans les coups dévastateurs de Victor Valera à la batterie. Comment ne pas être subjugué par la qualité du set des Espagnols et se laisser porter par leur Thrash Heavy ? Une prestation de haute voltige qui aura ravi les fans du genre.

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Berri Txarrak – 18h30, X Stage

IMG_1076C’est au tour de Berri Txarrak de débuter leur set. À la surprise générale, la formation basque (du côté espagnol) va proposer un chant qui laissera plus d’une personne perplexe. En effet, Gorka Urbizu va nous gratifier d’un chant dans la langue basque. Personnellement, l’étrangeté m’aura laissé une sensation bizarre qui s’envolera rapidement. Le groupe met tout en œuvre pour porter le public dans leur univers aussi étrange qu’efficace car entre le chant, l’énergie qu’amène David Gonzalez avec sa basse, ou encore par la démonstration technique du batteur Galder Izagirre, nous ne pouvons donc qu’être enthousiastes face à cette superbe prestation, même si le chant en basque est incompréhensible pour un grand nombre de personnes. On ne peut que tirer notre chapeau aux Espagnols pour leur fabuleuse démonstration. Un groupe à voir sans hésiter pour se faire sa propre idée.

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Youth Avoiders – 19h15, Zguen Stage

Suite à la possibilité d’assister à une séance de drift sur le circuit d’Albi, situé juste à côté du festival, nous n’avons pas assisté au concert de Youth Avoiders. Veuillez, s’il vous plaît, ne pas nous en tenir rigueur.

Suffocation – 19h30, Main Stage

IMG_1220Est-ce bien la peine de présenter Suffocation, groupe écumant les scènes depuis le début des années 90 ? Cependant, si vous n’avez jamais eu l’occasion de les voir, et bien, l’Xtreme Fest vous les offre sur un plateau. Dès les premières secondes de jeu, il ne faut pas longtemps au public pour s’imprégner à cent pour cent de cette musique ultra violente. La démonstration est faite grâce à Kevin Talley, un batteur de folie qui amène petit à petit un ouragan de breaks et de frappes dévastatrices. Comme si cela ne suffisait pas, il faut bien toute la rage des guitares de Terrance Hobbs et Guy Marchais pour emmener doucement, mais sûrement, le public vers la dévastation de la salle du Scénith. Quoi qu’il en soit, il faut bien admettre que Suffocation fait des ravages qui laisseront des traces, tant physiques que mentales, parmi les spectateurs.

A Whilhelm Scream – 20h30, X Stage

Nous changeons radicalement de style musical avec A Whilhelm Scream, mais restons tout de même aux États-Unis. En effet, le groupe originaire de New Bedford dans le Massachusetts évolue dans Punk Hardcore mélodique très pêchu, dégageant une énergie de bonne humeur sur la X Stage. La formation est hyper communicative et n’hésite pas à remercier le public en long, en large et en travers pour le bonheur des festivaliers. La magie fait son effet, de très belle manière. C’est donc normal que la formation finisse son set ultra énergisant sous les applaudissements des festivaliers qui auront encore pris de doux décibels dans les oreilles.

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Justin(e) – 21h15, Zguen Stage

IMG_1372L’heure H du groupe des Pays de la Loire Justin(e) est arrivée et avec eux, un attroupement tel qu’il sera difficile aux photographes d’accéder à la petite Zguen Stage. D’ailleurs, nous n’avions pas encore eu l’occasion de voir tant de monde devant cette petite scène. C’est désormais chose faite et c’est normal, face à une telle énergie proposée par les Treilliérains. Dans le public, c’est le délire avec slams et sauts au fur et à mesure qu’avance le set. Le fait de n’avoir qu’un très faible temps de jeu n’a pas l’air de trop déranger la formation, celle-ci diffusant ses titres à un rythme soutenu qui pourrait défriser n’importe qu’elle permanente. Les musiciens de Justin(e) se font plaisir et ça se voit, surtout au moment ou Alex (chant) partira en slam sur le public. Un vrai moment de bonheur pour cette foule en délire. Il est évident que le point fort du quartet français soit d’entraîner chaque spectateur, qu’il accroche ou non à leur musique. Un groupe à voir ou à revoir d’urgence dans un contexte peut-être plus propice.

Converge – 21h30, Main Stage

IMG_1429Si vous ne connaissez pas où n’avez jamais vu Converge, accrochez vous car vous risquez d’être décoiffés. S’il fallait expliquer la musique des natifs de Los Angeles en un mot : brutal. Vous devez sûrement vous demander pourquoi, vous allez très vite comprendre. À peine le quartet entre sur scène que dans le public, tout ne devient qu’apocalypse. Quand on regarde la salle et la Main Stage, nous n’en sommes pas loin. En effet, les Américains distillent un Hardcore d’une rare violence qui ne laisse pas de marbre, tant on sent toute la rage qu’ils portent en eux et qu’ils dégagent. Notamment avec le chanteur qui déborde d’énergie, ou la vitesse du batteur à qui nous devons nous accrocher car son jeu dépasserait aisément un TGV lancé au vu du nombre de coups à la seconde. Il est normal, face à un tel engouement des musiciens, de se laisser emporter au gré de la violence de la guitare et de la basse, jusqu’à se laisser tomber de fatigue une fois le concert terminé. Le public n’a pas été loin d’atteindre l’orgasme musical, grâce à Converge.

Bane – 22h30, X Stage

IMG_1521Avec Bane, nous restons dans le Hardcore extrême et violent. Deuxième groupe du Massachusetts de la soirée, le seul reproche que l’on pourrait faire à la formation, est de peut-être trop copier Converge dans le type de jeu. Cependant, on ne peut pas nier que mis à part ce petit point, la formation de Worcester pose les bases comme le fait ses confrères. Tout est réuni sur scène pour détruire et saccager le pauvre spectateur qui ne sait plus où donner de la tête. Les titres s’abattent comme des grêlons et viennent frapper le sol avec une violence incroyable que l’on se demande si les personnes en dessous vont pouvoir se relever. À chaque fois, c’est le cas. Ceci ne s’arrêtera pas avant que Bane ne prenne congé de l’Xtreme Fest.

Confusion – 23h15, Zguen Stage

IMG_1554Après les machines de guerre américaines Converge et Bane, pourquoi ne pas continuer à exploser le public ? C’est ce que va tenter la formation lilloise Confusion qui va déverser pendant une grosse demie heure de set, un Hardcore puissant et entraînant, teinté de Punk dans le jeu des guitares et dans la batterie. Nous sommes en droit de se demander, en voyant le public, comment les spectateurs font-ils pour trouver encore de l’énergie après ce qu’ils viennent de vivre ? La réponse : quand on aime, on trouve toujours. Il est vrai que tous les ingrédients sont réunis pour que le public et le groupe passent un moment extraordinaire ensemble, ce qui permettra à chacun de garder de superbes souvenirs car jouer juste après les deux monstres américains, ou avant le groupe culte NOFX et la formation montante Red Fang, n’est pas une chose aisée. On pourra adresser un grand bravo à cette incroyable formation pour s’être battue jusqu’au bout dans leurs tranchées pour garder les spectateurs à l’écoute.

NOFX – 23h30, Main Stage

IMG_1580Le temps de prendre place avec les autres photographes et d’admirer la scène, les lumières de la salle du Scénith s’éteignent, hormis celles de front, laissant une belle couleur blanche vive. Cependant, mis à part cette belle lumière présente, la formation démarrera tellement doucement son set qu’il est difficile pour un novice de se mettre dedans. Par contre, on peut pas enlever aux Américains que, même avec un début poussif, la formation possède une base de fan énorme, prête à faire tout et n’importe quoi pour rendre leur groupe favori heureux de jouer. On ne s’attardera pas sur la technique de jeu, parfaite, d’une formation qui na plus rien à prouver. NOFX retrouve une deuxième jeunesse en envoyant des sauts à tout va, à l’instar de Eric Melvin (guitare) qui n’arrête pas de bouger dans les sens, pour le plus grand bonheur des festivaliers. Donc, mis à part un début de set poussif, les Américains de San Francisco termineront en beauté avec des titres comme Bottles To The Ground ou Kill All The White Man. D’ailleurs, l’intro de cette dernière fait plus penser à du Bob Marley qu’à du Punk, avant de partir en trombe et d’être reprise en chœur par le public. Un peu plus d’une heure de pur bonheur et de douceur dans les oreilles avant d’attaquer le dernier groupe de ce samedi soir avec le Stoner de Red Fang.

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Red Fand – 00h45, X Stage

IMG_1701Malgré l’heure déjà bien avancée et un public au bord du gouffre, il faut admettre que tout le monde retrouvera un deuxième souffle de vie pour assister à la performance d’un groupe tout droit venu de Portland : Red Fang. Il ne faudra qu’une poignée de minutes pour mettre tout le monde d’accord, car le phénomène américain est présent et tient son rôle de fermeture de la soirée à la perfection. En effet, le lourd Stoner du quartet ne tarde pas à prendre la sauce immédiatement et à réveiller le public qui trouvera l’énergie nécessaire pour balancer slams sur slams, au vent des guitares ultras saturées de Bryan Giles et Dave Sullivan. Après une journée épuisante comme celle-ci, cela fait du bien de terminer par une musique teintée de notes sombres, mais d’une efficacité à toute épreuve. On comprend facilement l’engouement du public rock pour cette formation qui propose une esquisse technique rappelant très bien les années 70 et l’anarchie que représentait le Rock à cette époque-là. Merci aux quatre barbus pour nous avoir fait vivre en direct cette période, ainsi que d’avoir mis une note finale excellente à cette journée.

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Tout comme la veille, il est 1h30 quand Red Fang quitte la scène. C’est le moment pour les festivaliers d’aller prendre un repos très mérité pour être fin prêt pour la troisième et dernière journée rythmée par des formations comme Benighted, The Real MaCkenzies, Biohazard. Autant dire que la journée risque d’être exigeante physiquement. Bonne nuit à tous.

Dimanche 3 août 2014

Après une bonne nuit de sommeil bien méritée et une matinée de flânerie, votre équipe de choc envoyée spécialement pour l’Xtreme Fest se retrouve à 14h00 pour l’ouverture du Parc des Expositions. Plus qu’un quart d’heure avant le démarrage du premier groupe de la dernière journée du festival. C’est OROB qui aura l’honneur d’ouvrir ce troisième jour et de faire grimper l’ambiance à toute vitesse. Autant dire que le poids pèse beaucoup sur les épaules de la formation toulousaine. Mais laissons-leur quelques minutes pour se mettre en condition avant d’envoyer la sauce et profitons de la programmation du jour.

OROB – 14h15, X Stage

IMG_1826En cette douce journée du 3 août, nous entamons donc le dernier jour du festival avec les Toulousains d’OROB. Nous pouvons d’ores et déjà noter que la jeune formation fait preuve d’un incroyable professionnalisme, car l’enceinte du festival est bien vide en ce début d’après-midi. Sûrement à cause d’une nuit difficile et pleine d’embûches. Par contre, ce que le quartet propose techniquement, démontre toute la qualité de leur jeu. Nous pourrons remarquer la facilité du groupe à démarrer sur les chapeaux de roue et l’efficacité des chansons. Un conseil, penchez-vous sur ce talentueux groupe, vous ne le regretterez pas.

Jack Move – 14h45, Zguen Stage

IMG_1870Entrée en matière de la Zguen Stage avec les Parisiens de Jack Move. D’emblée, on se sent moins agressés par les riffs des guitares, mais cela n’empêche pas de rendre la musique de la formation plus intéressante, à tout point de vue. En effet, le dynamisme distillé est revigorant du début à la fin, permettant aux spectateurs arrivant au fur et à mesure dans le Parc des Expostions de s’imprégner de cette ambiance du tonnerre. Cependant, au moment où l’on se sent porté par la musique de Jack Move, tout s’arrête d’un coup car le concert de la formation parisienne n’aura duré que quinze minutes. Dommage, car nous en aurions bien profité un peu plus.

Alea Jacta Est – 15h15, X Stage

IMG_1951L’entrée des Toulousains de Alea Jacta Est se fait sentir, puisque le nombre de spectateurs s’est accru depuis les passages respectifs de Jack Move et OROB. Ce n’est pas la seule chose qui change, car on sent très nettement que l’ambiance de la journée est en train de tourner. Le constat sera vite fixé quand le quintet toulousain enverra le premier titre. D’emblée, on sent un dynamisme, une bonne humeur et une énergie virale pour les spectateurs. La dose de technique instrumentale démontre que les Toulousains méritent une grande place dans la scène Hardcore nationale et internationale. De plus, on sent que chaque note émise par Alea Jacta Est prend vie au plus profond de l’âme du public qui n’hésite pas à se lancer dans une danse effrénée et dans des pogos dévastateurs. C’est donc en toute logique que le départ de la formation est conclu par une pluie d’applaudissements.

Lasting Values – 15h45, Zguen Stage

La formation ayant commencée une ou deux minutes en retard, vos serviteurs n’auront eu la possibilité d’assister qu’à un seul titre de Lasting Values.

The Great Divide – 16h00, Main Stage

IMG_2015Ce début d’après-midi étant marqué sous le signe des groupes français, The Great Divide ne dérogera pas à la règle. La formation ayant fait le déplacement depuis notre belle capitale va s’appliquer à chauffer le public se trouvant face à la Main Stage. Après eux, sur cette même scène et dans quelques heures, se  produiront les Stéphanois de Benighted. Mais revenons un peu aux Parisiens qui vont proposer un dynamisme parfait. C’est dommage que le public présent en masse dans la salle du Scénith ne soit pas plus actif et ne réponde pas plus à la puissance de The Great Divide. Néanmoins, si côté spectateur c’est le calme plat, les Parisiens auront tout mis en œuvre pour développer une prestation énergique et combler les auditeurs.

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Dirty Fonzy – 16h30, X Stage

IMG_2091Comment ne pas programmer un groupe du coin quand on monte un festival comme l’Xtreme Fest ? C’est ce qu’à fait l’équipe du festival, en proposant aux festivaliers de découvrir le groupe Albigeois Dirty Fonzy. Autant dire que l’ambiance régnant sur le Parc des Expositions monte encore d’un cran grâce au Punk Rock énergique joué par le quintet, ajouté à un sens de la communication omniprésent entre le groupe et les festivaliers. Si vous mixez le tout, cela donne un public enjoué et prêt à tout pour ravir les Albigeois. Grâce à Dirty Fonzy, nous avons de nouveau passé un cap dans la journée. Nous sentons alors que les spectateurs sont d’ores et déjà au sommet de leur enthousiasme. Cela promet d’être intéressant quant à la suite des évènements.

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Raw Justice – 17h15, Zguen Stage

Étant en interview avec Alea Jacta Est, nous nous excusons de la gêne occasionnée pour la partie de Raw Justice. Mais ne vous inquiétez pas, votre équipe sera de retour pour Benighted.

Benighted – 17h30, Main Stage

IMG_2131Comme vous le savez très certainement, la formation stéphanoise enregistrera son DVD lors de son passage au Sylak Open Air (lire notre reportage ici). Aujourd’hui, grâce à leur équipe du tonnerre, ce sera une répétition générale puisque plusieurs Go Pro seront installées sur la Main Stage et que le concert sera filmé d’un bout à l’autre par deux appareils photo. Pour avoir eu l’occasion de discuter avec quelques membres du groupe avant leur montée sur scène, ils sont impatients d’en découdre et il m’est avis que le public devrait être d’une réceptivité époustouflante. Dès que la formation débarque sur scène, il ne faudra qu’une poignée de secondes pour que la salle du Scénith s’embrase de mille feux. En effet , Benighted envoie X2Y, chanson tirée de leur dernier album Carnivore Sublime sorti quelques mois auparavant. C’est incroyable d’assister à l’énergie produite par les Stéphanois. Julien Truchan (chant) dégage une fabuleuse aura, remerciant le public à tout va pour leur présence. Cela s’explique par de magnifiques circle pits et walls of death, donnant l’impression que la salle du Parc des Expositions va s’écrouler à tout moment. De plus, Julien n’est pas le seul à être déchainé, comme en témoigne Olivier Gabriel (basse) qui est déchainé comme une puce, enchainant des sauts et des tourbillons. Mais le plus fabuleux est de voir à quel point le petit « jeune » de la bande, en la personne de Kevin Foley, a encore élevé son niveau de jeu à la batterie. Après une heure de jeu, le set se termine aussi puissamment qu’il a commencé.

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The Real Mckenzies – 18h30, X Stage

IMG_2271Il est temps d’entrer dans le pit pour The Real Mckenzies et ses musiciens tous vêtus en kilt. Pourtant, il n’est pas prévu qu’un groupe de Pagan Metal joue pendant le festival. Mais dès le départ, on comprend très vite que ça n’a absolument rien à voir avec du Folk Metal, bien au contraire ! Nous nous retrouvons avec une musique celtique entraînante et d’une efficacité absolument géniale. Pour ma part, ce fut probablement la découverte de la journée car le groupe canadien tout droit venu de Vancouver n’a d’égal que sa joie de vivre et son parfait maniement de la musique typée irlandaise. D’ailleurs, au gré des titres, cela donne envie de prendre son voisin par la main et de l’entraîner dans une danse endiablée. Au regard de la foule présente en masse devant la X Stage, on comprend aisément que tout le monde accroche parfaitement avec le style envoûtant de The Real Mckenzies. Qui plus est, mesdemoiselles et mesdames, ces messieurs ne portent rien en dessous. Vous pouvez donc admirer leurs attributs virils des musiciens et le chanteur Paul Mckenzies s’adonne à cette tâche avec conviction, soulevant son kilt pour nous faire admirer son postérieur, comme les guerriers écossais sur les antiques champs de bataille. Tout cela au son de la cornemuse, donnant une envolée magistrale à la prestation des Canadiens, classant la formation de Vancouver à voir et à revoir sans modération.

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Through My Eyes – 19h15, Zguen Stage

L’heure pour nous de prendre une pause pour aller manger, car la suite de la soirée ne permettra aucun répit.

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Lagwagon – 19h30, Main Stage

IMG_2342Les Américains de Lagwagon sont peut-être la déception de la soirée. En effet, mis à part une énergie débordante dans les mouvements des musiciens, grâce à des sauts endiablés et des courses rythmées par la batterie, il manque un ingrédient pour que la sauce prenne réellement, même si les premiers rangs des spectateurs amassés devant la Main Stage semblent apprécier. Cela n’est pas le cas du reste de la salle qui parait très en retrait, n’arrivant pas à se laisser entraîner par le style musical de Lagwagon. Qu’importe, car après cette prestation, nous retrouvons le Punk français énergique de Tagada Jones qui promet de casser les pauvres festivaliers, avant d’entamer la dernière ligne droite.

Tagada Jones – 20h30, X Stage

IMG_2396Après une prestation en dents de scie de Lagwagon, ça fait du bien au moral de se dire que nous allons assister à ce qui risque d’être l’une des plus belles prestations de la soirée, car Tagada Jones va bientôt faire son entrée. Il ne faut guère beaucoup de temps pour que les Rennais se mettent dans la poche une foule conséquente. Pour cause, le Punk Metal produit par Tagada Jones déferle comme un tsunami qui viendrait ravager les côtes de bord de mer. Mais là, c’est plutôt à coups d’instruments que la formation laisse les spectateurs se noyer au fin fond de l’océan pour rejoindre les sirènes.  Niko, au chant et à la guitare, dégage une énergie tous feux tous flammes, dévastant tout sur son passage. C’est en toute logique que le public et les Rennais ne font plus qu’un, provoquant ensemble la meilleure prestation de la journée qui aura contribué à embraser le site de l’Xtreme Fest.

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Sons Of Buddha – 21h15, Zguen Stage

IMG_2472Vous avez peut-être eu la chance de croiser la route de Sons Of Buddha, pendant leur tournée acoustique en duo avec Forest Pooky/Skit Ed qui s’est achevée à Lyon. Pour les chanceux, vous avez déjà eu l’opportunité d’admirer une prestation scénique excellente. Si vous aviez trouvé que Sons Of Buddha était parfait, en électrique et avec Psycho Pat à la basse, c’est encore mieux. En effet, le peu de titres que votre serviteur aura eu la chance d’entendre avant de rejoindre Sick Of It All n’auront pas laissé de marbre car les paroles d’I Hate Xmas, une des chansons phare du trio, résonnent encore dans ma tête comme une fanfare. Histoire de ne rien lâcher, Forest Pooky s’amusera à envoyer le plus petit circle pit de l’Xtreme Fest qui aura été encore plus violent que sur un concert de Death ou de Thrash. Ceci étant dû au peu d’espace devant la Zguen Stage. Il est formidable de voir à quel point le public peut se laisser dicter une conduite à travers la musique quand il aime. On ne le répétera jamais assez, mais vraiment dommage de ne pouvoir assister à des prestations comme celle-ci, juste pendant douze à quinze minutes, la Main Stage empiétant sur les concerts de la Zguen Stage. En tout cas, Sons Of Buddha aura mis le paquet avant de mettre un terme aux concerts de cette fabuleuse petite scène, où de nombreuses découvertes ont été faites.

Sick Of It All – 21h30, Main Stage

IMG_2570Après le Hardcore US de Black Knives samedi après-midi, c’est au tour des New-Yorkais de Sick Of It All de venir déverser toute la rage et la violence de ses chansons. Nous remarquons tout de suite que l’effet escompté fait son office en très peu de temps. En effet, que ce soit dans le public ou sur scène, l’énergie déployée est hallucinante, si bien que l’on est en droit de se demander si tout ce petit monde qui s’acharne pourra tenir pendant une heure, à une vitesse digne d’un avion supersonique. Au vu de l’enchaînement des morceaux, nous avons l’impression que le chanteur Lou Koller est capable de tout faire sans respirer, tant la rapidité d’exécution laisse bouche bée. Dans le public, c’est pareil car, pogos et slams ayant démarré depuis le début du set ne cessent de partir à tout va. Comment font les festivaliers pour tenir cette folle cadence ? Surtout quand on sait ce qui arrive derrière et qui promet une dévastation totale du Parc des Expositions.

Raised Fist – 22h30, X Stage

IMG_2661Nous entrons dans la dernière ligne droite du festival et nous retrouvons, pour un court instant, en Suède, grâce à Raised Fist. Jusqu’à ce jour, je n’ai pas encore trouvé un groupe suédois qui ne possédait une technique parfaite et qui était bon à jeter aux ordures. Bien sûr, la formation de Lulea de dérogera en rien à la règle car, tout comme leurs compatriotes, ce que propose le quintet est de haute voltige. D’ailleurs, avec eux, nous restons dans le même type de Hardcore que Sick Of It All et Biohazard, qui jouera dans deux heures. L’énergie que nous avions pu palper durant le set de la Main Stage, juste avant, se retrouve de nouveau sur la X Stage. Le public s’étant déplacé en nombre en est un témoignage flagrant, car très peu de personnes sont restées dans la salle du Scénith alors que nous avons ensuite un des piliers du Death Metal qui passera sur scène. Que dire de plus sur la prestation sans anicroche des Suédois qui auront une nouvelle fois prouvé que leur pays est capable de sortir des groupes talentueux, quelque soit le genre.

Obituary – 23h30, Main Stage

Est-ce nécessaire de présenter Obituary, faisant partie intégrante du paysage Metal ? Bien sûr que non. Mais quel bonheur de voir ce groupe qui ne cesse de surprendre par la qualité de ses shows et de ses albums. En parlant d’album, Inked In Blood, le nouvel opus des Floridiens, sortira dans quelques mois, en octobre plus précisément. D’ailleurs, nous aurons droit à quelques extraits de l’album, juste pour nous donner un avant-goût. Physiquement, on sent la formation dans une forme olympique, comme le prouve John Tardy (chant) qui n’arrête pas de bouger dans tous les sens, couvrant la Main Stage. La formation joue avec merveille avec une basse totalement destructrice, ou grâce à Donald Tardy (batterie) arrachant tout sur son passage, sans oublier les riffs ravageurs et la rythmique précise des guitaristes Kenny Andrews et Trevor Peres. Tout se passe tellement vite que nous ne verrons pas l’heure et quart de jeu allouée aux Américains qui nous gratifieront d’un magnifique rappel, mettant un terme aux concerts de la Main Stage.

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Biohazard – 00h45,  X Stage

IMG_2812Voici la dernière performance du festival et, un peu comme un athlète puiserait le courage et l’énergie de mettre un dernier coup d’accélérateur en voyant la ligne d’arrivée, les festivaliers feront de même pour garder la tête haute face à la brutalité des Américains de Biohazard. Malgré un début poussif de la part des spectateurs, cela peut évidemment se comprendre, il faudra attendre le deuxième titre du groupe de Brooklyn pour avoir un public ultra réceptif à la puissance engendrée par le fabuleux quartet. En effet, que se soit Billy Grazadiel (chant/guitare) déployant une densité de jeu énorme ou Scott Roberts (chant/basse), enchaînant les sauts et les poses démoniaques, il faut bien admettre que Biohazard finit en beauté cette splendide deuxième édition de l’Xtreme Fest. Alors, comment finir de manière spectaculaire pour marquer les esprits des festivaliers que de faire monter tout le monde sur scène pour venir mettre l’ambiance sur scène. C’est Billy lui-même qui viendra chercher le public, en descendant de la scène. Un peu comme il l’avait fait quelques minutes plus tôt, en venant jouer sur les barrières. Nous ne pouvions rêver plus belle fin pour ce festival qui, d’ores et déjà, compte parmi les plus beaux de France.

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C’est après un set tonitruant des Américains que cette deuxième édition de l’Xtreme Fest prend fin et nous pensons déjà à l’année prochaine car, au vu des surprises, il est sûr que l’édition 2015 sera encore meilleure. Nous félicitons grandement toute l’équipe du festival et les bénévoles qui auront fait un travail énorme pour que ces trois jours se déroulent parfaitement. À part un point à revoir pour la troisième scène, aucun point négatif n’est à soulever et il m’est avis que l’Xtreme Fest 2015 sera parfait.

Je vous invite donc à suivre de très près ce festival qui risque de devenir un passage important pour un grand nombre de groupe.

Nous finirons cet article par :

  • le coup de cœur de la rédaction : Black Knives.
  • la déception du week-end : NOFX.
  • Grosses surprises : Alea Jacta Est, Havok, The Real McKenzies, Smoke Deluxe, Red Fang.

Les plus :

  • Equipe très professionnelle,
  • Respect des horaires,
  • Equipe réactive (suite à l’annulation de Straightaway),
  • Mention spéciale pour la sécurité.

Les moins :

  • La Zguen Stage aurait mérité ne pas avoir de temps de jeu empiétant sur la Main Stage, à voir pour la prochaine édition pour éviter de couper les festivaliers en deux.

Elovite, avec l’aide de Wolve Jim.

Merci à lui !

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