Interview avec Breed Machine

Publié: 11 juin 2014 par metalkouni dans Interviews
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band_2_500Breed Machine est un groupe ardéchois qui existe depuis dix ans déjà, et qui a sorti son quatrième album en décembre 2013. Actuellement en pleine tournée de promo, ses membres ont accepté de répondre aux questions de Sons of Metal.

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Breed Machine, avec de gauche à droite : Kriss (basse), Mike (chant), Ja (guitare) et Deub (batterie)

Breed Machine, avec de gauche à droite : Kriss (basse), Mike (chant), Ja (guitare) et Deub (batterie)

Sons Of Metal : Nous allons commencer classiquement avec une petite présentation, si vous le voulez bien.

Kriss (basse) : On est Breed Machine, on existe depuis plus de dix ans. On a déjà fait quatre albums, un maxi et on a beaucoup tourné. On vient de sortir un album qui s’appelle À l’Aube Du Huitième Jour et on tourne pour le défendre. Sinon, on fait du Metal.

Breed Machine 1Le nom de votre groupe a une signification particulière ?

Pas vraiment. On cherchait un nom au moment où le groupe s’est formé, certains écoutaient beaucoup Meshuggah, dont la chanson la plus connue était Futur Breed Machine et ça a plu à tout le monde qu’on s’appelle Breed Machine, même s’il n’y a pas de rapport entre la musique de notre groupe et celle de Meshuggah.

J’ai appris que vous alliez faire deux dates avec Wall Of Jericho

Une seule, au final. Nous avons dû annuler celle de Montbeliard pour des questions de logistique et on ne jouera finalement avec eux que le 25 juin à Montpellier. Mais on ne s’en plaint pas, vu le rayonnement du groupe.

Comment s’est faite la rencontre ?

Il n’y a pas vraiment eu de rencontre. L’organisation de Montpellier nous suit depuis un bon moment et kiffe ce qu’on fait. Comme Wall Of Jericho tourne en France, ils ont pensé à nous pour la première partie. Ça leur semblait logique que nous soyons du show.

Ce n’est pas la première grosse formation avec laquelle vous jouez.

Ouais, c’est vrai. C’est aussi parce que ça fait un moment qu’on tourne. On a fait Dagoba, Loudblast, L’Esprit du clan, Black Bomb A pour l’international… En France, nous avonsBREED MACHINE-20140524-011 tourné avec la plupart des gros groupes de la scène française, ceux dont le plateau correspond au nôtre. Après, on a un peu moins les médias derrière nous parce que nous sommes de l’Ardèche ou du sud de la France, on ne vient pas de Paris. Mais à l’arrivée quand on va dans le nord, plein de salles nous reçoivent comme ces gros groupes. C’est juste que nous ne sommes pas Parisiens, ça ne joue pas en notre faveur mais on s’en sort. On est contents de jouer avec des gros groupes mais le but ça reste de s’éclater en jouant, de faire notre zik.

Et votre meilleur souvenir, c’était avec quel groupe ?

On en a plusieurs. Il y a eu notamment un concert avec Dagoba dans le sud, avec une salle pleine à craquer et une ambiance vraiment terrible. On a aussi tous super bien accroché avec Black Bomb A. Après, les dates où nous sommes le plus amusés, c’était pas forcément celles où nous faisions les premières parties de grosses têtes d’affiche, mais plus des dates où on était les têtes d’affiches, donc forcément des concerts moins importants.

Donc, vous abordez plutôt sereinement cette date avec Wall of Jericho ?

Franchement, qu’il y ait 12 personnes ou 12 000, on fait le même show et avec la même envie de le faire. On est toujours fiers de faire les premières parties de gros groupes, mais on joue surtout pour nous et pour ceux qui viennent nous voir. C’est sûr que les soirées en première partie des gros groupes sont différentes par l’ampleur du public, mais même si le public n’est pas au rendez-vous, on s’éclate pareil. Si des gens viennent, il faut leur donner ce qu’ils attendent, qu’ils soient 12 ou 12 000.

Vous êtes en pleine tournée actuellement.

Oui, pour faire la promo notre album qui est sorti en décembre 2013 mais on va faire un break cet été, à partir de mi-juillet. On ne joue pas trop l’été généralement, parce qu’on bosse. On reprendra en septembre avec des dates dans le nord de la France, en République Tchèque et en Allemagne.

Il paraît que vous avez eu des retours de votre dernier album de la part d’un membre de Korn ?

Oui, on a reçu les félicitations de Munky (aka James Shaffer, le guitariste de Korn). On lui avait envoyé un titre qu’il a trouvé monstrueux et il a demandé l’album en entier dans la foulée. Nous étions ravis. Pour nous, c’est ouf qu’un type comme Munky prenne le temps de nous écouter, d’autant plus qu’on est fans à crever de ce que Korn fait. C’est un des groupes qui fait que nous sommes là.

C’est une de vos inspirations principales ?

Ça revient souvent qu’on nous dise qu’on est très Korn, que nous avons un son qui rappelle le Néo-Metal des années 1990. On ne le prend pas péjorativement, ça nous va très bien. Ça correspond aux années glorieuses du Metal pour nous, qu’on a tous connu et sans lesquelles nous ne serions pas là aujourd’hui.

D’autres projets de prévus par la suite ?

La suite, c’est la reprise de la tournée après l’été. Au-delà, on a plein de projets mais rien de concret. Là, on a envie de jouer, d’autant plus qu’on a eu un problème qui nous a obligé à annuler des dates. Ça a été un gros coup de massue sur le coup, parce qu’on voulait défendre notre album sur scène.

Breed Machine 3Quel genre de problème ?

On a eu un problème simple : EDF a coupé le courant de notre local de répèt pour des raisons qui n’avaient rien à voir avec nous et le proprio ne remettait pas le courant. À partir de là, on ne pouvait plus monter un set correctement et ça devenait impossible de faire des concerts. Toutes les semaines, on sollicitait le propriétaire qui nous disait qu’il allait remettre le courant, mais sans le faire ensuite. Résultat, on ne cherchait pas d’autre local et les premières dates approchaient, ce qui nous obligeait à les annuler. Maintenant ça va, on s’est rattrapés sur les dates, l’album tourne bien. On n’a pas à se plaindre.

Pour les gens qui vous découvrent, lequel de vos quatre albums vous conseilleriez ?

Sans hésiter : le dernier, c’est le plus abouti et de très loin. C’est l’album le plus complet au niveau des compos. Il y a de très bons titres et aucun ne semble « en-dessous » alors que pour les précédents albums, nous avions parfois l’impression avec le recul que certains titres étaient un peu moins travaillés et rendaient l’ensemble moins agréable sur la longueur. Pour l’avant-dernier album aussi, on avait pris une direction différente, plus Metalcore alors que c’était pas du tout le truc qui nous définissait. On a peut-être été influencé par ce que nous écoutions à ce moment-là. Avec l’album À l’aube du huitième jour, quand les gens l’écoutent, il nous disent qu’on reconnaît Breed Machine. C’est le meilleur compliment qu’on puisse nous faire, ça veut dire qu’on a notre son à nous. C’est un aboutissement et nous en sommes vraiment fiers de cet album.

Pour conclure, quelques mots pour les lecteurs de Sons of Metal ?

Merci ! Un big up à Mike qui fait du sacré taf. Continuez à acheter des albums des groupes français, à faire tourner le merchandising, d’aller à des concerts parce que c’est ça qui fait tourner les groupes aujourd’hui et pas Facebook. Faut supporter les groupes que vous aimez devant la scène, sinon la scène française va s’écraser. À bientôt sur les routes !

Interview réalisée par Mad Tintin

Photos de Haja et Kouni

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