Breed Machine + Coredump + BTK, le 24 mai 2014 à l’American Dreamer (Annonay)

Publié: 6 juin 2014 par metalkouni dans Lives Reports
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Breed Machine 1L’American Dreamer… Et oui, c’est qu’il y en a des concerts intéressants dans ce haut lieu de festivités de l’Ardèche verte. Quinze jours après la très grosse date du 9 mai de Sombra Y Luz et des Sales Majestés, c’est une soirée Metal au set alléchant qui se profilait dans le bar emblématique des tanneries d’Annonay avec Breed Machine, Coredump et BTK. Hélas, si pour growler, ça a growlé bien comme il faut, le public n’a cependant pas afflué.

BTK 1BTK
Le concert commence et l’intimiste devant de scène de l’American semble étrangement bien vaste. Dix personnes peut-être ? À peine plus ? Sûrement l’effet premier groupe, tentons de nous rassurer comme on peut. Peu importe pour BTK, premier groupe du set de la soirée. Distillant un Death bien senti avec quelques résidus de Metalcore, le groupe ne se laisse pas abattre et donne l’impression de peu se soucier du manque de curieux. Ca n’empêchera pas toutefois de ressentir un léger malaise après quelques cantiques barbares, au moment où le hurleur de la formation fit une pause pour s’enquérir de la forme du public : « Ça va toujours ? » De brèves et bien trop peu nombreuses clameurs laisseront place à quelques longues secondes d’un silence de mort… Fut-ce la raison pour laquelle le morceau d’après s’intitulait La faucheuse ? Quoiqu’il en soit, ce titre est une belle pièce de Death tendance Metal progressif, tenant en haleine et faisant voyager entre ombre et noir d’encre sur un nombre de minutes à deux chiffres. La formation terminera son set plus classiquement, avec un son beaucoup plus rapide et brutal, où l’on sentira une foule à peine plus nombreuse s’éveiller plus franchement.

COREDUMP-20140524-012Coredump
Le démographie du bar doubla entre le début du premier set et celui du second, mais nous sommes malheureusement bien loin de ce qu’on pouvait attendre d’une telle date, en termes d’affluence. Il ne restait plus qu’à se convaincre que nous étions des privilégiés. Après la performance plus qu’honorable de BTK, Coredump me confortera dans cette tentative d’auto-persuasion. C’est un Metalcore (Hardcore n’ Roll, selon ses pères) des plus efficaces que nous propose le groupe mâconnais et qui agite franchement la petite foule rassemblée devant la scène. Pas suffisamment au goût du hurleur de la formation toutefois, celui-ci s’exclamant « Hey, c’est quoi la moyenne d’âge, là ? 80 ? 90 ans à peu près ? C’est sourd, ça marche pas… Qu’est-ce qui se passe ?! ». Effet garanti, ça ne multiplie pas le public mais ça l’excite assez pour qu’on oublie un minimum qu’il n’est pas très fourni. D’ailleurs, Coredump ne se ménage pas pour les quelques privilégiés que nous sommes, nous faisant notamment profiter de son Plat Du Jour et de son Pavé Rouge, titres dont nous ne pourrons profiter hors live qu’en septembre. Le point d’orgue viendra sur la fin du set, lorsqu’un honnête père de famille au corps tatoué invitera son fils à gagner la scène, au milieu des musiciens, avant qu’une partie de la foule ne les rejoigne pour terminer la prestation du groupe dans une heureuse communion entre artistes et public.

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Breed Machine 1Breed Machine
Observera-t-on la duplication du public telle que nous l’avons connu entre BTK et Coredump pour la tête d’affiche du soir ? Hélas… Il faudra se contenter encore une fois de se considérer comme des privilégiés mais quels privilégiés, en l’occurrence ! « Bonsoir Annonay ! Est-ce que tout le monde va bien ? On s’appelle Breed Machine, on est là pour foutre la merde alors foutez-moi le bordel ! Bouge-toi ! Bouge-toi ! BOUGE-TOI !!! ». Breed Machine n’usurpe pas sa réputation et donne tout sur scène dès le départ avec son titre Vengeance. Son chanteur growlant allègrement sur une instru rappelant le bon vieux Néo-Metal des familles, tandis que son guitariste essaiera tout le long du set de s’affranchir des lois de la gravité en sautillant au rythme d’une batterie bien cadencée. Le public se chauffe maintenant tout seul, sans harangue des artistes, d’heureux convertis incitant eux-mêmes Annonay à se remuer pour une communion rimant avec collision. Une séance de remerciements collectif viendra clore la soirée, à l’attention du public, de Tof (patron de l’American et grand promoteur des musiques alternatives), de Kazzi, artiste local de la sono, ainsi que de vos humbles serviteurs de Sons of Metal.

Breed Machine 3 Breed Machine 2

BREED MACHINE-20140524-013 BREED MACHINE-20140524-011

Musicalement, on ne pourra pas hésiter à qualifier ce concert de riche, si ce n’est de gras, à l’image d’un lieu de diffusion comme l’American : petit mais costaud ! Tout ce qu’il manquait à cette soirée au final, c’était cent personnes, cinquante au très bas mot, histoire de profiter d’une communion à hauteur de la prestation fournie. Hélas, il n’y eut qu’une trentaine de personnes pour profiter de cette programmation de qualité alliée aux charmes de l’American Dreamer et de son quartier tartare. C’est le constat amer d’une scène trop vivace et créative pour un public trop casanier et immobile (mode Frédéric Mitterand Off).

Metalleux de France, sortez de vos cavernes !

Igor

Photos de Kouni et Haja

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