Tess – La Confrérie (Album)

Publié: 2 juin 2014 par F4R537KTP09 dans Chroniques Albums
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Tess - La Confrérie coverL’histoire de Tess remonte à 2006 à Metz, espace-temps particulier où le groupe met en place ce que nous pourrons appeler la « première formule musicale » de sa vie. Le groupe évoluant sous cette forme et officiant dans son style particulier, à la fois proche d’Aqme et Eths notamment, perdurera jusqu’en 2012, date où s’opère un changement assez radical quoi que certaines des racines originelles soient conservées, comme nous le verrons ensuite. Mais que se passe-t-il donc en 2012 ? Après nombre de concerts en France, en Europe et même en Russie, après des ouvertures de concert pour Aqme et Eths justement et quelques changements de line-up, Tess repart sur de nouvelles bases musicales.

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Genre : Hardcore, Djent, Heavy Metal, Emo-core - Date de sortie : 30 Janvier 2012

Genre : Hardcore, Djent, Heavy Metal, Emo-core – Date de sortie : 30 Janvier 2012

Disons qu’il ne reste du line-up d’origine que le chanteur et le batteur, ce qui reste néanmoins largement suffisant pour conserver l’identité du groupe. Fin 2011, l’heureux événement est annoncé et deux singles sortent pour faire patienter les fans. Après un EP (D’un Battement d’Ailes), deux albums (La Dame De Cœur, Les Autres) et un DVD (St Charles), c’est La Confrérie qui sort pour nous mettre une claque un certain 30 janvier 2012.

Pourquoi une claque me demanderez-vous ? Car c’est un tournant décisif du groupe qui a été pris. Donc, une claque d’abord pour la fan-base qui ne s’attendait sûrement pas à voir disparaître le côté Emo-core et pop mis en avant sur les précédents opus. Tous les repères ont changé. Il reste encore un petit quelque chose du début, ne serait-ce que les deux membres originels et un troisième qui n’est pas tout nouveau non plus. Quelques passages plus calmes le rappelleront également. Ici, nous avons à faire à un mélange assez intéressant entre Djent, Hardcore, Heavy Metal et quelques passages vaguement Emo-core. D’un morceau à l’autre et d’un moment à l’autre au sein des morceaux, il ne sera donc pas rare de penser à Meshuggah, Deftones, Biohazard ou Devil Driver. Le growl de Thibault a pris son envol. Une petite distorsion ajoutée à sa précision, une exclusion de passages chantés en clair et nous voilà partis en territoire Hardcore de qualité. De notre point de vue, le changement est salutaire et confère à Tess une identité plus viable.

L’enregistrement semble également avoir pris un cran en qualité. Les guitares sonnent excellemment, la basse saturée ou claire est bien distincte du lot et la batterie envoi à toute berzingue dans cette fureur. Le chant est donc un growl en français, même si du fait de la tessiture, de la distorsion et du fait même du growl il est parfois difficile de comprendre les textes. Moyennant un petit effort, cela reste cependant possible. L’énergie dégagée est époustouflante et mettra bien loin derrière les précédents opus. Le choix de faire ce virage musical (dangereux) à 90° et à toute vitesse n’a pas dû être facile à prendre mais nous sommes très heureux que cela ait été fait. Nous sentons plus désormais une véritable identité et sincérité de Tess, comme un combo qui se démarque un peu du lot alors qu’auparavant, cela nous donnait plus l’impression de l’un de ces groupes qui cherchent le succès au détriment de la créativité, en faisant ce qui marche sans prendre de grands risques. Le pas a été franchi allègrement. Le risque a été pris. Musicalement, il n’y aura rien à regretter.

Pour les anciens fans, s’ils s’attardent un peu sur ce disque, ils devraient être à même de retrouver un peu de l’essence du Tess qu’ils aimaient mais si ce qui leur plaisait étaient l’alternance entre les parties brutales et la douceur mélodique de l’Emo, ils seront certainement déçus. Cependant, nous n’avons plus en face de nous un groupe dépendant par trop de ses influences et inquiet d’un non-succès. Nous avons un groupe qui s’est affranchi et qui s’est dit : « What the fuck ! » et a décidé de jouer pour se faire plaisir. Du moins c’est ce que nous ressentons et nous donne bien l’impression que cet album est le plus abouti de la série, en espérant que cela continuera encore dans cette lignée. Avec un album tous les deux ans jusqu’à présent, le successeur de La Confrérie ne tardera peut-être pas trop. D’ailleurs, il est en cours d’enregistrement. Et pour notre part, nous l’attendrons.

F4R537KTP09

Line-up :

  • Thibault Sibella : chant
  • Vincent Gothuey : guitare
  • Vincent Giorgetti : guitare
  • Arno B. Marion : basse
  • Damien Gollini : batterie

Tracklist :

  • Prémices
  • La Confrérie
  • Du Mensonge au Désastre
  • Sexsexsex
  • Au-dessus des Débâcles
  • Zeppelin
  • La Nuit de Jack
  • Dernier Virage
  • La Demande du Tout-Puissant
  • Le Mauvais Mort
  • Clôture
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