Sepultura + Legion Of The Damned + Flotsam And Jetsam + Mortillery – Le 24 février 2014 au CCO (Villeurbanne)

Publié: 11 mars 2014 par Eladan dans Lives Reports
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_RAV3248 (1)Quatre groupes proposés au public du CCO venu nombreux ce soir pour un voyage musical qui l’est tout autant géographiquement, puisque venant du Canada, des Etats-Unis, des Pays-Bas et du Brésil. Un continent américain à forte représentation donc. Et force est de constater que ce soir, la chaleur brésilienne l’a emporté haut la main sur la froideur canadienne. Boa noite à tous !

Mortillery

Premier groupe à se présenter ce soir devant une assistance clairsemée, car il est à peine 18h30 et nombre de metalleux doivent être encore sur la route. Qu’à cela ne tienne, les cinq canadiens attaquent leur set comme si de rien n’était. Les trois premiers morceaux s’écoulent avant que la chanteuse ne se rende probablement compte qu’elle est sur scène et qu’il est temps de s’adresser (un petit peu) au public. Le groupe enchaine après quelques mots. Deux nouveaux titres sont joués dans la foulée, mais la magie ne prend malheureusement pas spécialement. Quelques applaudissements assez timides mais guère plus. Peut-être cela est-il dû en partie à une bassiste aussi statique que la Vénus de Milo, les bras en plus. Un dernier mot de la chanteuse pour annoncer le dernier titre, et puis s’en vont. Ce n’était pas mauvais musicalement, mais une prestation trop uniforme et sans génie. Le Canada nous a fourni bien mieux en matière de metal.

Setlist Mortillery :

  • Murder death kill
  • Sacrifice
  • No way out
  • Radiation sickness
  • Creature possessor
  • I Am destruction

Flotsam and Jetsam

_RAV2785 (1)La formation américaine s’est faite connaître mondialement en fin d’année 1986 lorsque son bassiste Jason Newsted eu l’immense tâche de succéder à un certain Cliff Burton chez qui vous savez. Ce groupe, qui a sorti cette même année de 1986 l’excellent Doomsday For The Deceiver, qui reste probablement son meilleur album du groupe à ce jour, a vu beaucoup d’eau couler sous les ponts depuis. Nombre de jeunes metalleux dans le public de ce soir n’ont peut-être pas conscience que ce qui va se passer sur scène est une partie de l’origine du Thrash Metal né au début des années 80. Flotsam and Jetsam nous propose en effet huit titres délivrés quasiment sans temps mort, se payant même le luxe de nous gratifier de leur tout premier titre Hammerhead, quel retour aux racines du Thrash sous sa forme originelle ! Quel plaisir de voir le talentueux Michael Gilbert effectuer des solos de haute facture. La communication avec le public fonctionne bien, l’assistance parait très satisfaite du show qui lui est proposé. Une bonne dose d’énergie se dégage encore de ce groupe qui entame Escape From Within, morceau trop sous-estimé mais apprécié à sa juste valeur ce soir. Beaucoup de titres des premières heures sont proposés aux fans comme le titre final No Place For Disgrace qui vient clore un set fait d’un metal à l’origine du metal actuel, sous ses diverses formes. Et l’on sait qu’il est toujours essentiel de remonter à la source de quelque chose pour en comprendre l’évolution. C’était un bon set d’un groupe honnête que nous avons vu ce soir.

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Setlist Flotsam and Jetsam :

  • Me
  • Dreams of death
  • Hammerhead
  • Iron tears
  • Escape from within
  • Gitty up
  • I live you die
  • No place for disgrace

Legion of the damned

_RAV2849 (1)La salle est maintenant bien pleine et la température est montée d’un cran, voir de deux. La scène s’apprête à recevoir cette légion des damnés. Et quelle légion ! C’est un véritable déferlement de décibels, de riffs Thrash et de rythmiques plombées qui ce sont abattus sur le public de CCO ce soir. Le show qu’ont proposé les Hollandais de Legion Of The Damned au public a été d’une énorme intensité. Il suffisait de voir la tête affichée par Twan Van Geel, l’un des deux guitaristes, pour être convaincu de la rage affichée par le groupe. Cette rage s’est très rapidement transmise au public qui en retour a gratifié le combo de nombreux circle pits. Pas eu un seul moment n’avons-nous senti le groupe relâcher son étreinte sur la salle, et les titres délivrés par Legion Of The Damned ont tous été joués avec hargne – en témoigne le chanteur qui a beaucoup communiqué avec la foule. Un set très bien rodé, le groupe s’est beaucoup donné ce soir. Le public a beaucoup reçu également, et une fois les lumières allumées, on pouvait lire la satisfaction sur les visages maculés de sueur. Seul représentant du vieux continent ce soir, Legion Of The Damned peut poursuivre la route sans aucune appréhension. Sepultura ne pouvait rêver meilleur groupe pour faire monter en température le public.

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Sepultura

_RAV3248 (1)Le soleil s’est maintenant couché et le public attend l’évènement majeur de la soirée. On sent pointer l’attente liée au passage des Brésiliens, comme ces quelques brasileiros présents parmi la foule et qui se montrent impatients. La fête s’annonce belle car le public est maintenant chaud et la furie qu’il contient ne demande qu’à être pleinement lâchée. C’est chose faite dès que les lumières s’éteignent et que l’intro résonne. Le premier titre, Trauma Of War, extrait du dernier album et ô combien rentre-dedans, déclenche immédiatement les premiers circle pits. Le souffle est coupé dès le premier morceau et ce ne sont pas les quelques secondes de l’intro vocale de The Vatican qui permettent de récupérer. C’est une tempête tropicale qui s’abat sur le public. L’énorme présence physique du frontman Derrick Green y est aussi pour beaucoup. Le concert est à peine commencé que l’osmose avec le public tourne déjà à plein régime. Mais la mention spéciale est décernée ce soir à Eloy Casagrande : ce batteur est une énigme a lui seul tant il parait infatigable, ce jeune gars se révèle être une véritable machine à cogner, une machine à rythmes incroyables. Ce n’est pas du sang qui coule dans ses veines mais du pur guarana ! Il est simplement monstrueux ce soir. Mais Sepultura ne saurait se limiter qu’à cela. Andreas Kisser est également en pleine forme, il parle au public en français (un peu), en anglais, et n’oublie pas de remercier dans sa langue natale ses compatriotes présents. Oui Andreas Kisser est aussi une légende et il nous livre une superbe prestation ce soir, comme la splendide version de Da Lama Ao Caos  parfaitement interprétée. Les titres s’enchainent sans faille malgré la chaleur qui semble toucher les musiciens qui s’essuient entre chaque morceau. La folie continue de se propager avec notamment ce fan qui monte sur scène et qui vient faire un bisou à Andreas Kisser alors que ce dernier est plein jeu ! C’est du bonheur ! Mais l’ombre de Max Cavalera est indissociable de Sepultura, pour preuve ce final des six derniers titres empruntés à Chaos A.D, qui fête ses vingt ans cette année, ainsi qu’au cultisme Roots. Comme symbole de cela un autre fan montant sur scène pour slammer et portant sur lui un t-shirt de… Soulfly. Roots, le dernier morceau, est entonné par le public avant même que le groupe ne commence à le jouer ! Le show se termine en beauté. Il a fait très chaud ce soir, Sepultura était là pour transmettre au public venu le voir cette chaleur présente dans les cœurs brésiliens que nous ne connaissons pas chez nous. Muito obrigado Sepultura. Mission accomplie.

Votre serviteur de ce soir a pu échanger quelques confidences avec Andreas Kisser plus tôt dans l’après-midi. Sons Of Metal vous offre rien que pour vous (c’est beau ça hein ?) quelques petites infos que le légendaire guitariste a livré : concernant le dernier album du groupe sorti en 2013 (The Mediator Between Head And Hands Must Be The Heart), il le considère comme un des albums les plus violents écrit par le groupe et s’en dit très fier. Andreas a aussi parlé du bon accueil qui lui a toujours été réservé à lui et à Sepultura en France, il aime venir chez nous et a toujours loué la ferveur des fans français. Un petit moment aussi à parler du matériel qu’il utilise sur scène, où il ne jure que par Mesa Boogie et rien d’autre ! Enfin comme tout brésilien, dès qu’il s’agit de football, les yeux s’illuminent. Ce fan indéfectible ne jure que par le Sao Paulo Futebol Club, un des deux clubs de Sao Paulo et voit le Brésil comme futur vainqueur de la coupe du monde à venir. Mais les meilleures choses ont une fin, Andreas salue chaleureusement et s’en va regagner le tour bus, un café à la main. Un café brésilien sans doute.

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Setlist Sepultura :

  • Intro
  • Trauma of war
  • The Vatican
  • Kairos
  • Impending room
  • Manipulation of tragedy
  • Convicted in life
  • Dusted
  • The age of the atheist
  • Desperate cry
  • The hunt
  • Spectrum
  • Da lama ao caos
  • Innerself
  • Territory
  • 16. Refuse/resist
  • 17. Arise
  • 18. Ratamahata
  • 19 Roots

Merci au CCO de Villeurbanne pour son accueil chaleureux et à Dream Factory pour ce concert !

Pat

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