Atlantis Chronicles + In Arkadia + Decades Of Despair + Defeat The Earth + Infectious Hate, le 2 février au Batofar à Paris

Publié: 4 mars 2014 par Eladan dans Lives Reports
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_MG_1280Dimanche, 18h30. Il fait déjà nuit sur Paris. Face à nous se trouve une petite péniche ornée d’un phare tout à fait atypique. De surcroit on en a fait une salle de concert. Et oui, c’est le Batofar ou va se tenir un show plein d’énergie. Photos d’Eladan.

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Infectious Hate

_MG_1012Et l’on commence dans l’hostile avec Infectious Hate, groupe de région parisienne, qui monte sur la scène pour son premier Batofar. L’un ajuste son masque, l’autre sa guitare, le batteur s ‘échauffe rapidement les poignets… Les masques font leur effet, c’est évident. La tension monte un instant et c’est parti pour un tour. Le set démarre avec le premier titre de l’EP, ce qui est un bon choix pour chauffer un peu la salle. Le chanteur, alias John Karnage se démène comme un possédé et envoie ce qu’il a dans les tripes. Aux guitares, ça bouge mais on ressent une impression de réserve, comme si l’on hésitait entre sauter dans tous les sens et jouer des parties propres en restant concentré. Au final, cela reste moyennement gênant. Parfois des tentatives réussies de mouvement se mettent en place. Le public commence quant à lui plutôt doucement. La salle est à moitié remplie et seuls les deux ou trois premiers rangs bougent un peu. Le reste de l’auditoire semble regarder un match de foot à la télé – ce sera hélas quasiment une constante sur toute la durée de la soirée. Pourtant le groupe sur scène envoie, essaie de motiver la foule. Certains se lancent, les autres attendent… Dommage. En termes de son, si je n’ai rien à reprocher à personne en particulier, les réglages à ce moment de la soirée étaient carrément mauvais. Je m’explique : on n’entendait au début que la guitare de droite. Une fois le problème signalé, la guitare de gauche avait un volume oscillant tantôt trop forte, tantôt trop faible… L’égalisation faisait également un peu mal aux oreilles, toujours sur cette guitare particulière. En outre, la batterie manquait initialement de kick. Pourquoi ça ? Nous ne savons pas en fin de compte s’il s’agit d’un problème en régie, de balances faites un peu vite, ou d’un réglage de la guitare d’un des musiciens… Bref, le show était bon et je tiens à féliciter Infectious Hate pour son sang froid, car il en fallait. Notons aussi deux ou trois intolérants en salle qui les insultaient entre les morceaux… Le groupe nous envoie en passant une compo hors EP que j’entendais pour ma part pour la première fois et qui était prometteuse : « God Among Us ». Après « Sins » c’est déjà fini… 25 minutes c’est vraiment court. Le temps d’une petite pause et ça enchaîne direct avec Defeat The Earth.

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Setlist:

  • Insanity begins
  • No More
  • Alive
  • Corroded by time
  • God among Us
  • Sins

Defeat The Earth

_MG_1153Après 25 minutes d’échauffement auditif et une petite pause pour installer le matériel, les problèmes de sons subsistent. Cette fois ci le batteur est touché. Heureusement il tape comme une brute (ce que nous considérons comme salutaire), et après un temps le problème se résout. Il est toujours pénible de venir pour écouter un groupe connu ou en découvrir un autre et de se trouver à se dire : « Ça a l’air sympa mais diantre ! Quelque chose ne va pas… ». Les musiciens donnent ce qu’ils peuvent encore une fois. La musique est violente (très), on s’en prend plein les mirettes, mais par moment le volume varie, baisse, remonte… On parvient tout de même à se faire une idée, et les compos sont carrées bien qu’elles partent parfois un peu dans tous les sens, désorientant l’auditoire. Bizarrement on reste un peu sur notre faim. Le public n’aide pas trop, restant toujours aussi passif… Est-ce l’effet du dimanche soir avec le « je-bosse-demain-matin-alors-je-me-fatigue-pas-trop » ? Heureusement les quelques énergumènes du début sont toujours là aux premiers rangs pour mettre un peu d’ambiance. La salle ne paraît pas plus remplie pour l’instant. Pour ce groupe j’attends une prestation dans une autre salle afin de me faire une idée. C’était, dans tous les cas, plutôt bien.

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Setlist :

  • Beyond Creation
  • Day to day
  • Brutal as just began
  • Sexual Headcase
  • Utopist
  • Time Out
  • Nocturnal Revenge
  • Defeat the Earth

Decades Of Dispair

_MG_1339De retour d’une nouvelle pause, c’est au tour de Decades Of Dispair de monter sur scène pour nous faire bouger. Le chanteur nous rappelle un peu Hercule dans Dragon Ball (no offense) de par son look assez particulier. A part ça tout le monde à l’air normal, un simple T-shirt, une chemise… Au moins on sait que le groupe ne mise pas sur son apparence, ce qui laisse présager du bon. Et ainsi, le premier morceau commence et ça ne rigole pas. Chaque musicien maîtrise très bien son instrument, ça envoie du lourd. Le niveau technique est élevé, le son cette fois-ci est bon et ne fluctue pas (ouf !). Benjamin, chanteur du groupe, semble presque entrer en transe, totalement en phase avec la musique. On évolue dans divers univers, du black à l’épique au mélodique, tout en restant dans un Death tout à fait maîtrisé. La contrepartie de cette technicité élevée est qu’elle laisse peu de marge au mouvement et de fait, les guitaristes bougent assez peu. Le bassiste essaie de se lâcher davantage, mais le gros du jeu de scène est ainsi laissé au chanteur. On note qu’il semble avoir une certaine prédilection pour la poutre centrale du plafond, assez basse, ce qui permet aussi de renforcer son emprise sur la salle (et de remarquer que sauter quand on est sur scène peut se révéler dangereux)… Justement, côté salle, on remarque un peu plus de mouvement. Le public s’est un peu rapproché, mais tout cela reste assez timide. Nous observons un ou deux rangs de plus en mouvement. Cependant cela reste un peu mou. Ce contraste entre un groupe qui donne tout sur scène et ce public ramolli sera le leitmotiv de la soirée… Un ou deux lourdauds continuent à cracher leur fiel de temps en temps, mais on finirait presque par les oublier. On brosse la discographie du groupe avec des morceaux récents et plus anciens, ce que les fans semblent apprécier. Les musiciens semblent éminemment rôdés, et je ne pourrais que recommander d’aller les voir s’ils passent par chez vous.

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Setlist

  • Son of the red Sand
  • An Eternal Eclipse
  • Wrath of the fallen Gods
  • Tremors
  • The Ritual
  • Alive
  • The Depths of Recadency
  • A Glittering Obscurity

In Arkadia

_MG_1529C’est désormais In Arkadia qui monte sur scène. Un petit vent d’animation semble souffler (enfin) sur le public. La salle paraît un tant soit peu plus remplie et tout le monde retient son souffle. Le concert démarre en trombe. Je découvre le groupe sur scène et c’est une véritable boucherie qui s’offre à mes yeux ébahis. La musique est intense, précise, propre… Les musiciens sautent dans tous les sens. Le chanteur semble brûler l’énergie d’une vie durant ce concert, comme si c’était le dernier. Mais non, on devine bien que cela doit toujours être ainsi. Si on a désormais une bonne moitié de la salle qui bouge, il reste quand même l’autre moitié qui hésite ou ne fait juste rien à part écouter, ce qui est déjà bien. In Arkadia met le feu au Batofar pourtant, et bon sang ce n’est que du bonheur ! En passant je me demande comment tout ce monde fait pour jouer si précisément en s’agitant autant… Ah oui il doit y avoir un peu d’entraînement derrière. Ne le cachons pas : In Arkadia est un pur groupe de scène. Si vous étiez dans le coin et que vous avez manqué ça, mordez vous-en les doigts, vous avez vraiment manqué quelque chose tant par la qualité musicale que le jeu de scène. Bref, s’ils ne repassent pas loin, il faudra y retourner… un grand merci pour les frissons et cette déflagration littérale de son. Mais mince, c’est déjà terminé ! Dans les moments forts et dans cet esprit de jeu de scène de folie, une reprise de Hatebreed exécutée avec le batteur de Benighted et le chanteur de It Came From Beneath en plein milieu du set.

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Setlist :

  • Intro
  • Beyond The Whore
  • Breack Your Fucking Neck
  • Orgasmophobia
  • Skinning The Slaves
  • Omega
  • Flying Firecunt Guillotine
  • Scriptures
  • Cover
  • Recurrence

Atlantis Chronicles

_MG_1712Pour clore ce festival de musique classique et après In Arkadia, nous pensions qu’il serait probablement compliqué de relancer quelque chose qui fasse autant bouger la foule. En fin de compte non, car nous est présenté Atlantis Chronicles qui se révèle tout aussi efficace. Tout comme pour In Arkadia, c’est un peu un concert de retrouvailles avec la salle qui les avait déjà accueillis précédemment. Des sons marins se mélangent à des ambiances sombres et nous voilà partis. Atlantis Chronicles nous mène par le bout du nez dans son univers. Sans vraiment le vouloir, on bouge. Le public se déchaîne-t-il pour autant ? Les premiers rangs, oui, à coup sûr. C’est au cours du set d’Atlantis Chronicles qu’on assiste au premier crowd surfing… Enfin une belle tentative en fait, car ça ne dure pas vraiment. C’est l’intention qui compte. Entre In Arkadia et Atlantis Chronicles, il semblerait qu’une petite partie du public soit partie. Il commence certes à se faire tard, mais il aurait été vraiment dommage de manquer ça. Ceux qui restent ne doivent pas le regretter. Le son est très bon, la prestation tout autant, le jeu de scène, la qualité des compos aussi. Tout cet ensemble nous transporte et nous passons vraiment un excellent moment. Antoine ne cesse de remercier le public entre chaque morceau, on sent que ça lui tient à cœur. Le respect paraît mutuel, les musiciens ne font pas semblant d’être contents et de s’éclater, et donc nous aussi. Que pourrions nous ajouter ? Comme si ça ne suffisait pas, Atlantis Chronicles écourte son set pour permettre au public de partir à l’heure (il n’y a donc pas de rappel… Dommage quand même)

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Setlist :

  • Enter the Bathysphere
  • And Embrace the Abyss
  • Beyond the lighthouse
  • Echoes of Silence
  • Architeuthis Dux
  • Tales of Atlantis
  • Homocene
  • Thousands Carybdea
  • Ten Miles Underwater

En définitive, la sélection de ces cinq groupes était un bon choix. Les différences entre formations ont permis à tous de ne jamais s’ennuyer. Mis à part les quelques problèmes de son un peu ennuyeux en début de concert, tout s’est bien déroulé, dans une ambiance bonne mais pas déchaînée, seconde chose que nous pourrions déplorer car ces groupes méritaient vraiment plus niveau public. Nous tenons à remercier l’organisation et les groupes pour ce bon moment.

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