OYSTER’S RELUCTANCE – Sick Sad World (EP)

Publié: 28 février 2014 par sonsofmetalpat dans Chroniques Albums

2013 Sick Sad World EPOyster’s Reluctance a vu le jour en terre de Bourgogne, à Mâcon en 2013, sur les cendres d’O.R.A.N.G.E.B.U.D. Le groupe est composé d’un trio dont le but est de distiller une fusion entre le rock et le metal sous forme déstructurée, que les membres définissent eux-mêmes comme du rock anaphylactique – ce qui signifie « choc dû à un mécanisme d’hypersensibilité immédiate ». C’est probablement ce que le pauvre hère présent sur la pochette de l’album a subi. Mais nous n’avons pas peur, nous, chez Sons Of Metal, alors votre serviteur va décortiquer cet EP pour vous.

Genre Rock/Metal – Sortie : Février 2014

Genre Rock/Metal – Sortie : Février 2013

Mission assez délicate que de chroniquer un style que l’on n’écoute pas habituellement, mais cela permet également de ne pas avoir d’a priori ou d’idées préconçues avant même d’avoir écouté le moindre morceau. L’impartialité prend dans ces conditions tout son sens. Revenons donc maintenant à la pochette de cet album. Nous avons généralement une image bien plus apaisante de la Bourgogne et du Mâconnais, évoquant Viré Clessé ou Puilly Fuissé, mais là il ne s’agit pas de douceur mais de noirceur, comme si tout sur terre s’était éteint. Oyster’s Reluctance vient de planter son décor, et il se montre peu accueillant. Le message visuel est passé. Concentrons-nous maintenant sur le message auditif que délivre cet EP. Le groupe est donc un trio, mais un trio peu conventionnel dès lors que ce dernier ne possède pas de guitare ! Il y a une voix, un batteur et un bassiste. De prime abord, faire du metal sans guitare ce serait un peu comme attaquer un blindage avec un couteau suisse. Un peu déséquilibré non ? Examinons cela plus en détail avec ce qui suit.

Les six titres proposés sur cette galette bénéficient d’une production et d’un mixage soignés. Le premier morceau I Still Trust fait ainsi la part belle à un rythme lent au chant froid, le type de morceau qui pourrait accompagner un prisonnier dans le couloir de la mort. L’accélération vocale en fin de titre se révèle assez démente, mais réussie. L’écoute progressive de l’album laisse apparaître plusieurs influences très diverses dont Nick Cave pour la faculté de passer de la tranquillité à la sauvagerie en une seconde. Good Bye And Good Luck est un titre assez lent, lourd et sombre où la ligne de basse est omniprésente. Pour les morceaux les plus orientés metal que sont Sick Sad World et Intensity qui clôt cet EP, on peut penser à Korn ou System of a down pour la construction et la structure musicale. Bien que l’ensemble soit assez compact et les morceaux sensiblement du même acabit, Relieved, le deuxième titre, sort du lot en se montrant assez accrocheur. Crawling est quant à lui beaucoup plus groovy. Intensity est toutefois sans conteste le titre le plus accrocheur de l’album.

Au final, ce peut-être un genre déroutant pour ceux qui attendent LE choc musical, mais ce que nous propose Oyster’s Reluctance par le biais de cet EP est de qualité. Il est difficile de trouver à redire car l’on ressent beaucoup d’implication et d’application dans cette réalisation.

Tracklist :

  • I still trust
  • Relieved
  • Good bye and good luck
  • Sick sad world
  • Crawling
  • Intensity

Pat

www.oystersreluctance.com

https://www.facebook.com/OystersReluctanceMusic

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