Interview avec Pamy de High School Motherfuckers

Publié: 25 février 2014 par Eladan dans Interviews
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Logo_2013En ce Vendredi 23 Novembre 2013 au matin, un vent glam punk rock souffle à l’étage du Hard Rock Café où deux membres des High School Motherfuckers sont en promotion pour la sortie de Say You Just Don’t Care. Il s’agit de Davy et Pamy. L’entretien se déroule avec Pamy (le batteur), Davy étant occupé au téléphone dans ce qui ressemble à un placard.

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Sons Of Metal : La fondation du groupe a été annoncée comme ayant pris place en avril 2003 au cours d’un bœuf hommage aux Ramones. Comment en êtes-vous venus à jouer ensemble ?

Pamy : Tout simplement, en fait. Avec Dom, le chanteur des High School, on a toujours joué ensemble finalement. On a fait un autre groupe qui s’appelait Voodoo Smile à l’époque où on faisait du heavy rock, et Suckerstars. En revenant de l’expérience Suckerstars où on faisait justement du punk rock, on s’est dit qu’on allait monter un groupe comme ça à Paris. On voulait monter un groupe de punk rock et on a eu l’opportunité de faire cette première soirée justement en hommage aux Ramones. On n’a fait que des covers des Ramones, plus trois titres qu’on avait composés. Et donc on a rencontré notre guitariste Davy, qui n’est pas là maintenant, qui a intégré le groupe assez rapidement. On est partis comme ça : à trois, plus un chanteur qu’on avait à l’époque et qui est parti malheureusement, et puis maintenant c’est Dom qui a pris le chant. Donc ça a commencé comme ça, ça s’est fait tout naturellement autour des Ramones, tout simplement. Notre amour des Ramones a fait que voilà, on s’est tous rencontré.

Et ça s’entend bien !

Say You Just Don't Care, nouvel album de High School Motherfuckers

Say You Just Don’t Care, nouvel album de High School Motherfuckers

Après avoir sorti un premier album remarqué, « Backseat Education », vous récidivez avec « Say You Just Don’t Care » trois ans plus tard. Cela fait maintenant dix ans que le groupe existe concrètement. L’accueil du public à votre musique, en disque ou en live a-t-il beaucoup changé depuis vos débuts ?

Pamy : Par rapport au public non, pas trop, parce qu’on a toujours ce côté un peu insouciant qui fait qu’on est très disponible pour tout le monde, même pour les gens qui viennent nous voir. Donc non, l’accueil est toujours pareil et c’est toujours aussi bien. On s’éclate quoi. C’est vraiment cool.

Excellent, c’était exactement ma question suivante… Avec « Say You Just Don’t Care » vous semblez bien vous éclater et ça s’entend. D’où vous vient toute cette énergie ?

Pamy : Ah, un petit peu de notre quotidien justement, parce que je pense que comme tout le monde, chacun travaille, chacun se fait un petit peu chier dans sa vie – je ne dirais pas personnelle, mais au moins dans son boulot et enfin, c’est un bon exutoire quoi. On est là, on s’éclate, et le fait que justement on se connaisse tous bien fait que quand il y en a un qui va un petit peu moins bien, l’autre lui refile un petit peu plus d’énergie à ce moment-là, le remotive et tout. On se motive les uns les autres et c’est ce qui donne cette boule d’énergie au final. Justement aussi ce côté insouciant qui fait qu’on est là pour s’éclater et puis, on y va, quoi.

Eh bien justement, est-ce que vous avez traversé des périodes difficiles ?

Pamy : Un petit peu comme tous les groupes je pense, car on a eu beaucoup de changements de line-up, surtout avec les bassistes. Donc là on a un nouveau bassiste qui prend aussi le chant. Et chaque fois que quelqu’un quitte le groupe, c’est toujours une remise en question pour nous. Oui, il y a eu des périodes un peu compliquée, mais rien de bien méchant.

Et au cours de ces années passées principalement sur la scène – parce que vous avez sorti des EP, vous avez contribué à des compilations puis vous avez sorti deux albums en 2010 et 2013 – qu’est-ce qui vous a le plus marqué justement dans cette carrière ?

Pamy : Par rapport à ?

Quel a été l’événement le plus marquant pour vous entre la sortie des albums : une scène, le fait d’aller jouer ailleurs au Danemark par exemple ?

Pamy : Ah bah ouais c’est tout ça, c’est toutes ces petites expériences qui font que voilà… Le fait de partir à l’étranger, on se marre tout le temps, y a des jours pleins d’anecdotes, de concerts, de choses qui arrivent aux uns et autres et on se marre au final. Mais je ne peux pas en retenir une. C’est vraiment un ensemble.

C’est plus la carrière en elle-même qui est marquante…

Pamy : C’est ça !

Vos influences sont éminemment présentes dans votre musique et vous ne vous en cachez pas, mais du coup, que pensez-vous y avoir ajouté ?

Pamy : Nous on va dire qu’on est grands fans des Ramones, des Backyard Babies et des choses comme ça, mais par rapport à tous ces groupes-là, ce qu’on a rajouté c’est le côté un petit peu plus… Je dirais metal, hard rock, que ces groupes n’avaient pas forcément. Pour certains ils sont plus punk, pour d’autres un peu plus rock. Mais nous on a ramené ce côté un peu hard rock… L’énergie un peu actuelle on va dire. A l’instar d’un groupe comme Hardcore Superstar par exemple.

Peut-on dire que c’est votre touche personnelle, justement, cette « touche de modernité » dans vos influences un peu plus anciennes ?

Pamy : Non ce n’est pas « une touche personnelle »… C’est aussi pour être un peu au goût du jour, parce qu’on ne peut pas… Déjà qu’on fait de la musique qui se dit « has been » !

(Rires) On est d’accord ou pas…

Pamy : Non, non, mais on ne se voile pas non plus la face. On n’a jamais été au goût du jour musicalement parlant, enfin, au moment où il y avait du death mélodique, on n’a pas fait du death mélodique qu’on aurait rajouté dans notre musique. Mais on essaye quand même d’apporter une modernité par rapport aux compos, par rapport à ce qui se fait actuellement aussi. Mais ce n’est pas notre touche personnelle. Notre touche personnelle ce serait plutôt ce côté un peu glam, insouciant, qui fait que justement… je répète souvent « insouciant » je sais, mais c’est le côté où on tape du pied et on chante tout de suite la chanson. C’est ce qui nous intéresse le plus.

Et bien justement, comme vous avez démarré votre aventure par un bœuf, je me demandais si vous composiez toujours comme ça ou s’il vous arrive de vous poser vraiment pour composer. Vous composez toujours par des bœufs ?

Pamy : Non. Ce n’est pas… Le côté bœuf ça amène quelques compos c’est clair mais souvent c’est Dom, le guitariste chanteur, qui ramène des compositions, et après on brode autour. On brode autour en répétitions bien évidemment. Mais chacun à son mot à dire sur les chansons. Pour cet album-là, chacun en a ramené. Et après chaque influence est bonne à prendre.

Oui parce qu’au final quand on écoute l’album, ça sonne assez « bœuf ». On dirait que c’est sorti spontanément, c’est pour ça que je me posais la question.

Pamy : C’est le but.

C’est pour ça que c’est intéressant de voir qu’il y a un processus « standard » de composition derrière.

Pamy : Ah oui, oui, oui… Quand même !

Au cours de vos tournées, avec quel groupe avez-vous préféré jouer ?

Pamy : Je pense que, après c’est plus de l’amitié, mais les Joysticks avec qui on a tourné là encore dernièrement, ça fait deux fois qu’on tourne. Déjà en Hongrie et là en France il y a très peu de temps. Et ça se passe toujours bien, on s’éclate vraiment. C’est la famille, on se marre bien, surtout que le chanteur, c’est le chanteur des Suckerstars aussi, dans lequel je joue avec Dom. Ca crée encore plus de liens et donc, ça reste la famille…

Pour conclure : Est-ce qu’il y a un groupe qui vous tient particulièrement à cœur actuellement sur la scène française et dont vous aimeriez parler ?

Pamy : Sur la scène française ouais, il y a Aesthesia qu’on aime bien, c’est des potes aussi. Bon parce qu’on joue avec Julien aussi dans Pleasure Addiction. Mais oui, Aesthesia c’est un bon groupe, ça envoie bien. Je crois qu’ils sont en préparation de leur nouvel album et je pense que ça va le faire.

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commentaires
  1. Annawenn dit :

    Thé Ramones : ça c’est une référence quand même!

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