Bride Of The Monster, le 18 janvier 2014 à l’Acte 2 Théâtre (Lyon)

Publié: 23 janvier 2014 par metalkouni dans Lives Reports
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C’est à une soirée un peu particulière que je rend. Amateurs du rétro, des films d’horreur des années 50, de spectacles burlesques et de musique Rock n’ Roll, cet article est fait pour vous ! L’association Freaks Factory organise un festival 100% rétro reprenant tous ce que je viens de citer. Deux groupes viennent jouer ce soir : Atomic Rotors (Rockabilly) et The Chainsaw Blues Cowboys (Dirty Blues). Servant d’entracte aux concerts, trois effeuilleuses nous présenteront leur show burlesque (nous y reviendrons, promis). Il n’y a pas que les oreilles qui vont se régaler mais aussi les yeux ! Les artistes Steph Enjolras, Stan Akha et Sébastien Charpentier sont également venus exposer leurs œuvres, disséminées un peu partout dans le théâtre.

Notre hôte Jess nous accueille chaleureusement dans la salle principale, là où se dérouleront les concerts. Montant sur scène et prenant le micro, Jess nous informe que la soirée débute par un défilé de mode « rétro », ayant pour but de présenter les tenues vestimentaires de Voodoo Ladies. Quelques modèles se succèdent sous les applaudissements du public. Après cet apéritif, nous passons directement au premier concert, celui des Grenoblois The Chainsaw Blues Cowboys.

THE CHAINSAW BLUES COWBOYSThe Chainsaw Blues Cowboys

Ce duo atypique s’installe tranquillement devant nous, sous une lumière diffuse. Présentés par Jess comme des « révérends qui veulent nous convertir » et « jouant une musique qui serait une rencontre improbable entre Sergio Leone et Rob Zombie », TCBC va nous interpréter une musique que l’on pourrait facilement intégrer dans un western. Vêtus tels des cowboys du 19ème siècle, le chanteur arborant même une étoile de Marshall. Dès l’entame, nous voici plongé dans leur univers mélangeant blues, werstern et histoires de femmes. Le Sud à sa grande époque. La comparaison avec le cinéaste Sergio Leone (« Pour une poignée de dollars », « Il était une fois dans l’Ouest », « Le Bon, la Brute et le Truand », etc…) prend tout son sens en écoutant ce duo. James Chainsaw (chant) possède une voix qui se prête à merveille à ce style « dirty blues » : saturée comme il faut, légèrement éraillée, le chanteur nous impressionne avec sa justesse vocale. Comme si ça ne suffisait, James s’occupe également des percussions avec un instrument bien particulier, actionnable avec les pieds, regroupant un kick, un charleston et autres percus. À ses côtés, le guitariste Erich Chainsaw Zann maîtrise sa six-cordes. Riffs gras et bluesy, soli bourrés de feeling, n’en jetez pas plus, nous avons devant un excellent gratteux. Le groupe se montre en plus très communicatif avec son public, nous ne nous ennuyons pas une seule seconde avec leur humour très second degré. Les spectateurs adorent et les acclament comme il se doit. Bref, une superbe surprise que je peux que vous conseiller de découvrir, si ce n’est déjà fait. En attendant, je me précipite sur le premier album, « The Good, The Bad And The Chainsaw », en clin d’oeil à vous savez-qui…

Spectacle burlesque

C’est la pause et pour cela, Freaks Factory a prévu un entracte qui ravira la gente masculine, mais aussi féminine. Trois ZOUZOU BERETTA-20140118-002effeuilleuses ont fait le déplacement pour nous présenter leurs shows. C’est Violetta Cancan qui commence avec son numéro baptisé « Vampira ». Comme le titre l’indique, cette superbe jeune femme joue le rôle d’une vampire se dévêtant lentement. Mêlant la sensualité au macabre, Violetta réussi un numéro qui ne laisse pas indifférent. Le public est réceptif (comment pourrait-il en être autrement, d’ailleurs ?) et Violetta s’amuse dans son rôle comme si elle le vivait.

Nous continuons notre excursion dans le « Horror Movie » du milieu du 20ème siècle avec Wanda De Lullabies, jouant le rôle de la fiancée de Frankestein. Affublée d’un costume très élaboré (les jeunes femmes fabriquent elle-même leurs costumes), Wanda s’avance vers nous avec une posture de mort-vivante et un regard à faire frémir le plus téméraire d’entre nous. Le numéro baigne dans une lumière lugubre et une musique inquiétante, posant une ambiance à la fois glauque et mystérieuse. Défaisant lentement ses bandelettes qui recouvrent son corps, laissant apparaître sa beauté cachée, l’artiste termine également son numéro sous les applaudissements.

Pour terminer, nous avons droit à un numéro plus « conventionnel » de burlesque avec Zouzou Beretta. Sa tenue, dont le vert est la couleur dominante, s’apparente aux robes des danseuses parisiennes du Moulin Rouge ou de Broadway dans les années folles. Plus long que les deux numéros précédents, celui de Zouzou Beretta bénéfice d’une écriture assez élaborée. Séparée en deux parties, la performance de cette effeuilleuse met en avant divers sentiments comme la joie, la peur et l’inquiétude. Superbe jeu théâtral, nous y croyons. Vêtue d’une tenue très sophistiquée (et très belle), Zouzou s’effeuille progressivement avant de nous faire briller les yeux avec un haut recouvert de pièces brillantes, rappelant les tenues des danseuses indiennes. Là aussi, le numéro rencontre un beau succès.

ATOMIC ROTORS-20140118-003Atomic Rotors

Retour à la musique avec les Atomic Rotors. Votre serviteur les a déjà vu l’an dernier, près de Carcassonne mais l’abus d’un quelconque liquide alcoolisé aura eu raison de sa mémoire. Bref, voici l’occasion de se rattraper. Ce trio Rockabilly, au look années 50 inspire la sympathie et la coolitude. En effet, ils sont bien cools. Leur musique est une invitation à la danse, au déhanché le plus sauvage dans une ambiance qui sent bon le rétro. Seul problème, le volume assourdissant est un véritable frein à notre enthousiasme, à moins de s’écarter de la scène de quelques mètres. Le contrebassiste rencontre certaines difficultés à régler son instrument durant une bonne moitié du set. Cela ne l’empêche toutefois pas de s’appliquer sur ses compositions, très dynamiques et transpirant le groove. On s’imaginerait presque dans la scène du film « Retour vers le futur », durant laquelle Marty reprend le tube « Jhonny Be Good » (Chuck Berry). La température de la salle, déjà bien perceptible en début de soirée, devient rapidement étouffante. Pourtant, le public n’en à cure et reste captivé par la prestation du trio. Atomic Rotors se retire sous une pluie d’applaudissements et la salle se videra progressivement après un dernier remerciement de la part de notre hôte.

EQUIPE-20140118-001Ainsi se termine ce festival Bride Of The Monster. D’autres dates sont d’ores et déjà prévues et je ne peux que vous inviter à y aller si vous aimez ce que vous venez de lire. Une démarche particulièrement rafraîchissante de la part de Freaks Factory, qui doit être saluée et encouragée. De nombreux bénévoles et artistes ont travaillé durement pour rendre cet événement aussi unique et intéressant. Pour cela et pour leur accueil, Sons Of Metal leur adresse un grand bravo et surtout Merci !

Prochainement : une interview de Jessica, instigatrice et hôte de Bride Of The Monster ! 

Kouni

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commentaires
  1. Ton blog est un pure moment de détente ! Merci encore !

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