Flayed + The Sicilian Disasters, le 10 janvier 2014 à l’American Dreamer (Annonay)

Publié: 13 janvier 2014 par metalkouni dans Lives Reports
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Back in business ! Après une longue interruption, me voici de nouveau dans une salle de concert, en l’occurence l’American Dreamer, l’appareil photo prêt à shooter tel un Colt Pacificateur. Ce soir, c’est une grande dose de Rock n’ Roll que nous allons nous administrer, avec les Marseillais de Sicilian Disasters, suivis des Lyonnais de Flayed.

THE SICILIAN DISASTERS-20140110-002The Sicilian Disasters

L’American Dreamer est relativement rempli lorsque les Sicilian Disasters montent sur scène. Si, au début duTHE SICILIAN DISASTERS-20140110-008 concert, personne ne bouge, les choses vont vite changer grâce à un spectateur qui lancera le mouvement. En effet, après quelques titres qui sentent bon le Rock n’ Roll, les spectateurs s’avancent et s’agitent au gré des riffs et soli du combo marseillais. Si quelques erreurs se font entendre à certaines reprises, le groupe s’applique au mieux pour nous interpréter ses compositions énergiques et énergisantes. Le charismatique chanteur The Trigger est à l’aise devant son micro et THE SICILIAN DISASTERS-20140110-009chante avec justesse et force. À ses côtés, The Butcher, aux allures de Slash, enchaîne les parties rythmiques et les soli tranchants. Derrière eux, Freddy exécute des patterns fougueux sur sa batterie. N’oublions pas Vince qui, avec sa basse, martèle des lignes puissantes tout en assurant des chœurs fédérateurs. Vers la moitié du concert, les spectateurs sont désormais acquis à la cause du groupe et certains entrent en transe. Le son clair et net assuré par Kaz, sans être trop fort, fait monter la pression jusqu’à l’explosion du titre final, qui voit le groupe chaleureusement salué par un public ravi.

FLAYED-20140110-017Flayed

Il faut battre le fer tant qu’il est chaud. Flayed a bien compris cette maxime puisque, peu de temps après TheFLAYED-20140110-010 Sicilian Disasters, les Lyonnais montent sur les planches et s’empressent de nous renvoyer de bons morceaux bien Rock, en plein dans les oreilles. Renato s’empare du micro et capte directement notre attention. Charismatique et remonté comme un coucou suisse, le chanteur se donnera à fond durant tout le concert, jouant le jeu et assumant pleinement son rôle de leader. Il faut le voir chanter avec la plus grande des justesses, une clope dans la main gauche, le briquet dans l’autre main, jouant avec son pied de micro et dansant tel un Little Richard au sommet de sa forme. La grande classe. Ses lieutenants sont tout aussi efficaces, en particulier le guitariste soliste qui se transforme en Angus Young (AC/DC) dès qu’il entame un solo. La bonneFLAYED-20140110-003 FLAYED-20140110-009humeur règne sur les planches, sensation aisément transmise aux spectateurs. Ces derniers sont désormais complètement contaminés par le Rock crasseux du combo lyonnais. En quelques notes, nous sommes transportés à la Nouvelle Orléans, terre du Blues puis, quelques mesures plus tard, nous voici en plein désert Mojave, sous un soleil de plomb à faire fondre le Metal le plus robuste. Oui, Flayed nous en met plein la vue et les oreilles. Les nappes de clavier, discrètes mais essentielles, nous rappellent les meilleures années de Deep Purple et Led Zeppelin. Chaque note transpire le whisky, la poussière et les grains de sable d’une région désertique qui a vu naître Kyuss. Le groupe est parfaitement en place, aucune erreur n’est commise, à l’exception d’un léger couac au niveau de la batterie, à peine perceptible. Pourquoi à peine ? Car nousFLAYED-20140110-024 FLAYED-20140110-021sommes captivés par la prestation de haut niveau de ces musiciens. Le groupe enchaîne les chansons, chacune étant un « Hit » en puissance. Le public s’agite, danse et quelques-uns voient leur esprit s’envoler sous l’impulsion des lignes de basses groovy de Charly et les coups de baguettes du batteur, arborant fièrement un t-shirt Motörhead. À n’en pas douter, le légendaire trio de Speedrock a laissé son empreinte sur la musique de Flayed. On ne peut espérer mieux, comme parrainage. Après une heure de concert d’une intensité rare, Renato nous informe qu’il nous quitte avec un dernier titre puis nous annonce qu’un album est prévu pour les prochains mois. Dès lors, nous pouvons voir les sourires s’afficher sur les visages des spectateurs, des étoiles faisant briller leurs yeux. Et les miens, par la même occasion. Malgré les appels du public qui en souhaite plus, Flayed libère la scène sous un tonnerre d’applaudissements. Si vous ne deviez suivre qu’un seul groupe de Rock n’ Roll, c’est celui-là.

L’American Dreamer aura vibré aux sons du Rock, ce soir. C’est avec regret que nous quittons les lieux. Espérons revenir dans cet antre musical très bientôt car les groupes sont toujours d’excellente qualité. Annonay a besoin d’un tel endroit pour vibrer, pour se sentir vivant.

Merci à Chistophe, patron du bar, aux groupes et à Jungle Boogie Asso pour l’organisation de cette mémorable.

Kouni

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