Derelict Earth – Below The Empty Skies (Album)

Publié: 24 décembre 2013 par F4R537KTP09 dans Chroniques Albums
Tags:, ,

Derelict Earth est un projet assez atypique, lancé au cours de l’année 2009 par Quentin Stainer, ex guitariste et chanteur du groupe Silmarillion, à Grenoble. Après l’enregistrement d’un premier album « Sins of the siblings » début 2010, Quentin enchaîne en 2011 avec un second opus « And so fell the last leaves… », pour terminer en décembre 2012 avec « Below the empty skies » qui fera l’objet de la présente chronique. Bien entendu, ce n’est pas terminé. Un quatrième album est annoncé, comme étant composé et ne devrait donc pas tarder à suivre prochainement. Derelict Earth est donc un projet bien vivant et en constante évolution depuis sa création. Jetons donc un premier coup d’œil à cette galette.

Dans une petite pochette en carton, se trouve le fameux disque que nous allons insérer dans notre lecteur de prédilection. L’artwork, sans être exhaustif (pas de livret) présente bien et nous amène dans l’ambiance induite également par le nom même choisi pour le groupe. Une Terre négligée, abandonnée. Et effectivement, nous retrouvons comme illustration à « Below the empty skies » et en première de couverture, le paysage d’une ville anéantie dont il ne reste que quelques carcasses de voitures calcinées et des bâtiments salement amochés. Notons tout de même de la vie dans ces cieux vides avec un vol d’oiseau dans le seul point lumineux de l’image, près du soleil. En quatrième de couverture, une fleur pousse sous un rayon de soleil au sommet d’une pile de cadavre. Tout ceci pour nous donner l’ambiance globale et la philosophie de la musique dispensée ici : si l’humanité néglige la Terre, la vie perdurera après sa disparition. Ce qui résonnera comme un avertissement et thématique que l’on retrouve aussi sur les deux précédents albums. Au fil des écoutes, la musique est très bien composée et arrangée. La voix est juste, et tous les styles se mélangent les uns aux autres dans une succession à la fois surprenante et parfaitement logique. On passe du Black au Néo-Classique en passant par du Néo-Metal et un soupçon de Pop… Tout cela dans une coordination très appréciable. Le niveau technique est élevé et la basse fait des incursions en territoire guitaristique sans pâlir. Quand on sait que tout n’est joué que par une seule personne, ça calme un peu. Chaque titre apporte sa touche personnelle dans l’esprit « post-apocalyptique » auquel nous nous attendions, à moins que ce ne soit du « pré-apocalyptique »… Une musique très expressive, tantôt brutale, tantôt touchante et délicate.

Il est difficile de résumer en quelques mots l’écoute de cet album. Il devrait plaire assez aisément à des fans de Dream Theater, sans qu’on empiète sur le territoire de ce groupe culte. Nous avons ici quelque chose de particulier. Un métissage musical réussi, une technicité bien exploitée et un ensemble de compositions plaisant et original. Maintenant, pour les points négatifs, je n’ai pu m’empêcher de faire quelques grimaces à cause de la qualité globale du son. Si l’album est bien composé, l’audibilité des guitares est assez complexe. On a parfois cinq ou six guitares qui jouent au même moment, mais il est presque impossible de les distinguer, tant elles sont dans une masse compacte de son. Le mixage manque un peu de clarté. On notera aussi parfois un décrochage lorsqu’un chorus ou un flanger est enclenché, qui fait tanguer un peu la justesse d’une note et qui donne l’impression d’une dissonance désagréable. La batterie programmée, si elle est bien composée également, souffre d’un son trop synthétique qui ne sera pas masqué par le mur de guitares. Cependant, nous avons un très bon album ici et un gros potentiel, je tiens à le répéter. Et n’oublions pas qu’il s’agit d’une auto-production. Nous avons hâte de voir la progression sonore de l’opus suivant. Et ce qui manque aussi : une prestation scénique. À quand un concert de Derelict Earth près de chez nous ? Encourageons l’artiste et écoutons donc son disque pour le pousser à sortir de sa tanière !

Tracklist :

1. The graveyard of dreams

2. Trapped in a flesh cocoon

3. King Nobody

4. Screams of the speechless

5. The great degenerate circus

6. Elegy for decayed nations

7. Ashes rain

8. Below the empty skies

Line up :

Quentin Stainer : tous instruments et chants.

F4R537KTP09

http://www.derelictearth.com/

Publicités
commentaires
  1. Quentin Stainer dit :

    Merci beaucoup pour cette chronique, pour ce qui est du quatrième album le concept est là, quelques titres sont composés mais je suis malheureusement extrèmement surbooké ces derniers temps donc ça n’avance pas … Pour le live ca me plairait beaucoup mais il faudrait retravailler les compositions pour éviter d’avoir à employer 4 guitaristes…
    Ca m’a fait très plaisir de lire cette critique et je vous remercie pour la rapidité avec laquelle vous l’avez produite, vivement que mon emploi du temps me permette d’avancer sur le prochain opus …

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s