Calling Of Lorme – Pygmalion (album)

Publié: 20 décembre 2013 par F4R537KTP09 dans Chroniques Albums
Tags:,

Pygmalion

Fondé en 2010, Calling of Lorme commence à envoyer ses sévices auditifs à consonances indus, très inspirés par nos amis allemands notamment, tels que Oomph ! et Rammstein. Le point de départ de cette musique est, tant dans ses ambiances que dans ses paroles, le nom du groupe. « Lorme », fait référence à Charles de Lorme qui fut médecin au XVIIIe siècle, et qui côtoya notamment Henri IV et le cardinal de Richelieu… Le docteur De Lorme inventa, pour survivre à la peste qui sévissait alors, un masque de forme assez particulière dit « en tête de corbeau ».  L’univers de Calling of Lorme tourne donc autour de certains concepts liés à la maladie, le fanatisme et autres de nature fondamentalement sombre. En 2011, après avoir complété son line up, le groupe sort un EP intitulé « Corporation » et commence à donner des concerts. Au fil du temps, des changements de line-up et la participation positive à trois tremplins, le groupe assoit une certaine autorité dans le paysage musical français. Ce qui permettra l’enregistrement du clip de « Layman », titre inédit qui sera lancé sur la compilation « Street cult loud music vol 20 ». En cours de route, l’ultime changement de line up en date permet à Seth de rejoindre le groupe à la guitare, d’où s’ensuit l’enregistrement de l’album « Pygmalion ».

Et ici, c’est bien de cet album que nous allons parler. Pourquoi « Pygmalion » ? Il s’agit d’un personnage mythologique qui serait tombé amoureux de sa sculpture d’une belle femme. Le titre éponyme fait état d’un sadique remaniant manuellement le physique d’une personne… Ce qui n’est pas si loin, en cherchant un peu. Mais avant de commencer, signalons un artwork de toute beauté, avec une pochette reprenant « la liberté guidant le peuple » d’Eugène Delacroix. Les membres du groupe entourent une femme à moitié dénudée, arborant un drapeau représentant trois masques de Lorme stylisés comme un symbole de biohazard, flanqué d’une croix rouge. La qualité du dessin est excellente (merci Gwen Vibancos) et nous mets directement dans l’ambiance. C’est sombre et quelque peu poétique. Quand on y prend le temps, on peut élaborer quelques théories. Je vous laisse aux vôtres, pour ne pas gâcher votre plaisir. Les photos laissent découvrir les membres du groupe, et les paroles des chansons nous permettent de tout comprendre, si on le souhaite. Niveau qualité d’enregistrement, on ne pourrait être mieux servi. Pour les connaisseurs, cet opus est passé par le studio Fredman, en Suède. Il suffira de dire que Dimmu Borgir et In Flames sont passés par là, pour mieux comprendre. Et en effet, on ne décèle aucun défaut à l’audition. Un équilibre du mix qui donne envie et une qualité sonore saisissante. Mais qu’en est-il des compositions ? Les paroles scandées en anglais, dans un registre grave et très clairement articulé, nous ramènent vers les Rammstein sus-cités, mais ils prennent une dimension différente dans leur propre univers. La musique paraît simple mais est très prenante. Les riffs se succèdent et la guitare martèle des accords que nous ne risquons pas d’oublier. Efficace et « martial », comme on peut le lire sur leur site officiel (qui est magnifiquement réalisé, soit dit en passant). Les synthés nous sortent des sons pas forcément originaux dans le style mais qui complètent bien une batterie ultra carrée et une basse enveloppante, même si elle ne se démarque pas vraiment de la masse sonore de l’ensemble. On alterne entre des parties calmes torturées et des passages plus violents. Le lien entre chaque morceau paraît évident, et l’album nous envoie l’image d’une grande unicité, à la fois thématique et musicale.

Vous l’aurez donc tous compris, on ne pourra pas résister à l’appel de Lorme. Si vous êtes prêt à écouter de l’indus de bonne facture français, ne tardez pas et aller jeter une oreille là-dessus. Votre chroniqueur a été tout à fait conquis, quoi qu’il ne donne habituellement pas dans ce genre. On peut écouter ce groupe à longueur de journée sans s’ennuyer, apprécier ses quelques nuances et son monde particulier. On pourra également passer un certain temps à analyser certains concepts, la pochette du disque ou chercher des infos sur Pygmalion ou Lorme… Une belle réussite dans l’ensemble qui nous donne hâte de retrouver la bande dans une salle de concert prochainement, en attendant la suite. Serions-nous tombés sans nous en rendre compte amoureux de cette œuvre d’art ?

Tracklist :

1. Layman

2. Lore

3. Pygmalion

4. Child in ebony

5. Dust

6. Away the grim stars

7. 1720

8. Hindsight

9. Babylon

10. Nights out nights

11. Cold line

Line up :

Vinz : guitares

Jo : basse et chant

JY : Chant

Seth : guitares et chant

Dorian : batterie

F4R537KTP09

http://www.callingoflorme.com/

Vidéo de « Layman » : http://www.youtube.com/watch?v=olFrQ-PrN7c

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s