Rising Blood + Until The Uprising + Raining Bombs + Hypnos + Storm, le 31 octobre 2013 à l’hôtel de la musique, Villeurbanne

Publié: 7 novembre 2013 par metalkouni dans Lives Reports
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Ce soir, c’est Halloween. Tandis que les enfants errent dans les rues à la recherche de produits sucrés et que les adultes retrouvent leur âme d’enfant en se déguisant, je me rends pour ma part à l’hôtel de la musique. Situé à Villeurbanne, près de Lyon, ce lieu accueille une soirée placée sous le signe du Metal. Il est vingt heures et la salle est quasiment vide lorsque le groupe isérois Storm monte sur la scène.

STORM-20131031-003Storm

Lorsque j’ai vu Storm pour la première fois, au Panorama de Grenay (voir l’article), le groupe venait de perdre son chanteur et avait dû jouer un set purementSTORM-20131031-004 instrumental. Depuis, la formation originaire de la Tour-du-Pin a retrouvé un vocaliste en la personne de Mike. Arborant un look rétro et disposant d’une voix grave et puissante, Mike en impose par son style et son talent. Le groupe affiche une belle cohésion et les musiciens affichent de larges sourires. Il n’est pas rare de voir les deux guitaristes, Cyrille et Laurent, se rejoindre pour jouer quelques riffs et soli ensembles. Quelques erreurs de jeu sont commises mais la bonhomie des Isérois fait vite oublier ces défauts. Le son est bien réglé, donnant la part belle à la basse de Franck mais la caisse claire est beaucoup trop percutante et fait rapidement mal aux oreilles. Malgré cela, les quelques spectateurs apprécient le set et les applaudissements se font vite entendre. Mike profite de chaque intermède pour parler avec le public, plaçant quelques blagues par ci, par là. La participation du public sera effective sur le dernier titre, « Runaway », véritable hit du groupe qui rappelle les chansons de Iron Maiden, à leurs débuts avec Paul Di Anno. D’ailleurs, le timbre de voix de Mike s’en rapproche beaucoup. Un bon concert, malheureusement exécuté devant trop peu de personnes.

HYPNOS-20131031-001Hypnos

Après un rapide changement de plateau, Hypnos monte sur les planches. À la surprise générale, le groupe réclame au personnel de l’hôtel de la musique d’éteindre toutes les lumières. Une fois la puissance des spots réglée au plus bas, le groupe démarre son set par une longue intro. Lourde, pesante et malsaine, elle préfigure ce à quoi nous aurons droit pendant trente minutes. Après dix minutes, Hypnos enclenche sa première chanson, dans le même registre que son intro. Premier constat : le son d’un des deux guitaristes est beaucoup trop fort, noyant les rythmiques jouées par le second. En réalité, le son global est beaucoup trop fort et nous sommes confrontés à un mur sonique assourdissant. Cela devient rapidement insupportable, et même avec mes bouchons d’oreilles, je dois m’éloigner de trois mètres, me calant contre la porte d’entrée de la salle. Tous les spectateurs font de même et sont dubitatifs quant à la musique jouée par le groupe et à leur attitude. Les musiciens ne nous regardent pas une seule fois et ne communiquent jamais, préférant regarder leurs instruments et le plancher. Leur Post Metal mélancolique ne rencontre pas de succès et après les deux premiers morceaux qui nous semblent identiques, la salle se vide intégralement. C’est donc une trentaine de personnes qui discutent et fument dehors tandis que le groupe lyonnais joue son set devant… la barwoman et l’ingé-son de la salle. Bref, après un concert anecdotique, les Hypnos partent et laissent la place au groupe suivant, Raining Bombs.

RAINING BOMBS-20131031-003Raining Bombs

Changement radical de musique et d’attitude. Après la lourdeur d’Hypnos, voici le set dynamique et rafraichissant de Raining Bombs. Dès l’entame, nous prenons une RAINING BOMBS-20131031-001véritable gifle. Evoluant dans un registre Fusion Metal Hardcore, le groupe originaire de Cannes installe l’ambiance et s’acharne à nous faire bouger par tous les moyens. Musique énergique, chant rappé et jeu de scène époustouflant, tout est là pour nous faire entrer dans le show. Le son est idéalement réglé et cette fois, le niveau sonore ne nous pulvérise pas les tympans. En ce qui concerne la musique elle-même, l’influence de Suicidal Tendencies se fait ressentir, et on peut même se risquer à faire une comparaison avec Cypress Hill. Les morceaux sont très variés dans leur structure et propices au headbanging. L’effet est immédiat sur le public, soudainement plus nombreux qu’au début de la soirée. Beaucoup se lancent dans du headbanging effréné et un spectateur, visiblement éméché, tente de démarrer un pogo. Mais un pogo en solo, ça ne le fait pas. L’ambiance est au beau fixe, le groupe est au taquet pendant tout son set et la demie heure passe malheureusement trop vite. Une excellente surprise et surtout une très bonne prestation des Cannois. À découvrir au plus vite !

UNTIL THE UPRISING-20131031-001Until The Uprising

Nous franchissons un nouveau pallier avec Until The Uprising. Groupe niçois très technique, il va en impressionner plus d’un avec ses morceaux alambiqués. Chaque UNTIL THE UPRISING-20131031-002titre est constitué de différentes parties et plusieurs soli complexes. Si, au départ, il est difficile d’entrer dans ce Metalcore technique, il faut avouer que les nombreux passages instrumentaux nous captent assez vite. Bien que le groupe tombe parfois dans la démonstration, les deux guitaristes Mick et Tony savent faire preuve de retenue pour jouer des passages plus groovy. Le public aime et le fait entendre à chaque fin de chanson. Seul point faible, le chant de Mick, manquant de justesse. Ceci est certainement dû à la difficulté des partitions qu’il doit jouer, en plus des soli. Le groupe soigne son public en communiquant souvent entre les morceaux, ce qui est toujours appréciable en tant que spectateur. Un autre musicien force le respect, c’est le batteur, Philip. Jouant des patterns compliqués à une vitesse vertigineuse, il n’a pas le droit à l’erreur sous peine de planter ses compagnons. Mais heureusement, aucune faute ne sera commise par qui que ce soit, ce qui prouve à la fois le talent et la masse de travail abattue par les niçois. Là aussi, nous aurons eu droit à une très bonne performance, impressionnante de bout en bout.

RISING BLOOD-20131031-001Rising Blood

Dernier groupe à passer, Rising Blood va littéralement retourner la salle. Et ce, dès le début de leur set. Les Lyonnais nous offrent un Hardcore/Metalcore original etRISING BLOOD-20131031-006 recherché. Loin des plans habituels présents dans ce style musical (surtout le Hardcore), Rising Blood va plutôt chercher des riffs groovy que l’on s’attendraient à trouver dans le Hard Rock ou le Thrash Metal, par exemple. Récemment chroniqué par Noisyness, l’Ep « Heartless » n’avait pas convaincu et manquait de recherche (voir la chronique). Ici, sur scène, c’est un tout autre groupe que nous entendons. Les riffs sont puissants et ravageurs (est-ce dû au changement d’accordage entre l’Ep et celui utilisé maintenant ?), joués avec précision par François et Clément, pleinement concentrés sur leurs instruments. Raph (chant) nous envoie ses textes chantés avec justesse et force, tout en gardant le public à portée de main. Très communicatif, le vocaliste établit aisément une relation amicale avec nous, ce qui nous pousse à donner de la voix dès que l’occasion se présente. La setlist est RISING BLOOD-20131031-008accrocheuse, le groupe carré et efficace, en particulier Raph dont le charisme et la maitrise vocale propulse les compositions. Il se passe réellement quelque chose devant nous. Nous avons affaire à un groupe dont le potentiel est énorme et surtout, à cinq musiciens qui font de la musique avec sincérité et passion. Toute la musique des Lyonnais respire l’envie de bien faire et d’en découdre. Rising Blood ne s’en tient pas à son Ep et nous fait découvrir les morceaux qui figureront sur le prochain album, le premier de la discographie du groupe. Ces derniers sont beaucoup plus aboutis que ceux présents sur « Heartless » et rencontrent un franc succès. Un pogo éclate, lancé par Joss (Home Taping) et suivi par quelques spectateurs qui vont mettre un joyeux foutoir devant la scène. Le groupe termine son concert avec « Scream What You Mean », titre d’ouverture du Ep. C’est un véritable carton pour ce morceau aux allures de single. Bien qu’il perde un peu de son impact à cause de l’absence de chœurs (à l’inverse de la version disponible sur l’Ep), il n’en reste pas moins très percutant et diablement dangereux pour les cervicales. Rising Blood termine donc sa prestation sur une excellente note, à l’image de l’ensemble du concert. Il s’agit très certainement d’un groupe avec un brillant avenir et je ne peux que vous inviter à les découvrir. L’album est attendu pour le milieu de l’année 2014 et déjà, l’attente se fait ressentir.

Malgré une fausse note, cette soirée aura été une réussite, du moins sur la qualité artistique. L’affluence aura été faible, mais heureusement, la trentaine de spectateurs auront su mettre l’ambiance pour soutenir les groupes.

Merci aux groupes, au public, aux organisateurs et au personnel de l’hôtel de la musique.

Kouni

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commentaires
  1. Borito dit :

    superbes photos, par contre les commentaires ne nous parlent pas trop… c’est dommage

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