Checkmate : Release Party d’Immanence, le 6 octobre 2013 au Batofar (Paris)

Publié: 31 octobre 2013 par Eladan dans Lives Reports
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Quand les Checkmate décident de promouvoir leur album Immanence (voir la chronique de l’album), on peut dire qu’ils ne font pas les choses à moitié. Après une tournée d’une dizaine de dates partout en France, en compagnie de Karma Zero et Gravity (voir notre report), c’est enfin à Paris que le groupe s’est arrêté pour faire sa Release Party au Batofar, en compagnie de The Dali Thundering Concept, Gravity et The Butcher Rodeo. Une date des plus alléchante qu’il ne fallait manquer pour rien au monde.

Il est 18h40 quand j’arrive sur le quai François Mauriac, où est amarré le Batofar, le temps est plutôt au beau fixe et la Seine semble ne pas vouloir trop faire tanguer la salle. Bien sûr, un petit groupe de personnes attendent devant la salle, mais il est sans doute encore un peu tôt pour Paris. Nous verrons comment évolue l’affluence plus tard dans la soirée. Le temps de discuter un petit peu avec différents acteurs du milieu et il est l’heure de commencer les hostilités.

The Dali Thundering Concept

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_MG_4746Visiblement, la notion de « commencer en douceur » n’a pas été retenue pour cette soirée. Et l’on ne va pas s’en plaindre. The Dali Thundering Concept nous met tout de suite dans l’ambiance avec un Djentcore de qualité. Mais, si la musique semble de bonne facture, la salle est encore peu remplie et le public semble un peu « froid » en début de set. Ce n’est pas pour autant que les musiciens se reposent sur scène, au contraire ça bouge pas mal ! De haut en bas, de bas en haut, en sautant en tournant. Le jeu de scène du quatuor n’est pas de tout repos.

Il faut dire, il est difficile de ne pas ressentir au moins une envie de headbanger sur la musique de The Dali Thunderning Concept et l’on finira quand même par avoir quelques mosher devant la scène avant la fin du set. Ce qui, même si ça met un peu d’ambiance, n’incite pas franchement le reste du public à se rapprocher de la scène, mais comme on dit : « les coups et les douleurs… »

C’était un set sans doute un peu court pour profiter du groupe, mais qui donne envie d’aller écouter le groupe en cd et en concert dès qu’ils rejoueront sur Paris.

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Gravity

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_MG_4850Après un changement de plateau avec du Disturbed en fond sonore, c’est au tour des montpelliérains de Gravity de monter sur scène.

C’est un groupe que vous avez sans doute déjà croisé au fil de nos pages, mais pour ceux du fond qui n’ont pas écouté pendant que l’on vous en parlait, je vais vous faire un petit rappel : Gravity c’est un batteur, un bassiste, deux guitaristes et une jolie jeune fille au chant. Mais si vous vous imaginez quoi que ce soit de « calme », Emillie, la chanteuse, se chargera de vous faire retomber sur terre dès le premier grunt poussé : maîtrisé et puissant !

Loin de faire tout le temps dans la finesse, les Gravity nous envoient un death metal bien gras teinté de quelques passages mélodiques et envolées lyriques qui réussit assez vite à scotcher le Batofar et à accrocher le public.

On retrouve très vite ce qui définit le groupe avec des samples en quantité pour une atmosphère renforcée, un bassiste à la limite du n’importe quoi et du follement maîtrisé mais aussi, chose rare, des paroles en français… Bon, cela n’améliore pas véritablement la compréhension mais il n’est jamais désagréable de comprendre un mot ou deux au cours du set.

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Setlist :

  • Rmphase
  • L’Ecorce
  • Seisma
  • Asphalte
  • Inlandis
  • 13ème Cercle

The Butcher’s Rodeo

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_MG_4950Voici maintenant le temps de se reposer un peu avec The Butcher’s Rodeo… hum… se reposer ? Vraiment ?

Non, en fait le combo de Hardcore parisien ne joue pas la musique la plus reposante que l’on puisse trouver et dès la première chanson, le ton est annoncé. D’ailleurs, est-ce une simple coïncidence que ce soit ce premier titre portant le doux nom de « Spoiler » qui vienne nous mettre dans le bain ? Je ne crois pas. Brutales, énergiques, saccadées, criées, torturées mais sans oublier la mélodie et le chant « clair », leur chansons ont de quoi conquérir le public. Et si je vous le dis, c’est bien sûr que ça n’a pas raté. La salle est déjà bien pleine ce soir mais les pogos naissants n’augmentent pas l’espace.

Mais la musique ne fait pas tout, nous le savons bien et c’est aussi le groupe qui est là pour mettre l’ambiance. Sur ce point aussi, The Butcher’s Rodeo marque un très bon point. En effet, si tout les membres du groupe sont en short, c’est qu’ils ont énormément d’énergie à revendre sur scène : de gauche à droite, de haut en bas, de devant à derrière et même du plafond à la fosse, c’est un vrai rodéo qui accompagne cette boucherie musicale ! Vincent, au chant nous livre toute son énergie dans des cris d’une puissance remarquable tandis que ses confrères Tonio et Kwet rivalisent à celui qui bougera son manche de guitare le plus amplement possible. Même Junior, qui avait pourtant l’air bien sage avec sa marinière, ne tient pas en place.

C’est entre « Eye Of The Storm » et « The Curse » que se tiendra l’apothéose du concert avec la descente dans la fosse de la quasi intégralité du combo ! Et oui, la scène c’est assez « has been » quand on peut aller jouer directement au milieux du public.

C’est au bout d’un set de violence et d’énergie que les Butcher’s Rodeo laissent la place à Checkmate. Un set qui ne sera pas passé inaperçu.

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 Setlist :

  • Spoiler
  • Blind Army
  • The Funeral Thirst Of A Giant
  • Wild Dog America
  • Eye Of The Storm
  • The Curse

 

Checkmate

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_MG_5089Ce sont enfin les rois de la soirée qui montent sur scène. On sent très vite que le groupe est attendu. Il faut dire, c’est leur première date sur la capitale depuis la sortie de « Immanence » et il y a fort à parier que la galette a déjà bien tourné dans les platines.

Et ça commence tout de suite très fort avec « Invictus », l’un des deux titres de l’album sortis en clip. Comme pour tout concert qui se respecte du groupe, on sent un « léger » manque de place dans les premiers rangs, accompagné de quelques mouvements de foule communément appelés « pogos » dans le milieu. Mais là n’est pas la nouveauté. Bien qu’un peu écrasés de partout, nous entendons vite que cette fois-ci, le public connais les paroles, sans doute plus ou moins bien, et chante en même temps que le groupe !

Sur scène, que ce soit Julien qui occupe efficacement le devant de la scène avec son micro et n’hésitant pas à aller slamer pour le plus grand plaisir des fans, ou Simon qui nous joue le bassiste en folie, tous sont au taquet et se donnent à fond dans la musique et le show. Même si les guitaristes, Fabien et Franklin semblent un peu plus « calmes » au début de set, il ne leur faudra pas longtemps pour se rattraper.

Coté setlist, c’était un show à l’image de l’album : un enchaînement de tueries brutes, violentes comme « I.M.A (Immanence, Movement : Alive) » ou encore « Despite The Years », mais aussi des titres plus planants comme « Day Slip By » qui, au final, auront tous le même effet sur nos cervicales : de grand mouvements de têtes dans tous les sens et de potentiels torticolis le lendemain matin ! Notons la participation de Vincent, chanteur de The Butcher’s Rodeo, sur « Blank Page » ou sa voix est venue compléter celle de Julien dans un duo surprenant et de très bonne qualité. Ce sera pour la soirée le seul duo « officiel », si l’on exclue l’arrivée sur scène d’une poupée gonflable. Normal !

Coté public, pogos, slams, headbangs et montées au plafond sont de mise, comme à tout concert de Checkmate. Et ce n’est pas mentir que de dire que le groupe finira le concert devant un champ de headbang avec un « By Any Means Necessary » de toute beauté !

À ce moment là, je pensais finir ce report en disant que Checkmate se place définitivement comme l’un des groupes phare de la nouvelle scène française, prêts à tout pour aller le plus loin possible. À ne louper sous aucun prétexte. Bref, un groupe qui n’est pas prêt de faire profil bas ! Mais c’était sans compter sur l’esprit de contradiction du groupe qui vient effectuer un rappel avec… « Profil Bas » ! Cette chanson issue de leur EP « D’Or et d’Acier », s’était presque faite oubliée mais en quelques secondes, c’est un déferlement de cris, de pogos et autres mouvements de foule qui s’abat sur le Batofar. Que dire, si ce n’est que mon esprit a très vite arrêté de fonctionner, emporté par l’instinct primaire du headbang et du cri. Vous l’aurez compris, c’est un souvenir assez flou qu’il me reste de cette chanson mais ô combien enivrant.

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Setlist :

  • Invictus
  • I.M.A (Immanence, Movement : Alive)
  • Fake Golden Kingdom
  • Moving Backwards
  • Despite The Years
  • Blank Page
  • Fragments
  • Days Slip By
  • A Maze
  • By Any Means Necessary

Rappel : Profil Bas

Là s’achève cette Release Party d’Immanence et il est temps de retrouver la terre ferme, aussi bien au sens propre qu’au figuré. C’est un public un poil vidé de son énergie qui sort du Batofar mais sur tout les visages, on retrouve des grands sourires. Alors vivement la prochaine fois !

Eladan

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