Doppelgänger – Anatomy Of Melancholy

Publié: 17 septembre 2013 par Noisyness dans Chroniques Albums
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192287Doppelgangergenre : Euh… mort aux étiquettes !     ©2013

Suivons Doppelgänger dans la lutte contre l’étiquetage ! Parce qu’elles irritent, parce qu’elles conseillent mal, parce qu’elles font ch***, tout simplement. Les étiquettes sont arrachées (légitimement) par des groupes qui préfèrent assumer leurs influences multiples que de se cantonner dans un style bien précis pour plaire à un public en particulier. C’est le cas entre autres des quatre franciliens de Doppelgänger, originaires de la vaste Seine-Et-Marne plus précisément et dignes représentants de l’éclectisme qui règne au sein du label Send The Wood Music. 

Anatomy Of Melancholy est le premier album de Doppelgänger et il faut admettre que pour un groupe qui n’a pas vraiment souhaité se prendre le chou pour inventer le fil à couper le beurre, le résultat est admirable. La production ciselée profite à un duo basse/batterie bien groovy et entraînant l’auditeur dans la spirale infernale et éternelle de Pantera (« Dream About The End », « Mr. A »), avec toutefois un son de guitare plus pondéré, plus rock mais qui ne ternit jamais une énergie quasi-omniprésente. Quasi, car « Drunk » par exemple aurait mérité un plus gros son de gratte pour supporter ces gros rythmes grâce à l’amour du groupe et principalement du chanteur pour les dieux Vision of Disorder, dont le timbre sur « This Fucking Nightmare Is Real » et « Schizophrenia, My Love » fait indéniablement penser à celui de Tim Williams. Mais aussi dans ce Metal groovy aux légers accents Hardcore qui rappelle la période From Bliss To Devastation  (2001) de VOD. Le groupe s’est permis deux moments « calmes » (un grand mot pour ce disque) avec la mélancolique « I’m Lost, I’m Dead » au riff envoûtant et le final acoustique « But… », haut en émotions mais qui n’a absolument rien à voir avec une ballade de Nickelback, tâchons de le souligner.

Pas aussi révolutionnaire et marquant qu’un Faith No More ou un System Of A Down pour ce qui est du non-étiquetable, Anatomy Of Melancholy a néanmoins le mérite d’être l’accomplissement d’un groupe honnête et impliqué dans son travail. Une prod’ légère qui ne met pas toujours bien en avant une rage pourtant palpable mais qui se veut soignée et soutenant parfaitement des rythmes en béton. Autant dire que si ce premier jet est fort appréciable, c’est tout bénéf’ pour la suite qu’on attend avec impatience.

Noisyness.

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