Hellfest, les 21, 22 et 23 juin 2013, à Clisson

Publié: 27 août 2013 par metalkouni dans Lives Reports
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La grande porte du Hellfest, un pèlerinage qui vaut le détours !

Nul besoin de présenter le Hellfest qui année après année, attire toujours plus de monde pour 3 jours de musiques bruyantes et de bonne humeur, n’en déplaise à certains médias.

Karma Zero

Après un bon échauffement le jeudi à base de bons petits groupes sous la tente du Metal Corner, (notamment le groupe de Metalcore Nantais Karma Zero qui a fait un show dantesque) et une nuit assez épique où bercé par les cris de mes bruyants camarades chevelus et malade comme un chien, je n’ai pu dormir que deux heures, il fut temps de se préparer pour ce premier jour. Après un bon petit déjeuner, direction le Valhalla !

11h00 : Une fois les formalités passées telle que la fouille, nous sommes donc arrivés sur le site du festival dont le premier aperçu fut grandiose. Inutile de préciser l’état d’euphorie dans lequel j’étais. Mais pas le temps de s’éterniser, les premières notes de Kissin’ Dynamite commence déjà à résonner dans la Main Stage 1.

Kissin’ Dynamite

Kissin’ Dynamite

N’ayant jamais entendu parler du groupe, la première chose que je remarque à mon arrivée est que ça joue vraiment très bien. Je me mets à bouger un peu la tête, avant de me rendre compte que c’était un groupe de glam. Bien qu’étant très peu familier de ce genre et ne l’aimant peu, voire pas du tout, je dois quand même avouer que là ça passait très bien. Les Allemands se donnaient à fond malgré la demi heure qui leur étaient impartie et j’ai apprécié la prestation du guitariste qui était particulièrement bon. Le chant était de son coté très classique mais très efficace. Pour ma part, j’ai réussi à aimer un concert de glam, ce qui constitue un maigre exploit mais un exploit quand même.

Maintenant, direction Le Temple pour ce qui s’annonçait être l’ovni du festival, j’ai nommé Stille Volk.

Stille Volk

Stille Volk

Quand j’ai appris la venue de ce groupe de folk occitan, je dois avouer avoir été à la fois assez surpris et content. Et le public n’a pas été déçu, car si le son m’a paru pour ma part assez mauvais au début, je m’y suis très vite habitué. Le public a d’ailleurs entamé ce que l’on pourrait qualifier de ronde géante vers la moitié du concert. Comme quoi le métalleux peut se montrer conquis même par un style musical largement différent de ce que peut proposer habituellement la programmation. Du point de vue musical, c’est vraiment très frais et les membres du groupe s’en donnent à cœur joie. Les instruments utilisés comme la vielle à roue et les tambours ont sans doute causé quelques soucis aux ingés sons. Ce fut un concert dansant et très agréable, en particulier pour les chansons «  La danse de la corne  » et « Le roi des animaux ».

 

Misanthrope

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Misanthrope

Je dois avouer que je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre avec ce groupe. Et oui, je ne connaissais pas le merveilleux groupe qu’est Misanthrope et je n’ai pas été déçu. Le titre « Bâtisseur de cathédrales » a mis le feu dans l’Altar dès les premières secondes avec un son tout simplement parfait. Le groupe a choisi de finir sur un titre issu du dernier album, forcément moins connu des plus vieux fans. On ressent très vite toute la virtuosité et l’expérience de ce groupe, vétéran du Death Metal français. Malheureusement, la demi heure qui leur était impartie ne leur a permis de jouer que cinq titres et il était clair que le public en redemandait. Dommage, car Misanthrope nous a livré une prestation tout bonnement excellente.

13h : Des concerts pareils sous les tentes, ça creuse. Après une petite pause déjeuner rapide et équipé de mon paquet de chips, j’ai donc fait un petit tour de festival rapide sans trop m’attarder sur les divers stands pour revenir très vite à la Temple et me placer correctement en attendant Tyr.

L’attente a été rendu aisée grâce aux encapuchonnés d’Hooded Menace qui jouaient sur la scène voisine. Un son excellent bien que plutôt basique mais bon, là où j’étais placé, il était difficile de se faire une idée précise sur ce groupe.

Tyr

Tyr

Venant de la lointaine contrée que sont les îles Féroé, les quatre vikings firent leur entrée sur scène. Les « Tyr,Tyr,Tyr !!!!! » résonnaient dans le public tels des cris de guerre avant une féroce bataille. Je devrais me lancer dans l’écriture d’un récit épique tiens… Enfin bon, assez déconné.

Tyr est sans aucun doute l’un des groupes que j’attendais avec impatience pour ce Hellfest 2013 et je n’étais semble t-il pas le seul. Le public est très présent et comme dit un peu plus haut, acclamait le groupe de vive voix.

Le groupe fit donc son entrée sur scène et commença le show sur « The Flame of Free », assez typé Power Metal, laissant presque le coté folk de coté. Ce n’est pas la meilleure entame que l’on pouvait espérer venant du quatuor mais c’était très agréable tout de même. Toutefois, la chanson suivante « Trondur i Gotu » nous ramène dans le froid nordique. On comprend peut-être rien au morceau mais pas grave, c’est trop bon et surtout, ça fait bien bouger le public. « Hail to the hammer », « Hold the Heathen Hammer High », les plus grands titres du groupe se sont donc enchaînés pour notre plus grand plaisir. Heri Joensen profitera d’un petit break entre deux morceaux pour annoncer très rapidement la sortie du nouvel album prévu pour septembre, pour ensuite finir le show sur un « Lay of Thrym » tout bonnement gargantuesque.

Tyr est clairement un groupe taillé pour la scène et l’a démontré durant ces quarante minutes de show et ce, malgré un léger manque de rage si on le compare aux groupes du même style .

Saxon

Je sors enfin des tentes pour me diriger sur la Main Stage 1 afin d’aller voir Saxon. Le temps est clairement moins pourri que ce qui était prévu et on ne va pas s’en plaindre. Le festival commence peu à peu à se remplir, principalement pour les têtes d’affiches à venir dans la soirée.

Bien que n’étant pas spécialement fan de la NWOBHM (New Wave Of British Heavy Metal) en général, je suis allé voir Saxon par curiosité. Dans l’ensemble, il s’agissait d’un bon concert mais le public a mis un peu de temps à rentrer dans l’ambiance car si musicalement c’était parfait, le fait est que les musiciens du groupe ne sont plus tout jeunes et on a eu affaire là à un show rodé. Un peu à l’image de ce que fait Motörhead actuellement. Sans doute la raison pour laquelle je me suis un peu ennuyé durant les cinquante minutes que durait leur set. Mais on ne peut pas nier que les titres joués étaient tous plus accrocheurs les uns que les autres. De « Stand Up and Fight » à « Wheels of Steel » en passant par « Princess of Night », Saxon a enchaîné les tubes pour le plus grand bonheur des fans. Finalement, même si le show m’a un peu laissé de marbre, je ne peux que respecter le monument du Heavy Metal qu’est Saxon.

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Hellyeah

Hellyeah

Il est tout juste 16h quand la crête rougeoyante de Chad Gray et le reste du groupe font leur entrée sur la Main Stage 2 pour enchaîner sans transition sur le premier morceau du concert « War in me » issu du dernier album du groupe, Band Of Brothers. Ce qui donne l’occasion au public de mettre un joyeux merdier dans la fosse sans prendre le temps de s’échauffer et ce, sans temps mort pendant les quarante minutes de concert. S’ensuit « Drink, Drank, Drunk » qui démontre que les Américains sont là pour se déchainer, notamment Chad, véritable pile électrique qui crie beaucoup et saute pas mal sur scène. Sans doute un peu trop car il essouffle très vite. Quant à Vinnie Paul, il manie à la perfection sa batterie, sans oublier les riffs lourds qui font également beaucoup de bien aux oreilles. Bien qu’un peu répétitif à la longue, ce fut un très bon concert qui se termina en apothéose sur le morceau « Hellyeah », agissant comme un hymne sur le public.

EuropeAprès un concert un poil crevant, quoi de mieux que de se reposer à l’ombre, une bière à la main, avec Europe en fond sonore. D’ailleurs, la chaleur et la bière commencent à faire quelques dégâts de plus en plus visibles sur les festivaliers.

Notons d’ailleurs l’une des grandes nouveauté de cette année et sans doute l’un des points qui devrait concourir au titre de meilleure idée du siècle pour tout les buveurs de bière que nous sommes, j’ai nommé Les Déssoifeurs ! Hé oui ! Pour cette édition 2013 du Hellfest, si nous n’allions pas à la bière, alors la bière venait à nous grâce aux déssoifeurs qui se baladaient parmi les festivaliers, un fut de bière dans le dos. Certes, il y a fort à parier que le choix était moins varié qu’au bar de votre taverne favorite. Mais quel régal de pouvoir se poser dans l’herbe à quelques dizaines de mètre des main stages, de profiter du soleil et d’un « Final Countdown » assez mythique tout en tendant notre pinte à remplir par ces anges gardiens de l’état d’ébriété… Ha… rien que d’y penser, je me languit d’y retourner.

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Un déssoifeur en pleine action / Décors des Main Stages / la bière fait des ravages / Un stand de merch attirant

Testament

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Testament

Encore un groupe attendu avec impatience par bon nombre de festivaliers, Testament est venu présenter l’excellent album Dark Roots Of  Earth au Hellfest. Au début, rien à redire. Le groupe entame le show avec le titre « Rise Up » et met le feu aux poudres très vite. Suivi par « True American Hate » qui entraîne le public dans un déluge de pogos furieux, bien que l’apocalypse sera vraiment qu’avec le terrible morceau « Into the pit ». Sans oublier que les membres du groupe en imposent beaucoup, notamment Chuck Billy. Pourtant, je ressens très vite un léger souci au niveau du son, sans pouvoir parvenir à l’identifier clairement. Un gus à coté de moi me mettra toutefois la puce à l’oreille avec son « Put*** mais ils ont ch*** dans les grattes avant de jouer ou quoi ?! ». Pas très subtil mais assez révélateur. En effet, le réglage est assez mauvais, le son des guitares est brouillon et noyé sous la basse et la batterie. Sans compter que Chuck Billy semble rencontrer lui aussi des problèmes avec son micro. Toutefois, malgré ce problème de son, ce fut un très grand plaisir de voir ces légendes du Thrash américain. Un plaisir peut-être trop court à mon goût et à celui des festivaliers.

Twisted Sister

Twisted Sister

Twisted Sister

Sur les Main stages, les organisateurs ont du avoir du mal à trouver qui placer après Testament. C’est donc tout naturellement que les Twisted Sisters ont pris place juste après les thrasheur US. Transition vous avez dit ? Ici on ne connait pas ce mot ! Du pied de micro « matraque » de Chuck Billy au long tuyau rose qui soutient celui de Dee Snider il n’y a que quelques minutes et, avouons le, pour certains le passage du Thrash a un bon vieux Hard Rock aux tendances glamesques est dur. Et pourtant, malgré les couleurs vives présentes un peu partout sur scène (on notera la basse turquoise de Mark Mendoza), c’est au final un réel plaisir d’entendre, enfin, en live ces chansons mythiques qui ont bercé l’enfance des plus jeunes d’entre nous. À tel point que ce n’est pas une fois,  ni deux, mais bien trois fois que « We’re not gonna take it » sera reprise en cœur par le public. Une clameur dont on entend encore les échos dans un coin de notre cerveau à chaque fois que l’on y repense… « We’re not gonna take it, no, we ain’t gonna take it… » et ça y est, je suis reparti pour la chanter à tue-tête pendant trois jours !

Kreator

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Kreator

Autre gros groupe de Thrash de la journée, Kreator  a placé la barre très haut en cette première journée de festival et a réalisé un concert tout bonnement incroyable, pour ne pas dire parfait. Bien que la setlist soit dans l’ensemble assez classique, le groupe nous a envoyé son puissant Thrash Metal en pleine face, enchaînant les bombes les unes après les autres, telles que « Pleasure to kill », « Phantom Antichrist » ou « Violent Revolution ». Un moment notable du concert fut toutefois le medley « Flag of Hate/Tormentor », prétexte à l’un des plus terribles Wall of Death du festival. Concernant le son, rien à redire. C’était parfait, pour le chant de Mille Petrozza notamment et surtout les guitares, passant de riffs titanesques à des soli magnifiques sans soucis. Sans conteste, le groupe que j’ai préféré durant cette première journée avec Tyr.

Carpathian Forest

Attention chaud !!! C’est la première chose qui me vient à l’esprit après ce concert du groupe de Black Metal norvégien Carpathian Forest, faisant la part belle aux effets pyrotechniques. Inutile de dire que ça chauffait pas mal aux premiers rangs. Enfin bon, le feu, c’est marrant mais ça fait pas tout un concert. Outre ces effets, nous avons droit à une mise en scène assez théâtrale, propre au groupe mais vite ennuyante. Que Nättefrost  joue avec sa croix inversée en carton ou sa machette deux trois fois pourquoi pas, mais faire presque que ça durant tout le show… À la limite si le bassiste avait joué en string comme il l’a déjà fait auparavant, ça aurait été presque plus intéressant. Au final, cela reste un léger détail car l’ambiance malsaine à laquelle on pouvait s’attendre est belle et bien présente. Même si je trouve l’ambiance et la mise en scène dans l’ensemble aussi importantes que la musique dans un concert de Black Metal, il ne faut pas oublier de parler de cette dernière. Et bien niveau musical, ça reste du Carpathian avec un son crade au possible, presque inaudible à certains endroits. On peine même parfois à reconnaître les morceaux joués bien que cela passe encore. Mais Carpathian Forest ne serait pas ce qu’il est sans le chant tout bonnement inimitable de Nättefrost. De « It’s Darker Than You Think à «Black Shining Leather » et en terminant par le terrible «  The Well of All Human Tears », Carpathian Forest nous a balancé ses riffs acérés pendant une heure de show. Nous ressortons de ce concert en sentant fortement le souffre et la sueur mais tout bonnement heureux.

Helloween

Helloween

Helloween

Pendant que les Black metaleux profitaient de l’ambiance malsaine de Carpathian Forest, sur la Main Stage, ce sont les allemands d’Helloween qui ont pris le relais. Il est maintenant 22 heures passés et la nuit permet maintenant aux techniciens de nous en mettre plein les yeux avec des éclairages superbes. La scène devient un espace magnifique où évoluent superbement les Helloween. D’ailleurs, sur un plan visuel, difficile de se tromper sur l’identité du groupe avec l’énorme fond de scène à l’effigie de leur dernier album « Straight Out Of Hell ».

Coté musique, le groupe ne se prive pas de piocher dans sa discographie des titres allant de « Eagle Fly Free » à « Straight Out Of Hell » en passant par « Are You Metal », de quoi conquérir les fans de la première heure aux plus jeunes qui ne connaissent que le dernier album. Mais ce que l’on retiendra de ce show dantesque, mis à part le fait qu’il soit dantesque bien sûr, c’est un final en apothéose avec « Dr. Stein » suivit de « I Want Out » joué devant des citrouilles géantes gonflables du plus bel effet visuel ! (On regrettera juste que ces citrouilles gonflables soient restées sur scène, dans la fosse, on se voyait déjà jouer avec… snif !).

Les citrouilles géantes d'Helloween était du plus bel effet !

Les citrouilles géantes d’Helloween était du plus bel effet !

Def Leppard

Les anglais de Def Leppard n’avaient pas foulé le sol français depuis de nombreuses années, 17 ans pour être précis. C’est ici, au Hellfest que leurs fans les attendent. Le groupe joue essentiellement les titres d’Hysteria et Pyromania, aussi d’autres plus anciens.

Mais le chanteur Joe Elliot n’a pas beaucoup d’enthousiasme contrairement aux musiciens qui semblent avoir plus de plaisir à être sur scène. Le groupe laisse place à une interminable vidéo retraçant l’histoire du groupe, avant de remonter sur scène. Dommage, le show n’est pas à la hauteur attendu et parait un peu long (personnellement je les avais vu à Lyon en 88, avec MSG, dans une ambiance bouillonnante d’énergie !).
(Eladan : Pour ma part, je ne connaissais pas le groupe et j’ai eu un mal fou à rester éveillé pendant ce show. Def Leppard à vraiment été le point noir de cette édition, un show plat, ennuyeux et de près de deux heures).

Avantasia

Avantasia

Avantasia

Mais ce n’est pas le moment de s’endormir, on continue sur la Mainstage 2, pour accueillir Avantasia pour leur premier concert en France. D’un coup on est réveillé par le Heavy symphonique et une bonne dose d’énergie que possèdent les germains. Le concert est entrecoupé par les plaisanteries de Michael Kiske (Unisonic, ex Helloween) et Tobias Sammet qui savent mettre une bonne ambiance dans le public. Les chansons se suivent au gré des différents chanteurs qui composent Avantasia ; Ronnie Atkin de Pretty Maids, Eric Martin de MrBig, Bob Catley de Magnum et la ravissante Amanda Somerville.

Si on voulait de la scénographie, nous sommes servis ! La scène est découpée en plusieurs espaces dont une estrade derrière la batterie qui offre à Tobias Sammet un espace de jeu assez inouï dont il ne se privera pas. D’ailleurs, le projet de Heavy Metal Mélodique a bien besoin d’une aussi grande scène pour donner toute son ampleur. Tout y est : claviers, choristes, on sent vraiment l’attachement à nous proposer une musique construite et complète. Nous sommes conquis et on espère les revoir rapidement en terre gauloise.
Ainsi s’achève ce premier jour du Hellfest, sur des notes bien rythmées de Heavy symphonique dont seuls les germains ont le secret.
Une scène derrière la batterie, un bel espace de jeu pour Tabias Sammet

Une scène derrière la batterie, un bel espace de jeu pour Tabias Sammet

Sons Of Metal – Prinny – Eladan – Melissa

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