Vendredi 7 juin 2013, je pars avec Elovite et deux amis en direction d’Amnéville en Moselle, là où va se dérouler la troisième édition française du Sonisphere. Après une édition 2011 fastueuse scéniquement mais marquée par des déboires au niveau de l’organisation, et une édition 2012 en demi-teinte car frappée par de multiples annulations, l’organisateur Nous Prod a tenu a relever le niveau et nous a concocté une très belle affiche avec pas mois que Korn, Dagoba, Airbourne, Dragonforce, Epica, Slayer, Megadeth et surtout Iron Maiden !

Au bout de 4h30 d’autoroute, nous arrivons enfin sur le site. Direction le camping (après avoir tourné en rond dans la ville à cause du manque d’indications) où la fête bat déjà son plein parmi les festivaliers. Mais pour nous autres reporters, il est préférable de nous reposer et d’éclipser la scène Off qui se déroule à quelques pas de nous car demain, la journée sera longue et éprouvante.

SONISPHERE-20130608-002

Jour 1 – Samedi 8 juin 2013

Dagoba

Dagoba

C’est avec un peu de retard que nous entrons dans l’enceinte du Sonisphere. Nous manquons le début du set de Headcharger mais au vu de la performance livrée par le groupe et surtout de son chanteur, il n’y avait pas de quoi se précipiter. La formation a du mal à soulever la foule avec son Heavy Metal. De plus, le son n’est pas très bon à cause du vent mais cela s’arrangera par la suite. La prestation semble correcte, sans plus.

13h35, Dagoba monte sur les planches de la scène Saturn. D’emblée, la formation marseillaise met le paquet et déploie toute son énergie pour faire remuer le public. Shawter (chant) ordonnera aux spectateurs de faire le premier (et unique) wall of death du week-end et ces derniers s’exécuteront. Le chanteur se montre en grande forme vocalement tandis que Werther (basse arpente la scène de long en large pour saluer les fans. Le nouveau guitariste, Z, est plus discret mais tout aussi efficace dans l’interprétation des riffs et soli. Chaque membre du groupe affiche un large sourire et nous retiendrons surtout la performance de Francky Costanza, toujours autant au taquet derrière ses fûts. Au bout de trente minutes de jeu, les Marseillais nous quittent sous les applaudissements.

Crucified Barbara

Crucified Barbara

C’est maintenant au tour des Crucified Barbara de s’exposer (musicalement parlant, ne rêvez pas) aux festivaliers sur la scène Apollo. Si les Suédoises sont impeccables dans l’interprétation de leurs chansons, elles sont toutefois desservies par un son très médiocre, la faute à un vent assez fort. Pas de quoi démotiver le quatuor qui se donne à fond, comme d’habitude. Un bon concert, hélas trop court.

Les Australiens de Karnivool s’installent sur la scène Saturn pour nous jouer leur Metal Progressif. Si le groupe a visiblement envie de bien faire, il reste que leur musique casse

Behemoth

Behemoth

terriblement le rythme du festival et ne présente que peu d’originalité. Une prestation qui ne restera pas dans les mémoires. Mon collègue Elovite m’abandonne pour entamer sa série d’interviews avec Crucified Barbara, Korn et In Flames (retranscrites prochainement dans nos colonnes) et me laisse donc affronter seul le reste du festival.

Complètement à l’opposé de Karnivool, le groupe Behemoth prend place sur la scène Apollo. Les Polonais martèle un Black/Death Metal alambiqué qui rameute une grosse partie des spectateurs. Plutôt originaux dans leur musique et sortant du lot parmi la programmation, Behemoth marque les esprits. D’autres, moins réceptif au Black Metal, resteront de marbre face à la formation. Pourtant, l’univers musical du groupe mériterait quand s’y attarde un peu.

Sabaton

Sabaton

Une des claques de ce festival va bientôt frapper et porte le nom de Sabaton. Les Suédois nous envoient un Power Metal assez pêchu. Dés la première chanson, les fans répondent présent et donnent de la voix. Le groupe déploie une énergie incroyable et le concert passe à vitesse grand V. Joakim Brodén (chant) ne tient pas une seconde en place et nous prend aux tripes durant tout le set. Une grosse claque mais ce ne sera pas la seule…

La prochaine baffe se nomme Bring Me The Horizon. Les Britanniques mettent le feu aux poudres d’entrée avec leur Deathcore rageur. Très rapidement, des pogos assez violents sont lancés par les spectateurs des premiers rangs. Sur scène aussi, ça bouge bien. Remontés à bloc, les BMTH livrent un très bon concert, rythmé et efficace.

Amon Amarth

Amon Amarth

Décidément, la Suède est à l’honneur aujourd’hui car nous allons écouter le quatrième groupe scandinave de cette première journée. Amon Amarth prend place autour d’un immense drakkar construit en plein milieu de la scène Saturn, cachant le batteur Fredrik Andersson. Ravi d’être là, Johan Hegg (chant) nous tire la langue avant de nous envoyer son puissant Viking Metal « in the face ». Tout au long de ses cinquante minutes de jeu, Amon Amarth nous fera voyager dans de lointaines contrées glacées où se mêlent Histoire et mythologie. Les Suédois nous livrent une prestation solide, ponctuée de dialogues avec le public.

Motörhead

Motörhead

Le public se presse soudainement devant la scène Apollo et pour cause, Motörhead va bientôt commencer son set. Lemmy Kilmister se présente à nous, Rickenbacker à la main et semble être dans une grande forme. À ses cotés, Phil Campbell se place près des retours avec sa guitare aux couleurs du drapeau gallois. Les habituelles présentations faites (« We are Motörhead and we play Rock n’ Roll !« ), le Bombardier démarre son set sur les chapeaux de roues. Pour l’occasion, le trio nous joue le très rare « Rock It », un titre assez rapide et entrainant extrait de l’album « Another Perfect Day » et qui remporte tous les suffrages du public. Phil s’autorisera un court solo de guitare sympathique avant de lancer un « The Chase Is Better Than The Catch » défoulant tandis que Mickey Dee frappe son kit comme si sa vie en dépendait, tout en étant carré. Un set une fois de plus impressionnant et réellement jouissif.

In Flames déboule quelques minutes après la fin du set de Motörhead. Les Suédois sortent le grand jeu et le public répond présent. Le groupe exécute une performance solide pendant une heure, bien servi par un son excellent. Ça s’agite un peu dans le public, les spectateurs multipliant les pogos et slams. À ce propos, il faut saluer le travail de la sécurité qui récupèrent moults slammers et n’ont pas le temps de souffler. Mais le pire est à venir pour eux.

Slayer

Slayer

En effet, Slayer se prépare à monter sur la scène Apollo devant un public fort garni. Tout le monde s’est massé devant les barrières et les vigiles doivent augmenter leurs effectifs pour garantir la sécurité des photographes dans le pit et celles des spectateurs. La fumée recouvre toute la scène lorsque Tom Araya (basse, chant) s’avance vers nous, suivi de ses acolytes Kerry King (guitare) et Gary Holt (guitare). Le frontman assure des parties de chant impeccables (contrairement à ces dernières années où le bassiste semblait en difficulté à ce niveau-là) tout au long du concert. Derrière les fûts, Paul Bostaph (ex-Testament) remplace un Dave Lombardo exilé et il faut reconnaître que même si Bostaph est un excellent batteur, il n’égale pas le maître de la double-pédale. Sans doute à cause d’un manque de préparation, le batteur commettra plusieurs erreurs. Malgré cela, la prestation livrée par les Américains est de haute volée, même si la guitare de Gary Holt est un poil sous mixée. En fin de set, le groupe livrera un bel hommage au défunt Jeff Hanneman en présentant un immense backdrop aux couleurs de Heineken, marque fétiche du guitariste. Si le groupe a réalisé un très bon concert, il reste à savoir s’il survivra à l’épreuve du studio sans son compositeur principal.

Korn

Korn

Avant-dernier groupe de la soirée, Korn démarre son set à 22h30. Les Américains disposent d’un excellent son, très puissant et donnant de l’ampleur à la voix de Jonathan Davis. Le groupe nous sert ses hymnes les uns après les autres et provoque l’hystérie dans la fosse. Les slams se comptent par dizaine, ainsi que les pogos. Les Californiens jouent des titres tous plus fédérateurs les uns que les autres (« Dead Bodies Everywhere », « Blind », « Coming Undone », « Got The Life ») et quittent les planches sous une pluie d’applaudissements. Assurément l’un des meilleurs concerts du festival.

La soirée se termine par Limp Bizkit. Programmer un groupe de Rapcore sur un festival à tendance plus Metal surprend énormément. Cependant, le public fait preuve d’ouverture d’esprit car les festivaliers se massent devant la scène Apollo. Le groupe se présente sous un bon jour en interprétant ses classiques avec beaucoup d’énergie. Les Floridiens se feront plaisir durant deux heures et donneront également beaucoup de joie aux spectateurs car ces derniers récompenseront le groupe par un tonnerre d’applaudissements.

Cette première journée est terminée et nous auront déjà pu avoir du très lourd. Il est maintenant temps de retourner au camping prendre un peu de repos afin d’affronter la dernière journée.

Jour 2 – Dimanche 9 juin 2013

Nous nous réveillons sous un déluge d’eau en ce matin du 9 juin. Fort heureusement, la pluie s’arrête et le ciel se dégage timidement jusqu’à laisser un grand espace bleu au-dessus du site. Après avoir remballé notre matériel de camping, Elovite et votre serviteur repartent dans la fosse aux lions.

Voodoo Six

Voodoo Six

Juste le temps de saluer les confrères photographes que les Voodoo Six arrivent sur scène. Officiant sur la scène Saturn, les Hard Rockers vont littéralement mettre le feu. Contrairement à la veille, le début du festival dispose d’un bon son, nous permettant de profiter du set de Voodoo Six. Les musiciens sont au top et nous font passer un excellent moment. Un groupe à surveiller ! Une entrée en matière des plus réussie pour cette deuxième journée.

Retournons auprès de la scène principale pour voir Hacktivist. Si la formation britannique est en grande forme et se donne à fond, leur Djent Rock ne plait que très moyennement. La faute à une programmation maladroite. En effet, Hacktivist aurait plus bénéficié de jouer la veille avec Korn et Bring Me The Horizon, plutôt qu’après Voodoo Six et avant Ghost. Résultat, le groupe joue devant un public clairsemé et indifférent. Bien que la présence de deux chanteurs dynamise les compositions, la sauce ne prend pas vraiment.

Ghost

Ghost

Heureusement, le groupe suivant va permettre aux spectateurs d’entrer en communion avec sa musique. En effet, les prêtres satanistes de Ghost s’apprêtent à célébrer une messe noire devant nous. Si les costumes et maquillages arborés par les membres du groupe et surtout son chanteur Papa Emeritus II peuvent surprendre, le Doom Metal des Suédois s’avère délicieusement addicitif. Une fois entrés dans le concept visuel et musical, il nous est difficile d’en sortir. Les morceaux s’enchainent sans temps mort et Ghost parvient à rassembler une foule de fidèles. Papa Emeritus II joue avec la foule et chante très juste, bien épaulé pas ses lieutenants, les « Nameless Ghouls« . Une excellente performance dotée d’un très bon mixage qui atteindra son apogée avec le sublime « Monstrance Clock ». Une belle découverte pour ma part.

Mastodon

Mastodon

Les Américains de Mastodon prennent place sur Apollo. À première vue, beaucoup de festivaliers ont fait le déplacement pour eux. Parlant peu mais jouant beaucoup, les Américains jouent un set très bon et sont servis par un très bon mixage, donnant beaucoup d’ampleur à leur Sludge personnel. Le succès grandissant du groupe est prouvé une fois de plus avec la vague d’applaudissements.

Le groupe multinational DragonForce s’installe sur Saturn et va nous faire tournoyer dans l’espace avec sa musique complexe. À peine les premières notes de « Fury Of The Storm »

Dragonforce

Dragonforce

sont-elles jouées que le public se déchaine sur les barrières. Les slammers arrivent en nombre et la sécurité doit redoubler d’efforts pour contenir les fans surexcités. Les musiciens, très concentrés sur leurs partitions, montrent une belle cohésion entre eux. Aucun membre n’est seul dans son coin et de larges sourires sont visibles sur les visages de chacun d’entre eux. DragonForce nous donne une véritable leçon de jeu et les spectateurs n’en perdent pas une miette. Très applaudit, le super groupe quitte la scène, ravi de sa performance.

Epica

Epica

Stone Sour monte sur la scène Apollo avec Corey Taylor en tête. Le chanteur de Slipknot prend l’air avec son second groupe et va nous faire passer un très bon moment. Le Metal Alternatif de Stone Sour remporte un beau succès puisque la grande majorité des festivaliers acclament la formation de Corey Taylor et James Root (guitare). Prestation dynamique et interprétation impeccable.

L’après-midi touche bientôt à sa fin quand Epica s’installe sur la scène Saturn. La chanteuse Simone Simons donne certainement son dernier concert avant son accouchement, qui ne saurais tarder vu la rondeur de son ventre. La vocaliste semble être dans une forme olympique et nous bercera de sa voix magnifique durant une heure. L’ambiance dans le groupe est au beau fixe, chaque musicien s’éclatant avec son voisin. Epica livre un excellent concert et Simone ne cessera de nous remercier, dans un bon français, pour notre soutien.

Après la sensibilité d’Epica, voici le Thrash Metal tranchant de Megadeth. La formation de Dave Mustaine se fait un peu désirer en diffusant une intro visuelle un peu longue. Le logo du groupe

Dave Mustaine (Megadeth)

Dave Mustaine (Megadeth)

s’affiche sur l’écran géant d’Apollo avec une animation en 3D puis le groupe entame son set avec « Trust », étonnamment placé en ouverture mais qui fonctionne très bien, avant de lancer le furieux et très technique « Hangar 18 ». Megadeth a fêté l’an dernier les 20 ans de son album « Countdown To Extinction » et nous ressert aujourd’hui quelques titres issus de ce superbe opus. Ainsi, nous aurons droit non seulement à la chanson titre, rarement jouée, mais aussi à « Sweating Bullets » et l’hymne « Symphony Of Destruction ». Sortie du nouvel album oblige, nous pourrons entendre « Kingmaker  » et « Super Collider » qui passent assez bien le test du live, sans pour autant soulever la foule. Pour le reste, la setlist reste classique avec les monumentaux « À tout le monde » et « Peace Sells ». Un très bon concert de MegaDave et sa troupe avec une mention spéciale à Shawn Drover, royal avec son jeu de batterie.

Children Of Bodom

Children Of Bodom

Dernier groupe venu du froid, Children Of Bodom exécute également un set remarquable de bout en bout. Le virtuose Alexi Laiho, très bavard, prouve une fois de plus sa dextérité avec une six-cordes. Évertuant sans cesse le public a faire des circle-pits, le Finlandais aux doigts volants nous assommera à coups de soli tous plus difficiles les uns que les autres. Ses lieutenants ne sont pas en reste puisqu’ils réalisent également une prestation sans fautes. Un jeu puissant et carré, un chant juste et énervé, Children Of Bodom chauffe parfaitement bien la foule avant la tête d’affiche.

Nous y sommes. Le groupe pour lequel les 55 000 spectateurs sont venus. L’institution anglaise Iron Maiden va bientôt débouler sur les planches de la scène Apollo, transfigurée par le décor impressionnant inspiré de la pochette de « Seventh Son Of A Seventh Son ». La scène est entièrement bleue et blanche, comme si un immense glacier avait pris place devant nous. Les fans hardcore sont massés dans les premiers rangs et la sécurité veille au grain. À 20h50, les lumières s’éteignent et l’intro de « Moonchild » retentit dans les enceintes. Lentement, les panneaux du fond disparaissent pour laisser la place à l’imposant kit du batteur Nicko McBrain, peint entièrement en bleu et blanc. Un pattern martial retentit et soudainement, les effets pyrotechniques s’activent à l’arrivée de Bruce Dickinson (chant) et Steve Harris (basse), suivis de près par les guitaristes Adrian Smith, Dave Murray et Jannick Gers. Les Anglais sont au top de leur forme, Bruce sautant tel un cabri sur la passerelle tandis que Jannick Gers, fidèle à lui-même, multiplie les poses et coups de pied en l’air. Le son global est excellent, bien qu’il change en fonction de l’endroit où l’on se place et le vent n’arrange pas les choses. Malgré tout, les guitares disposent d’un bon mixage et la basse de Steve Harris claque terriblement bien. Le public est aux anges et hurle autant qu’il le peut. Le groupe enchaine très vite avec « Can I Play With Madness », toujours aussi efficace, puis nous fait la surprise d’interpréter le rare « The Prisonner », tiré de l’album « The Number Of The Beast ». Bruce s’exprimera aux festivaliers dans un très bon français (malgré quelques erreurs mais bon, n’étant pas sûr de parler aussi bien en anglais, je ne le blâmerai pas) pour introduire le magnifique « Afraid To Shoot Strangers ». Encore une rareté, Iron Maiden nous gâte ! Le titre « The Trooper » permettra au chanteur de revêtir l’ancien uniforme militaire des Britanniques puis nous surprendra une nouvelle fois avec « Phantom Of The Opera », impeccablement chanté. Au niveau scénique, le staff du groupe sort le grand jeu puisque nous avons droit à des backdrops magnifiques qui reprennent les pochettes des singles parus à l’époque, revus avec le concept de Seventh Son. La pyrotechnie est elle aussi superbe avec de multiples jets de SONISPHERE-20130608-016flammes (attention à tes bras, Bruce !) et quelques explosions. Les spectateurs sont à fond sur chaque titre et plus particulièrement pendant « Run To The Hills », classique absolu de la formation anglaise. Le gros morceau du concert arrive avec l’excellent « Seventh Son of a Seventh Son ». Alternant passages lourds et pesant avec des passages très calmes voire mystiques, ce titre donne toute son ampleur sur scène. Une véritable réussite ! Eddie sort de son trou durant la chanson « Iron Maiden », faisant hurler les fans et le groupe sort le grand jeu durant « Fear Of The Dark ». Le rappel débutera par le célèbre discours de Winston Churchill lors de la bataille d’Angleterre, introduisant ainsi le rapide « Aces High ». Même après deux heures de spectacle, Bruce Dickinson a encore assez d’énergie pour sauter dans tous les sens et courir le long de la scène, tout en chantant avec justesse. Le clou du spectacle sera « Running Free » et son intermède joué par Steve Harris, permettant à Bruce de nous présenter ses amis. Iron Maiden nous quitte en nous laissant des étoiles plein les yeux, avec un souvenir impérissable. Le temps de nous saluer une dernière fois puis le groupe sort de la scène sous les applaudissements nourris du public. Mais le festival n’est pas encore fini !

Airbourne

Airbourne

Pour conclure cette édition 2013, c’est Airbourne qui hérite de cette tâche. Passer après le monstre Iron Maiden n’est pas la meilleure des conditions pour les Australiens. En effet, nous redoutions que la grande majorité des festivaliers quittent le site après avoir vu les Anglais mais, heureusement pour la formation australienne, il en est rien. Airbourne débute son set avec le furieux « Ready To Rock » en version revue et corrigée. Le chanteur-guitariste Joel O’Keeffe est, comme à son habitude, remonté à bloc tout comme Justin Street (basse) et David Roads (guitare rythmique). Constamment en mouvement, il devient même difficile de les photographier correctement tant ces Australiens ont la bougeotte. En plus du son très bon, le quatuor fait le show et les hits s’enchainent à 200 km/h ! « Diamond In The Rough », « Raise The Flag », « Too Much Too Young Too Fast » retournent le public qui slamme à tout va. Le puissant « Runnin’ Wild » fait des ravages dans la fosse et Joel nous fera une courte démonstration de son talent de soliste durant « Cheap Wine & Cheaper Women ». Airbourne a récemment sorti son troisième album studio et par conséquent, nous aurons droit à plusieurs titres de cet opus. Ainsi, les singles « Live It Up », « Black Dog Barking » et « Back In The Game » passent sans aucun problème l’épreuve du live, avec un beau succès pour « Live It Up » justement. Groupe taillé pour la scène, Airbourne aura parfaitement réussi son passage au Sonisphere, même après la grosse machine Iron Maiden.

La troisième édition française du Sonisphere s’achève ainsi, dans la frénésie la plus complète. Maintenant, il faut parvenir à quitter la ville en se frayant un chemin parmi tous les festivaliers nous imitant. Le chemin du retour se fera sans encombre malgré une grosse fatigue (24 heures sans dormir, tu m’étonne que je sois crevé !). Elovite a obtenu ses interviews qu’il ne manquera pas de vous faire partager prochainement, du moins s’il se remet du festival.

SONISPHERE-20130608-014Une très belle affiche et une organisation qui s’est quand même améliorée, bien qu’il reste des points négatifs à corriger (manque de points d’eau, nature du terrain pas idéale pour un tel événement, pas d’indications claires pour accéder au site et au camping – on tourne en rond pour trouver sa destination -, accès laborieux pour les médias et timing très limite pour les photographes à l’ouverture du festival). Rome ne s’est pas faite en un jour comme on dit et il faudra le temps pour que l’organisation du Sonisphere égale celle du Hellfest.

Merci aux groupes qui sont venus, merci et félicitations à Nous Prod pour avoir organisé et géré ce festival, mention spéciale à la Sécurité qui aura fait un travail remarquable durant ces deux jours pour que tout se passe sans accrocs. Et surtout, merci à tous les festivaliers !

 

Kouni

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