Après un long périple, me voici rendu dans la belle petite ville de Mons en Belgique. Durant les trois prochains jours, cet endroit d’ordinaire calme va accueillir pour la 4ème fois le festival du PPM du 12 au 14 avril. Ce sont quelques belles journées qui nous attendent dans cette magnifique salle du Lotto Mons Expo.

À notre entrée, nous découvrons une immense pièce dans laquelle vont se dérouler des moments inoubliables. Deux scènes ont été installées face à face de sorte à ce que tout le public ne loupe aucun passage de groupe.

Le festival va donc pouvoir commencer.

JOUR 1

(Vendredi 12 Avril 2013)

Pour cette première journée, les organisateurs du PPM ont mis le paquet pour que le public se déplace. Et au vu du monde, cela fonctionne car Belges, Français, Hollandais, Allemands, Anglais… ont fait le voyage soit pour la journée, soit pour les trois jours du festival. Sans oublier le fait que nous finirons la soirée avec Avantasia, le projet de mister Tobias Sammet.

Mais pour l’instant, nous n’en sommes qu’au début.

C’est donc à 17h30 que la formation belge Fireforce ouvre le festival. Dommage pour ce groupe envoyant un power métal avec des passages entre le heavy et le speed que le public ne soit pas en totalité présent. Mais bon, mis à part ce petit point noir, cela n’empêche pas le groupe de balancer la sauce avec les titres de son album « March On » ce qui ravit déjà les personnes présentes pour cette sublime prestation. De plus, c’est aussi pour nous le moyen de nous faire une idée de la qualité du son de la scène Oméga. Une superbe découverte et ouverture pour cette 4ème édition.

IMG_1842 IMG_1860 IMG_1880 IMG_1886 IMG_1907 IMG_1896

Après quelques minutes de repos, nous nous déplaçons vers la deuxième scène Alpha qui accueillera pour cette première journée les Français de Vital Breath, les Norvégiens de Divided Multitude ainsi que les Italiens de DGM. Donc si vous souhaitez un aperçu de leur musique, c’est par.

Nous allons donc avoir le droit à une extrême qualité musicale. Et pour ouvrir cette scène Alpha, ce sont les Français de Vital Breath qui vont ravir le public belge et international. En effet, j’avais déjà vu la formation 1 mois et demi auparavant dans une petite salle française de Chambéry. Leur prestation avait tout bonnement été magistrale, mais là c’est une véritable claque. On sent les quatre compères transcendés et sans aucun complexe avec un public qui va les découvrir. De plus, au fur et à mesure que le set avance dans les minutes, un lien se tisse entre la formation et les spectateurs pratiquement acquis à leur cause. Tout simplement génial pour un jeune groupe n’ayant à son actif que six concerts de fournir une telle aura et dégager autant de sérénitude. C’est donc sous une pluie d’applaudissements que Vital Breath prend congé de se formidable public.

IMG_1919 IMG_1932 IMG_1938 IMG_1949

Le temps de faire un petit tour sur les merchandisings se trouvant à l’intérieur de la salle et à l’extérieur, où bien sûr est aussi installé un camion friterie. Et oui, il serait idiot de venir en Belgique sans profiter de bonnes et succulentes frites. Voici maintenant l’heure de Drakkar.

Tiens, nous allons avoir droit à un bateau !! Eh bien non. Nous n’aurons pas non plus droit à du pagan, bien que si on s’attarde sur le nom de la formation belge, cela aurait pu être le cas. Mais absolument pas, le groupe Drakkar aurait plutôt tendance à tirer sur le heavy/speed aux influences très nettes à la Iron Maiden avec des petites touches de Metallica et Helloween. C’est donc toujours avec un son de qualité quasi parfaite que les Belges, composés de trois guitaristes, un bassiste, un batteur et un chanteur, déversent sur le Lotto Mons Expo une musique énergique et efficace qui fait d’eux la grosse surprise de ce vendredi, pour ma part.

IMG_1967 IMG_1971 IMG_1978 IMG_1991 IMG_2008

Le set de Drakkar à peine fini, nous voilà repartis sur la scène Alpha pour le premier groupe nordique du festival, Divided Multitude. Alors là, c’est changement de style et rythme assuré. En effet, après être parti sur des bases rapides avec les trois formations précédentes, voilà que les Norvégiens proposent aux spectateurs du PPM une musique mélodieuse et posée. Pour cause, le groupe évolue dans un métal progressif bien à eux, sans pour autant avoir inventé beaucoup de choses dans ce style. C’est donc peut-être le groupe moins accrocheur sur l’affiche de cette première journée qui n’en reste pas moins très bon techniquement. Il est 20h quand Divided Multitude finit son set et là nous pouvons ressentir tout le poids de cette première journée.

IMG_2035 IMG_2038 IMG_2054 IMG_2056

Encore trois groupe pour finir la soirée. C’est Max Pie le groupe belge et la formation à Tony (le patron du PPM) qui ouvre la soirée. Le groupe propose un style entre le progressif, le hard rock et le heavy, ce qui n’est pas chose aisée de mélanger. Ceci dit, les Belges font preuve d’une spectaculaire technicité et il n’y a pas grand-chose à dire sur leur musique. À part que c’est ce que l‘on attend de ce genre de style et Max Pie le fait à la perfection.

IMG_2095 IMG_2102 IMG_2103 IMG_2126 IMG_2152

C’est maintenant l’heure de DGM mais pour ma part, après m’être fait offrir le pass VIP, il sera temps pour moi de tester le restaurant de l’espace VIP et son bar.

Quelques minutes plus tard, voici l’heure du groupe de la soirée Avantasia et son meneur Tobias Sammet. Imaginez l’extase que l’on ressent devant un paysage majestueux. Et bien là c’est encore mieux.  Des lumières splendides et un son à vous couper le souffle envahissent la salle du Lotto Mons Expo. Voilà toute la magie du métal opéra avec une ambiance montante de minutes en minutes. C’est donc toute la beauté de cet instant qui transforme la salle de façon magique. Tobias, tout au long des 2h30 de set, nous présente cinq invités de marques comme le chanteur de Magnum Bob Catley, la chanteuse Amanda Somerville ou encore Michael Kiske, l’ancien chanteur de Helloween. Rendez-vous compte de cette superbe réunion de chanteurs aussi formidables que ceux-ci. Comment ne pas être ému devant un tel spectacle. Cependant, malgré le fait que tout soit calé à la perfection et peut-être un peu trop à mon goût, on sent un Tobias Sammet un peu effacé et moins libéré que dans la formation Edguy. Peut-être est-ce dû au fait qu’il porte sur ses épaules le poids de quelque chose d’important, même s’il arrive à sortir des petites vannes pour faire rire le spectateur envoûté par cette magie. C’est donc après 2h30 de show gigantesque que Avantasia nous quitte pour de nouvelles contrées.

Une première journée de très bonne qualité avec des groupes surprenants qui se libèrent grâce à ces grandes scènes et d’autres qui continuent leur travail comme ils savent le faire.

JOUR 2

(Samedi 13 Avril 2013)

Après une bonne nuit de sommeil, il est temps pour le public de regagner le Lotto Mons Expo. C’est donc 11h35 quand le premier groupe s’apprête à se lancer dans la fosse aux « lions » de la journée qui risque d’être haute en couleurs puisque des groupes comme Rotting Christ, Stratovarius et Behemot font leur arrêt pour cette 2ème journée du festival. Autant dire que cela promet.

Allez, c’est parti pour 14h de musique et aujourd’hui le lancement de ce deuxième jour se fera par la formation belge Dyscordia. Le groupe joue une musique entre le heavy et le power avec des pointes de métal progressif. Des riffs puissants sortent la salle de son lourd silence matinal et offrent déjà une joie intense au peu de spectateurs présents. Dommage, car la formation se défend très bien et nous offre une entame de très bonne qualité avec un dynamisme à toute épreuve réveillant le public encore légèrement endormi. C’est après une demi-heure de set que le groupe nous laisse songeurs et heureux de cette surprise.

IMG_2158 IMG_2169 IMG_2174 IMG_2193 IMG_2197 IMG_2198

C’est maintenant au tour de Aktarum d’ouvrir la scène Alpha mais là, vous allez très vite vous rendre compte que nous entrons dans un monde très différent. En effet, nous entrons dans un monde sombre et pesant avec la musique des Belges. Car si le premier groupe était bien dans la lignée du power/prog, avec cette seconde formation, nous nous retrouvons expulsés entre le death et le black. Autant dire que les avis sont partagés faces à cette musique brutale. Cependant, un son parfait et des lumières rendent ce côté nébuleux encore plus présent. Vous l’aurez compris, il s’agit d’un groupe à voir dans des conditions peut-être plus adéquates ainsi qu’avec un public plus adapté, même si au vu de la journée et de sa tête d’affiche, de nombreux spectateurs sont attirés par ce genre musical.

IMG_2219 IMG_2229 IMG_2230 IMG_2259 IMG_2261

Histoire de rester dans la même famille, je voudrais les Croates d’Infernal Tenebra. Ah, justement c’est le prochain groupe. Nous allons donc voir ce que donne la formation Death/Black sur scène. Mais contrairement à Aktarum où l’on pouvait sentir une véritable recherche de mélodie, là, on a plus la sensation que les titres sont bâclés. De plus, même si le côté positif de ce groupe est la capacité de son chanteur à allier voix claire et grave, il est très dommage de ne pas entendre les guitares qui doivent sûrement donner de l’air aux morceaux d’Infernal Tenebra. De même, quand on écoute bien la batterie, le volume est trop fort et la double pédale est un peu trop présente à mon goût, gâchant complètement la musique des Croates. C’est donc sur une prestation en demi-teinte que nous partons faire un tour pour prendre l’air, tout en se disant qu’il faudra leur donner une deuxième chance pour se faire une idée claire de leur niveau de jeu.

IMG_2278 IMG_2292

Après trois groupes bien violents pour débuter la journée, il est temps de changer de domaine de compétence musical avec les Américains de Seven Kingdoms et leur chanteuse Sabrina Valentine. En effet, contrairement aux groupes précédents, la formation américaine évolue dans un heavy power aéré. De plus, il faut bien l’avouer, avoir une chanteuse sur scène ne gâche rien car la belle et douce vocaliste nous caresse les oreilles de façon agréable comme le chant d’un rossignol. Mais si Sabrina Valentine est en forme aujourd’hui, les musiciens qui l’accompagnent ne font pas dans la dentelle en ce début d’après-midi. En effet, les américains jouent à 300 à l’heure, enchainant riffs tranchants et solos de guitares énormes ainsi que breaks de batterie puissants et efficaces. C’est donc sur cette base que le groupe nous offre une demi-heure d’énergie de leur soleil de Miami.

IMG_2301 IMG_2309 IMG_2311 IMG_2333 IMG_2340 IMG_2358

Encore quelques minutes d’attente avant de découvrir les Italiens d’EmpYrios et leur heavy prog. Petit retour sur l’histoire pour ceux qui ne le saurait pas : le groupe a été formé en 2001 par le guitariste Simone Mularoni (pas ex DGM puisque que le monsieur évolue dans les deux formations, c’est donc en famille que Simone Mularoni c’est déplacé). Bref, un petit tour rapide sur leur musique qui ressemble plus à du heavy prog qu’à du métal progressif « pur ». Mais ce n’est que mon avis. Cependant, les deux types de voix dont se servent Silvio Mancini (chant clair) et Simone « Sym » Bertozzi (chant grave) collent parfaitement avec ce style musical et instrumental. Cependant, si techniquement la formation est carrée et que tout va pour le mieux sur scène, je dois reconnaître mon scepticisme et au vu des réactions du public, il m’est avis que c’est soit on accroche soit on n’accroche pas.

IMG_2362

C’est maintenant, l’heure d’Astra. Pour tout vous dire, je n’ai qu’une peur : qu’il s’agisse de la formation de rock psychédélique vue en octobre dernier. À peine la formation débute t-elle son set que je m’aperçois très vite que cet Astra n’a rien à voir avec l’autre groupe. Ouf !! Nous sommes sauvés. Écoutons un peu ce que nous propose la formation italienne, oui encore me direz-vous, mais autant rester dans le monde de la pizza. Astra nous propose un son entre le hard rock et le heavy métal assez étrange. De plus, cela aurait sûrement pu passer si la sensation que le couple clavier/guitare (même musicien) ne sert absolument à rien et ne dégage pas l’effet souhaité, tout comme la basse que si finalement n’aurait pas été là, ça aurait été pareil. Et du côté chant c’est le même constat. Ok, la voix est parfaitement ajustée mais on a l’impression par sa posture que le chanteur sort tout droit d’un défilé de mode. En plus, il dégage tellement d’aura qu’il occulte tout le reste de la musique. Un groupe vraiment étrange, peut-être à revoir pour se faire une deuxième idée.

Après deux groupes à revoir, c’est maintenant l’heure des Danois de Manticora et de leur heavy speed power. En effet, tout va plus vite au niveau instrumental avec des riffs et des solos de guitare gérés à la perfection par Kristian Larsen et Martin Arendal, des guitaristes totalement hors pairs. Une batterie criant de douleur sous les frappes de Mads Volf ainsi qu’un bassiste déchainé au plus haut point. Tous les éléments sont là pour nous faire vivre un splendide moment. La musique de Manticora fuse de part et d’autre de la salle, nous donnant l’impression de voler et de nous rapprocher un peu plus du firmament. Car avec leur style vif et énergique, les Danois ne font pas dans la dentelle et mettent tout en œuvre pour épuiser littéralement le public. C’est donc 40 minutes de pur bonheur que nous avons vécu en présence de Manticora .

IMG_2430 IMG_2438 IMG_2447 IMG_2459

17h20, ça y est , nous allons enfin pouvoir nous délecter de la musique des Grecs de Rotting Christ. Pour ma part, ce ne sera juste le temps de prendre les photos, car je dois partir en espace Presse dans quelques minutes. Mais très franchement, je ne vois pas grand-chose à dire sur le thrash énergique et entrainant des Athéniens. Car la formation nous offre de beaux morceaux mélodieux et puissants. De plus, on sent une osmose dans ce groupe ,permettant à chaque membre d’avoir sa place sans se faire marcher dessus. Ce qui renforce ce sentiment de devoir accompli quand on entend la musique de Rotting Christ.

IMG_2489 IMG_2497 IMG_2518

Suite à un petit tour en espace presse où l’on me dit de revenir dans 40 minutes, j’ai juste le temps d’assister aux deux premières chansons des Israéliens d’Orphaned Land. C’est donc avec un début explosif que le groupe démarre le set sans faire de chichi. De plus, si comme moi on oublie qu’ils sont Israéliens, le chanteur est vite là pour nous le rappeler avec sa toge. Si cela ne suffit pas, les influences de la musique arabe dont ce sert Orphaned Land dans sa musique ne peut que nous mettre la puce à l’oreille. Un mélange entre le métal et la musique orientale parfaitement maîtrisé. Et dire que demain nous aurons Myrath. Il est donc temps pour moi de repartir à nouveau.

IMG_2526 IMG_2535 IMG_2545

De retour pour Amaranthe, le groupe que les Lyonnais et moi-même avons vu il y a quelques jours de cela, s’est donc arrêté en Belgique pour le PPM. Déjà, à ce moment la formation Suédo-Danoise ne m’avait pas laissé une grande et merveilleuse impression. Il est vrai que leur musique va droit au but. Mais trop d’influence tue l’influence, rendant la musique du groupe dans ce que l’on pourrait classifier de « commercial ». C’est dommage, car à trop vouloir en faire, on tue le genre musical dans lequel on se lance. De plus, trois voix c’est légèrement trop avec Elize Ryd, Jake E et Andy Solveström dont un avec un look rappeur. Non ça ne passe pas, même s’il faut l’avouer la petite Elize Ryd apporte beaucoup grâce à sa présence féminine mais c’est tout. Car que ce soit au chant ou du côté instrumental, on ne sent pas un véritable style propre à la formation mais plutôt de nombreuses influences mises bout à bout. Encore une prestation étrange qui laisse le spectateur sur sa faim.

IMG_2561 IMG_2563 IMG_2567 IMG_2572 IMG_2575 IMG_2577 IMG_2598 IMG_2599

Voilà un des moments les plus attendu, Alestorm et sa musique pirate. Je ne pense pas que ce soit la peine de faire très long pour ce groupe. Mais si vous n’avez jamais écouté les Écossais, prière de le faire tout de suite sous réserve de mourir inculte. En effet, Alestorm et son folk métal pirate sont tout simplement détonnant. Des mélodies et des chants faciles à retenir qui s’incrustent dans votre tête pour ne plus jamais en ressortir. C’est énervant à la fin mais c’est génial pour faire la fête, d’ailleurs les écossais ont trouvé une belle phrase pour entrainer le public dans leur délire : «Let’s Go pirates ! ». Une fois que cela est dit, c’est parti pour une heure de folie furieuse folklorique. Car la formation joue tellement propre et juste que le public n’attend même pas de faire ce qu’on lui demande pour faire les choses bien, comme avec ce rameur géant quand la moitié du public s’assoira et ramera dans le vide. Awesome. Ou alors ce wall of death géant qui ravira pleinement le public. Et enfin « Rum », un des titres phares qui clôturera de façon magistrale les 60 excellentes minutes vécues en présence d’Alestorm.

IMG_2629 IMG_2638 IMG_2645

Dernière ligne droite de la soirée. Plus que deux groupes, à commencer par les Finlandais de Stratovarius. Tout comme sa prestation à Lyon (France) il y a quelques jours, les titres proposés par les Finlandais n’ont aucune envolée spectaculaire. C’est dommage, car sur album c’est très bon, mais là c’est plat et ça tourne en rond. L’explication est facile : techniquement très bon, le groupe ne sort pas des sentiers battus, ce qui rend leur power métal sans envergure et sans intérêt.  Bref, passons à Behemot.

IMG_2694 IMG_2709 IMG_2714 IMG_2722 IMG_2745 IMG_2759 IMG_2772

N’étant déjà pas forcément fan de ce genre musique à la base, je dois vous avouer que les questions fusent : « pourquoi mettre Behemot en tête d’affiche ce samedi soir ? Surtout dans un festival à tendance power et progressif métal ». Ma question reste en suspens. Quand Behemot fait son entrée, c’est avec un maquillage morbide faisant carrément flipper pour les personnes se trouvant face à face avec eux. Cependant, si le style ne correspond pas forcément à la majorité du public, on ne peut dénigrer que dans ce qu’ils font, il n’y a rien à dire. Une musique sombre, froide et glauque donnant des frissons à chaque âme présente ici, ainsi qu’un Nergal au chant en ultra grande forme. Mais pour moi, trop de black tue le black. Je vous dis donc bonne nuit et à demain.

IMG_2799 IMG_2803 IMG_2805 IMG_2821 IMG_2828 IMG_2842 IMG_2869

Une deuxième journée sympa avec de très bons groupes et d’autres sûrement à revoir dans de plus petit contexte.

JOUR 3

(Dimanche 14 Avril 2013)

C’est parti pour la dernière journée et en ce jour du Seigneur, nous n’allons pas être au bout de nos surprises.

Il est 11h35 quand Hellcity ouvre la troisième et dernière journée de ce festival. La formation produit un heavy métal tout ce qu’il y a de plus classique, autant dire efficace et puissant avec aux commandes une superbe voix féminine à la Doro, Liv Jagrell… Une musique d’une efficacité à toute épreuve qui est ma foi fort agréable. Une très bonne entrée en matière pour ce dimanche.

IMG_2886 IMG_2893 IMG_2910 IMG_2918

Tournons nous maintenant pour l’ouverture de la scène avec Sun Caged qui ne fera pas l’unanimité au sein du public. Il faut dire que passer du heavy traditionnel à du métal progressif, la chute est dure, surtout quand on sait ce qui passe derrière et la puissance de Shadowside. Cela mérite un petit tour à l’extérieur, histoire de prendre l’air et d’écouter la fin du set de Sun Caged pour apprécier leur son, posé plus agréablement que dans une immense salle.

IMG_2939 IMG_2944 IMG_2950 IMG_2953 IMG_2957

Nous voici maintenant regroupés pour assister au set des Brésiliens de Shadowside. Tout comme Hellcity, le groupe évolue lui aussi dans un style heavy traditionnel avec cependant quelques pointes de thrash, histoire de rendre leur musique encore plus tranchante. Des riffs et solos de guitares totalement énormes envahissent le Lotto Mons Expo et si vous sortez à peine du lit, ça réveille mieux qu’un café. De plus, Dani Nolden n’a absolument pas à rougir de sa prestation puisque la reprise de « Aces Of Spades » (Motörhead) est toujours aussi efficace, comparé à Paris. Pas la peine de vous dire que si vous aimez ce genre de petit bout de femme comme Doro Pesch, Liv Jagrell, Nitta Vänskä, Noora Louhimo… et bien avec Dani Nolden et Shadowside vous êtes servis.

On change à nouveau de catégorie et l’on retourne du côté du métal progressif. Mais cette fois, c’est encore un groupe italien qui s’y colle : Solisia. Après DGM (vendredi) et EmpYrios (samedi), on peut dire que nos amis transalpins sont à la fête en Belgique. Tant qu’à faire, si nous restions avec une chanteuse quitte à commencer la journée sous le signe du féminisme. Cependant cette fois, avec Solisia ne vous attendez pas une voix « brute », mais plutôt douce et lyrique pour les oreilles des spectateurs accompagnés d’un jeu instrumental entre Stratovarius et Helloween.  Une musique très efficace et mélodieuse amenant parfaitement la suite de la journée et mettant un terme à la partie féminine du festival.

IMG_2975 IMG_2977 IMG_2986 IMG_2988 IMG_2992 IMG_3002 IMG_3004

Si nous devions classer les groupes vus sur tout le weekend en fonction de l’intensité de la claque prise et bien les Tunisiens de Myrath seraient très loin en première place sur le podium. En effet, à peine le premier titre parti, leur musique métal oriental prend le dessus et donne envie de bouger. Messieurs, si votre dame est dans les parages, n’hésitez pas à l’embarquer sur la puissance et la douceur de Myrath. Car grâce au mélange des deux genres opposés, nous sommes sûrement en présence d’un groupe unique au monde. Alors, si vous ne connaissez pas, jetez-y une oreille mais attention, vous risquez de devenir accro. Mais vous ne pourrez pas dire que vous n’avez pas été prévenu.

IMG_3026 IMG_3034 IMG_3044 IMG_3058 IMG_3070 IMG_3071

Pour ce troisième jour, les organisateurs du PPM offrent aux Belges et aux Français présents les Grenoblois de Nightmare. Tout est tellement parfait sans accro qu’il n’ y a rien à dire. Un son et des lumières excellent donnent l’impression de pouvoir s’évader d’une prison si nous étions enfermés. De plus, on sent que les Grenoblois sont à l’aise et heureux de jouer face à ce public acquis à leur cause, ce qui n’est pas forcément le cas en France.  En effet, à chaque appel de Joe Amore, le public en masse répond présent sans se faire prier. Quel bonheur cela doit-être de jouer face à des spectateurs de cette trempe. Les solos de guitare, que ce soit ceux de Mathieu Asselberghs ou ceux de Franck Milleliri, pleuvent de toutes parts de la salle, arrosant le public au passage. Si cela ne suffit pas à ravir les personnes présentes, l’efficacité de David Amore derrière sa batterie et la ténacité de Yves Campion avec sa basse sont là pour mettre le feu aux poudres. C’est donc 40 minutes de pur bonheur que nous offre Nightmare sur cette scène Alpha.

IMG_3087 IMG_3097 IMG_3124 IMG_3130 IMG_3161 IMG_3176

Devant me rendre dans quelques instants en espace presse pour une interview, je n’aurais assisté qu’à trois titres de TANK. Ce groupe de la scène british correspondant au mouvement NWOBHM est parfaitement dans la lignée des groupes tels que Saxon, Iron Maiden et j’en passe. Cependant, il doit aussi être le moins connu de tous. C’est dommage car le groupe fait preuve d’un professionnalisme et d’une telle envie que nous avons l’impression qu’ils jouent pour la première fois.

IMG_3186 IMG_3204 IMG_3236 IMG_3261 IMG_3269 IMG_3272

N’étant pas disponible pour Circus Maximus, je vous laisserais découvrir par vous-même. (ici)

Après les Grecs de Rotting Christ, voici maintenant Firewind. Dès le départ, le groupe envoie la foudre de Zeus sur le public avec un heavy power ultra énergique ainsi que des riffs de guitares montant beaucoup dans les aigus. Ce qui permet aux spectateurs d’entrer d’emblée dans leur et de se mettre dans le bain de Firewind. Un jeu de scène énorme démontrant que le groupe est soudé et que chaque entité n’est pas seule, mais plusieurs. C’est tout simplement superbe, car ce n’est pas souvent que l’on peut ressentir cela chez un groupe, même chez les grands. C’est donc un plaisir d’assister à la performance musicale des Grecs de Firewind.

IMG_3293 IMG_3296 IMG_3313 IMG_3314 IMG_3330

Plus que quatre groupes avant la fin de ce marathon scénique. Pour commencer cette dernière ligne droite, c’est avec Turisas. Tout comme Alestorm (samedi) si vous n’avez jamais vu Turisas sur scène, allez-y sans hésiter. Car si sur album c’est excellent, il n’y a aucun mot pour décrire ce qui se passe sur scène. En effet, Turisas (même si ce n’est pas le cas) donne l’impression d’une réunion de groupe de potes se lâchant au maximum sur scène pour se plaisir et pour que le public fasse la fête. « It’s just Awesome ». Il est donc totalement impossible de ne pas être scotché devant une telle dose de vivacité et d’énergie. Alors si vous ne connaissez pas, ne vous inquiétez pas vous découvrirez forcément un jour.

IMG_3378 IMG_3392 IMG_3424 IMG_3443 IMG_3463

L’heure tant attendue de mister Kai Hansen and Co est arrivée. C’est donc avec joie, malgré le fait de les avoir vu à Paris en début de semaine que j’attends ce moment avec impatience. D’entrée les Allemands de Gamma Ray envoie la sauce avec « Anywhere In The Galaxy » et déjà l’ambiance dans la salle monte d’un palier face à l’énergie que renvoie les Allemands. Des solos de mister Kai Hansen superbes enveloppent cette salle immense qu’est le Lotto Mons Expo et font vibrer nos entrailles jusqu’à les faire exploser. On sent le groupe en forme et motivé par ce public belge présent en masse pour eux et Helloween dans quelques heures. Cependant, gros point noir qui gâchera énormément le set : les lumières passant en continu du rouge, jaune au vert, donnant un effet pas terrible au niveau visuel pour le spectateur, tandis qu’à côté de cela le son est de super qualité. Mais bon à part ceci, une prestation excellente laissant des images magiques dans les yeux .

IMG_3493 IMG_3497 IMG_3524 IMG_3536 IMG_3539 IMG_3572

Encore un groupe avant Helloween et il faudra passer par Queensrÿche. Les Américains produisent une musique rythmée et rapide que se soit à la guitare, à la basse ou à la batterie, donnant des envolées instrumentales de toute beauté. De plus, une voix magique frôlant le mur du son dans les aigus, d’une qualité à faire exploser un verre donne encore plus d’envergure à la musique de Queensrÿrche. Cependant si le groupe est très bon, il est dommage de se retrouver entre Gamma Ray et Helloween pour finir ce dimanche soir. En effet, on sent une certaine lassitude dans le regard des spectateurs et beaucoup seront même restés du côté de la scène Oméga, attendant patiemment Helloween. C’est dommage pour les Américains que le public pense plus au dernier groupe de ce weekend, ou alors aurait-il fallu les mettre en tête d’affiche à la place de Behemot.

IMG_3626 IMG_3629 IMG_3639 IMG_3647 IMG_3650 IMG_3662 IMG_3686

Ah !! Helloween et dire que dans 1h30 le PPM 2013 sera fini. C’est donc avec une petite boule au ventre que nous nous apprêtons à vivre ces derniers instants belges. Et si nous pensions avoir tout vu, et bien comment dire, la claque la plus grosse de ces trois journées va arriver devant nous. En effet, d’entrée les lumières s’activent au travers des mailles du filet de guerre laissant monter la puissante intro « Wanna Be God » dans le Lotto Mons Expo. D’un coup, le filet tombe, laissant apparaître le fabuleux décor de guerre des Allemands. Nous sommes partis pour 1h30 de tsunami, ce qui va finir de nous achever. C’est donc avec « Nabataea » que la terre tremble et que la grosse vague déferlante arrive pour nous submerger de riffs royaux et de solos dignes des combats de gladiateurs. Et que dire d’Andi Deris et sa voix transperçante qui nous réchauffe le corps sur des titres comme « Are You Metal ? » ou « If I Could Fly ». Des moments magiques donnent à ce dernier concert une fin grandiose. Alors quand l’heure du rappel arrive après « Dr Stein », l’arrivée des Allemands accompagnés de Kai Hansen déchaine le public, car le duo est simplement pire que de la nitroglycérine. Mais il reste un titre et pas des moindres car c’est  avec « I Want Out » et l’arrivée entière de Gamma ray que nous aurons le droit à une fin en apothéose.

IMG_3698 IMG_3714 IMG_3719 IMG_3724 IMG_3739 IMG_3747 IMG_3752 IMG_3753 IMG_3755 IMG_3758 IMG_3760 IMG_3761 IMG_3773 IMG_3781 IMG_3782

C’est donc avec un final somptueux sur Helloween que la 4ème édition du PPM prend fin et laisse sortir le public le sourire aux lèvres. Nous aurons vécu des moments inoubliables et fait des découvertes de groupes terribles. Une organisation de rêve malgré le monde présent. Bravo à toute l’équipe du PPM pour votre accueil chaleureux et pour votre festival. À l’année prochaine !

ELOVITE

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s