Gnô – Crass Palace

Publié: 21 avril 2013 par Noisyness dans Chroniques Albums
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crass-palacegenre: rock/metal                    ©2013

Dans la famille « personnage au lourd CV qui a marqué le paysage metal français », on demande Christophe Godin. À l’instar d’Arno Strobl (Carnival In Coal, 6:33&Arno Strobl), notre ami guitariste à la barbichette blanche emploie sa folie au service d’une musique sans barrières, que ce soit au sein de Mörgbl ou de Gnô, dont le nouvel album Crass Palace vient de sortir chez SendTheWoodMusic il y a quelques jours. Combien existe-il de groupes aujourd’hui capables de pondre des morceaux authentiques avec juste une batterie, une basse et une gratte ? Trop peu. L’ère du rock et du metal où l’harmonie entre ces trois instruments et le chant est devenue si complexe qu’il est souvent difficile de pouvoir profiter à 100% de ce que les artistes ont à donner (ce qui ne veut pas dire que la musique contemporaine ne vaut plus rien, loin de là), si bien que lorsqu’un groupe revient aux principes même de ce qu’est une vraie formation musicale, on ne peut que sauter au plafond.

C’est ce qui se passe lorsqu’on écoute Gnô, car si le trio composé de Gaby Vegh (basse/chant), Christophe Godin (guitare/chant) et Julien « Peter Puke » Rousset ne révolutionne rien, il se sert dans les pots les plus prestigieux pour pondre un metal alternatif extrêmement accrocheur et bien ficelé. Il a fait partie des premières formations françaises avec entre autres, les regrettés Watcha, à mettre un gros son de basse en avant dès Trash Deluxe (2001) afin de mettre un maximum l’accent sur le groove. Aujourd’hui, le son est plus énorme que jamais (merci Lôrand Couvert) et met extrêmement bien en valeur des morceaux faisant globalement référence à Kings’X depuis Dogman (1994) pour les refrains chantés en chœur, le groove et les mélodies imparables (bien que nos trois amis n’aient pas autant de charisme vocal que Doug Pinnick ou Ty Tabor). Mais aussi au nü-metal (KoRn sur « The Scarvenger », Hed.pe sur « The Doll ») ou Soundgarden (« All Life Has Left », « Don’t Waste Your Time ») pour les riffs sortis tout droit des 90’s. Hormis la reprise d' »Eleanor Rigby » des Beatles dont on préfère par exemple la version de Godhead, pas un morceau à foutre de côté tant l’album tient la route tout en faisant preuve d’un minimum de diversité. Ça en devient presque frustrant pour quelqu’un dont la passion est de présenter les qualités et les défauts d’un disque de manière subjective.

Rien de décevant, toujours plus percutant, il n’y a pas trente-six façons de décrire ce nouvel album de Gnô. Ce dernier est du genre à faire de l’ombre aux autres sorties du moment sur la platine et c’est finalement à ça qu’on reconnait la valeur d’un grand disque : le plaisir. Crass Palace est un des petits bijoux « made in France » de cette année 2013 et n’est pas encore sélectionné pour être le banc de touche. Remarquable.

Noisyness.

À défaut de pouvoir fournir un extrait de Crass Palace, voici la page Facebook du groupe où vous trouverez une bandpage : http://www.facebook.com/Gno.music
Album également en écoute sur Spotify : 

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