Order Of 315 – Near-Birth Experience

Publié: 5 décembre 2012 par Noisyness dans Chroniques Albums

order_of_315_n-b-e_coverGenre: groove metal                 ©2012

Dans l’immense puits de surprises que représente le monde du Metal, il existe quatre catégories: les groupes originaux et inspirés, les groupes peu originaux mais très inspirés, les groupes originaux mais très peu inspirés et les autres. Évidemment dit comme ça, « les autres » n’a aucun sens mais à force de tomber sur des albums qui nous mettent le cul entre deux chaises, on finit par les ranger ensemble. Il n’y en a pas tant que ça d’ailleurs mais aujourd’hui, les Parisiens d’Order Of 315 sont parvenus, très certainement à leur insu, à torturer l’esprit d’un auditeur (jouons un peu à « Devine qui? ») avec un premier album, Near-Birth Experience, produit par le saint-patron des ingénieurs du son danois, M. Flemming Rasmussen, la personne -sans vouloir le répéter une énième fois- responsable du son de Master of Puppets de Vous-Savez-Qui. Sauf qu’au lieu d’atteindre la perfection du plus grand album de metal de tous les temps (ce n’est pas subjectif), le son de Near-Birth Experience souffre de sa surproduction. Le mixage met en avant une guitare six cordes sous-accordée dont il est difficile d’en cerner les riffs de Klaus K. Kersey, néanmoins ce qui peut choquer aux premières écoutes peut se transformer en une touche d’originalité pas spécialement tonitruante mais pas non plus réfutable.

En fait c’est plutôt simple à comprendre, Order Of 315 n’appartient à aucun genre et rassemble des idées issues d’univers différents. Parfois trop groove pour être du metalcore, parfois trop hard pour être sludge, bref on essaye pendant des jours de cerner une musique assez peu commune pour finalement lâcher l’affaire et prendre le groupe tel qu’il est. Il ne reste après ça que ce que l’on juge agréable, à savoir ce petit côté Machine Head (« In Memory Of ») ou Slayer époque Diabolus In Musica avec plus de guitares (« S.A »,  « Mr. Brainwash »). Les deux premiers titres, « Enemies Wait Inside » et « Dogs That Lick, Dogs That Bite », aussi étranges soient-ils sont finalement ceux qui restent à l’esprit. Malgré un chant clair approximatif, Edgar apporte le pep’s nécessaire pour rester concentré, et parvient à montrer l’étendue de son registre sur la pseudo-ballade « Underwood ».

Imprégnée de groove, la musique d’Order Of 315 me rappelle celle des trop peu connus Hertz & Silence, combo actif à la fin des 90’s, désigné alors comme le « Pantera français ». Un choix particulier en ce qui concerne le son de guitare, beaucoup plus gras que gratifiant, ceci dit rien n’est alarmant puisque les structures tiennent la route et les mélodies arrivent à se glisser ici et là. Un album qui mérite qu’on s’y intéresse pour, musicalement parlant, son absence de prise de position.

Noisyness.

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