Motörhead + Anthrax + Diaries Of A Hero au Zénith de Paris le 21/11/2012

Publié: 27 novembre 2012 par Noisyness dans Lives Reports

Paris, de tout temps notre belle capitale française a accueilli des groupes de la scène métal mondiale. C’est donc en cette fin d’année 2012 que le public parisien s’apprête à assister à une des plus grosses affiches annoncées en cette fin du monde. En effet en ce mercredi 21 novembre, la production Gérard Drouot a vu grand même très grand, car elle sert au public un coheadlining magnifique entre Motörhead et Anthrax. Car ce sont 2 monstres de la scène Trash Métal internationale qui sont réunis à Paris ce soir. Mais comme une surprise ne vient jamais seule. Gérard Drouot Prod et le Zénith de Paris vont nous rajouter un très beau cadeau, un groupe sorti de nulle part, Diaries Of A Hero. Vous l’aurez compris, en cette soirée de novembre, nous aurons le droit non-pas à 2, mais 3 groupes, c’est juste le bonheur.

Diaries Of A Hero

En hors-d’œuvre, nous allons avoir le droit au groupe Diaries Of A Hero. Ce groupe londonien composé de 4 musiciens a été spécialement rajouté sur la tournée européenne de Motörhead et Anthrax. Avant même de commencer « paf » un problème d’ampli survient, mais il faut reconnaître qu’il faut du cran pour ouvrir avant ces 2 piliers de la scène thrash. Les jeunes Britanniques tentent leur chance crânement et à voir les têtes des premiers rangs qui commencent à bouger, là il marque de nombreux points. Il faut dire que d’après leur page Facebook, ils ont été nominés parmi « Best British Band Of The Year », mais ça, nous ne le savions pas. Les Britanniques jouent un Thrash Heavy énergique et direct. Un son de très bonne qualité pour accompagner leur show ainsi qu’une ambiance scénique parfaite. Les riffs fusent dans tous les sens de manière superbe. Au moment de changer de guitare, Carlo (chant/guitare) nous annonce qu’ils vont nous laisser le temps de récupérer le bon matériel, mais qu’une surprise nous attend. Exact, c’est sous une pluie torrentielle de frappes que le batteur Leonard nous lâche un solo de batterie magnifique pour faire patienter le public parisien. Quand ses compères reviennent sur scène, leur set reprend de plus belle avec toujours ce même entrain et tonicité de début. Quand DOAH finit de jouer environ 20 minutes plus tard, c’est un public ébahi qui les applaudit, car la prestation aura été de taille.

Setlist:

Anthrax

Si pour le premier groupe, nous avions eu un peu de places, ce ne sera pas le cas pour Anthrax, car les mouvements de foule sont réputés dans les concerts pour les noms attendus. Eh Bien ! Ce soir, nous ne dérogerons pas à la règle. À peine, le rideau de fond laisse apparaître « Anthrax » que le public scande le nom du groupe. Voici maintenant l’heure du plat principal. Déjà, que nous nous sommes régalés avec l’entrée, la suite du menu promet d’être excellente. Dès qu’Anthrax fait son apparition sur la scène du Zénith, la chaleur de leur musique nous submerge et les premiers slams font leurs apparitions. Les Américains sont toujours aussi toniques comme s’ils avaient encore 20 ans. C’est un véritable plaisir pour le public de les voir jouer à un tel niveau. Les riffs fusent de part et d’autre de la scène, les solos des deux guitaristes étant juste formidables. Ainsi la sensation d’être lâché dans le Colisée de Rome tel des gladiateurs prêts à combattre arrive et la ferveur du public se fait de plus en plus grande. Le chanteur Joey Belladonna est heureux et donne l’impression de se produire pour la première fois devant un public. De plus, ils ont tous le sourire, c’est cool de voir ça, car quand la musique est bonne et que tout est calé techniquement la magie d’une salle fait le reste. A la batterie, la double pédale dévastatrice et les breaks ravageurs de Charlie Bernante remplissent de bonheur les Français venus en nombre pour cette belle date. De plus, juste après 3 chansons, le public est déjà à 300 %. Alors quand le titre « Antisocial » tombe, d’un coup les « antisocial, you’re antisocial» sont repris en chœur par le Zénith de Paris et là nous
monterons tous au 7ème  ciel pour ne jamais redescendre. Quand les New-Yorkais nous abandonnent après un jeu musical technique de très haut niveau, nous avons des images plein la tête. Vivement la suite !!!!

Motörhead

Au moment où les roadies préparent la scène pour Mr Lemmy and Co, déjà le public chante « Lemmy, Lemmy », car nous avons encore faim de belle musique. Car maintenant nous allons avoir le dessert de servi. Génial !!! Les lumières s’éteignent et Mikkey prend place derrière son énorme batterie. Puis Lemmy et Phil se placent sur l’immense scène du Zénith. Juste avant d’envoyer la première salve Mr Kilmister, comme a son habitude, nous sort un «We Are Motörhead». C’est un peu sa marque de fabrique au cas où quelqu’un ne saurait pas qui ils sont. On rentre maintenant dans le vif du sujet avec le titre « I Know how to die » et le son dur et vif des Anglais retenti dans le cette belle salle. Oui, car le trio ne fait pas dans la finesse des chansons directes sans chichi allant droit au but. D’ailleurs tout bon fan de métal qui se respecte sait que les Britanniques font parti des groupes qui jouent le plus fort. En effet, ça déménage et ça file à toute vitesse, les solos de Phil Campbell sont propres, nets et nous donne une véritable leçon (comme à chaque fois). Chaque coup de baguettes, du monstrueux Mikkey, fait trembler les premiers rangs de la fosse et les gradins alors, imaginez quand il fait parler la double pédale. Là on n’en parle même pas. Le public déjà au 7ème ciel continu de grimper et nous atteindrons vite le nirvana. Lemmy le sent et d’ailleurs, il parlera souvent et se déplacera de quelques pas régulièrement (pour les avoir vus à plusieurs reprises, c’est une première pour moi). Alors si Mr Kilmister n’est pas forcément au mieux de sa voix d’antan, le fait qu’on le sente heureux effacera cette gêne.  De plus, les chansons se suivent à l’allure d’un TGV, si bien que nous arrivons trop vite au rappel et là nous aurons le droit au fameux «We are Motorhead and We play fucking Rock N Roll» juste avant de lancer « Overkill » qui finira de nous projeter au firmament.

Nous quittons la salle du Zénith peu à peu et les sourires affichés sur les visages prouvent que tout le monde a passé une agréable soirée. Nous avons eu le droit à une super découverte de taille avec Diaries Of A Hero et le reste du show aura été juste titanesque. Merci à Gérard Drouot pour ce concert fabuleux qui restera marqué dans les mémoires.

Setlist:

Elovite et Noisyness.

commentaires
  1. fabien dit :

    un putain de concert heavy rock !!!

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