Kreator + Morbid Angel + Nile + Fueled By Fire au Transbordeur (Villeurbanne) le 12/11/12

Publié: 16 novembre 2012 par elovite666 dans Lives Reports

Cela faisait longtemps, que nous n’avions pas eu le droit à une véritable grosse soirée Thrash/Death dans nos salles lyonnaises. Du moins, au plus loin que nos esprits se le rappellent. C’est donc au Transbordeur que va se dérouler, en cette soirée du 12 Novembre 2012, une « tuerie » monumentale. Car aujourd’hui nous avons pour nous, la pointure du Thrash allemand Kreator. Ainsi que ceux qui font peut être partie de ce qui se fait de mieux sur la scène outre atlantique Morbid Angel, Nile et Fueled By Fire. Alors Imaginez-vous des dates comme celle-là, elles ne sont pas à louper car il ne doit y en avoir qu’une en une décennie.

Fueled By Fire

C’est à 18h15, c’est à dire pile poil à l’heure que My Reference Events nous l’avait annoncé, que Fueled By Fire débarque sur la scène du Transbordeur devant une salle à moitié pleine car vu l’horaire beaucoup de monde n’est pas encore arrivé. Eh oui, des personnes travaillent, faut bien. Malgré tout ça n’empêche pas les Américains d’être déchaînés et de jouer juste. Même si le groupe est très jeune par rapport au reste de l’affiche, on sent déjà une maturité technique très élevée, si bien que par moment on aurait tendance à entendre du Iron Maiden  dans certain de leur solos (enfin ce n’est que mon point de vue). Mais franchement, ce groupe, qui fête à peine ses 10 ans, est totalement bluffant comme le jeune guitariste Chris Monroy tout simplement exceptionnel. Le chanteur Rick Angel est quasiment parfait vocalement et la rythmique assurée par Anthony Vasquez et Carlos Gutierrez au top.  Dommage que leur set n’ait duré que 30 minutes, car nous en aurions bien pris encore. Il est très rafraîchissant de voir un groupe de première partie si jeune d’un tel niveau de professionnalisme scénique et musical.

Nile

15 minutes, plus tard c’est au tour de Nile de rentrer sur scène mais contrairement à Fueled By Fire que beaucoup ont loupé, le public est quasiment à 100% présent. Les Américains fêteront leurs 20 ans l’année prochaine donc cela ressemble beaucoup à un baroud d’essai pour tester le public français et européen. Dès les premières notes de Nile, leur Death envahit la salle et les premiers pogos font leur apparition, je dis bien les premiers car  peu se forment mais les têtes headbanguent de plus en plus. On sent le public encore entrain de s’échauffer mentalement pour la suite des hostilités. Par contre le groupe est au taquet. Comme le démontre les frappes du batteur George Kollias parfaites techniquement ainsi que la double pédale qui nous rappelle bien le bon gros Death Brutal que représente Nile. La violence se ressent au travers de leur jeu ainsi que dans le chant de Karl Sanders, rajouter à cela un public déchaîné sur la fin du set. Vous pouvez alors imaginer ce que Nile donne en live. Ce fût juste 45 minutes de pur bonheur et de beauté musicale. Encore !

Morbid Angel

Là, changement de décor, le fond de scène nous laisse découvrir un Mordib Angel sur une toile magnifique éclairée de jaune et de rouge. Quand le groupe arrive sur scène, l’ambiance monte d’un cran et déjà le public scande « morbid angel, morbid angel ».  Ce géant du Death américain arpente les scènes depuis près de 30 ans, respect. Cependant leur dernier album est plutôt à tendance Thrash Death avec des riffs plus recherchés et cela se ressent sur le jeu de scène ainsi que dans le chant. En effet, le niveau technique  des deux guitaristes est tel que l’ont ne sait plus où donner des oreilles, tellement leurs solos sont splendides. David Vincent le chanteur bassiste est juste formidable par le charisme qu’il dégage (ce qui peut même faire penser au monstre Lemmy de Motörhead). Car des bassistes chanteurs de ces envergures il n’y en a pas beaucoup. Et bien sûr, il manque quelqu’un, car pour que tout soit aussi carré scéniquement, il faut bien un Tim Yeung à la batterie pour cadrer tout ce petit monde. En plus, d’être « mortelles » les lumières étant excellentes sont un régal pour les spectateurs et les photographes car nous nous en donnerons à cœur joie. Les Américains s’arrêtent après 1h15 de jeu et nous laissent sur notre faim. Cependant, ce fût un set de très très haut niveau. On peut dire que pour l’instant la soirée est formidable après ces 3 groupes. Un public pour l’instant heureux, et des pogos qui seront arrivés en masse sur Morbid Angel.  De plus, tout est minuté comme un coucou de façon à ce que les groupes ne prennent aucun retard.

Setlist :

Immortal Rites

Fall From Grace

Rapture

Pain Divine

Maze Of Torment

Existo Vulgor’e

Nevermore

Lord Of All Fevers

Chapel of Ghouls

Qawn Of The Angry

Where The Slime

Bil Ur Sag

God Of Emptiness

World Of Shit

Bon maintenant plus qu’à attendre, petit tour au bar car c’est la première fois que je vois la salle se vider autant entre chaque groupe. Mais ceci est sûrement dû au fait du temps d’attente. Seules les personnes du premier rang restent accrochées à la barrière.

Kreator

Enfin après 30 minutes, nous constatons (pour les personnes qui étaient au bar) qu’un rideau blanc  est sur le devant de la scène « tiens on va avoir le droit au ciné » alors à votre avis ? … Eh bien oui, l’intro sera en musique avec une belle vidéo. Et déjà on entend « Kreator, Kreator » clamé par le public comme un seul homme. D’un coup, le rideau tombe et d’entrée les allemands de Kreator donnent le ton en lançant la première chanson « Phantom Antichrist » tiré de leur dernier opus du même nom. Les douces notes de ce bon trash nous mettent dans un état second. Les musiciens sont énergiques et ils pourraient partir pour 3h de concert sans problème. Parfait techniquement et avec un son calé à la perfection, on distingue toute les parties instrumentales et le chant très clairement. Les lumières choisies sans front stage sont parfaitement dans l’ambiance des titres choisis ainsi qu’avec le décor de l’album Phantom Antichrist. Chaque chanson prend une dimension de plus en plus énorme et le public est aux anges. D’ailleurs Miland « Mill » Petrozza est complètement sur-déchaîné et nous sortira des « kill,kill » a tout va. Il nous demandera d’effectuer des  circles pit à plusieurs reprises et un gros mosh pit, car il veut  le plus de « violence » possible. Juste avant la fin, un de ses roadies lui apporte un drapeau de Kreator qu’il brandit comme les porteurs pendant l’ouverture des Jeux Olympiques. Il nous remerciera alors car nous sommes un public formidable, déjanté et que pour eux il aimerait un dernier circle pit. Ce qui sera effectué rapidement dès le début de la dernière chanson « Tormentor ». Nous aurons le droit à un passage acoustique magnifique émouvant pour l’intro de « United In Hate » qui nous submergera totalement. Enfin, quand la fin du show arrive nous sortons heureux.

Setlist :

    1. Personal Jesus

(Johnny Cash song)

    1. Mars Mantra
    1. The Patriarch

Non vraiment, si une soirée était à ne pas rater c’était celle-ci. Car nous n’avions jamais eu un concert d’une aussi bonne qualité du début à la fin avec co-headlining d’anthologie entre Kreator et Morbid Angel, ainsi qu’un Nile déchaîné et une première partie digne de ces 3 grands noms du Trash/Death. Je tiens à dire bravo à l’équipe de sécurité pour le boulot énorme qu’ils ont effectué au niveau des slameurs. Bien sûr, Félicitation à toute l’équipe de My Reference Events pour ce  concert de très haut niveau.

Elovite

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